Monday, September 04, 2006

ISRAEL-LEBANON WAR SUMMER 2006 - BLOCUS


Le blocus israélien au Liban...
Une extension sournoise et avilissante de la guerre!

Semaine du 4-10 septembre 2006


Le blocus-siège terrestre, aérien et maritime imposé par Israël depuis plus d'un mois et demi constitue selon Kofi Annan ''une atteinte à la souveraineté du Liban''. Dans les faits, plus qu'une atteinte à la souveraineté, il s'agit d'une extension sournoise et avilissante de la guerre - laquelle ne se réduit nullement aux combats armés. Un blocus équivaut à une prison. Du néerlandais blokhuis, il consiste à empêcher un pays, une région ou tout autre entité, de communiquer avec l'extérieur. Aucun individu Libanais n'a le droit de se déplacer sans l'aval d'Israël. Aucune marchandise ne peut être exportée ou importée sans le consentement israélien. Ces actions 'humiliantes' pour certains, mais à mon avis inacceptables, injustes et qui constituent des crimes de guerres à l'encontre du peuple Libanais, ont pour but de faire plier le Liban à la volonté de celui qui impose le blocus - Israël. Certes, les parlementaires Libanais font un sit-in depuis le samedi - 10 députés assurant la relève chaque jour-, dénonçant cette situation intenable; le gouvernement Libanais intensifie ses contacts avec les Nations Unies et des puissances régionales et internationales afin d'y mettre fin... Malheureusement, ce n'est que peine perdue à ce jour, ou du moins, les fruits de toutes ces protestations, critiques et luttes n'ont pas encore apparu. La guerre se poursuit - je l'affirmais déjà avant le 12 juillet 2006 et l'affirme encore-, et rien ne semble déserrer son étau... À moins que la culture de la guerre en ses variations multiformes soit déconstruite en faveur d'une culture de la paix et de la convivialité. Je ne nie pas le jeu des pouvoirs régionaux et internationaux, mais les Libanais-es ont une part de responsabilité à assumer dans cette déconstruction-construction. Une responsabilité d'assurer la transmission de la mémoire de la guerre (ne pas oublier pour ne pas y retomber): les récents combats ont généré 15 milliards de dollars en pertes directes et indirectes, ont détruit ou endommagé 130 000 habitations, 630 Km de routes furent rayées de la carte, 145 ponts et bretelles furent démolis, 900 usines et commerces éliminés... et plus de 1200 personnes qui ne pourront pas témoigner de la catastrophe car massacrées... ensevelies... Et il y a les autres guerres qui ne sont pas achevées, avec leurs lots de morts, de blessés-ées, de destructions, d'identités meurtries et meurtrières... Le couteau est constamment retourné dans la plaie... Une plaie béante, que les règlements de comptes et les querelles internes ne font qu'aggrandir. "S’il n’y est pas mis rapidement un terme, si les guerres intestines sont appelées à succéder aux guerres externes, les chemins de l’exode, de l’exil ne se refermeront plus jamais.Dans une, deux ou trois décennies, le Liban d’hier, le Liban d’aujourd’hui ne serait alors plus. Il céderait place à un État uniforme, monochrome ayant perdu son unicité, sa spécificité. Une victoire offerte à Israël sur un plateau d’argent…" (Nagib AOUN, OJ, 4 septembre 2006).
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4 septembre 2006:
JOYEUX ANNIVERSAIRE À MA SOEUR MICHÈLE!
J'aurais aimé fêté avec toi, et nos parents, dans un Liban en paix...
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Et Bonne fête de travail à tous mes amis-es montréalais-es et québécois-es!
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IMPORTANTE NOUVELLE !!!
7 septembre 2006:
A 18h, heure de Beyrouth, le blocus va enfin être levé - du moins, le blocus aérien!
Les efforts tous azimuts ont porté leurs fruits.
"Les efforts déployés par le Premier ministre, Fouad Siniora, et son gouvernement ainsi que par le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, et tous les pays qui les ont aidés n’ont pas été vains : Israël a enfin été contraint hier de lever le blocus innommable auquel il a soumis toute la population libanaise depuis le début de la guerre, le 12 juillet, c’est-à-dire durant près de deux mois. Le gouvernement Olmert a annoncé en effet sa décision de lever le blocus aujourd’hui à 18h locales, peu avant que Beyrouth n’annonce avoir officiellement adressé à l’ONU une demande à l’Allemagne pour qu’elle prenne la tête de l’opération de surveillance des côtes libanaises, qui sera assurée entre-temps par Paris, Athènes et Rome. À 18 heures, ce soir, le Liban ne sera donc plus coupé du monde, comme cela a été le cas durant les sept dernières semaines. Signe d’ailleurs que le blocus commençait déjà, avant même sa levée, à faire partie du passé, un avion d’une filiale de la British Airways s’est posé hier sur le tarmac de l’AIB, alors même que plusieurs autres compagnies aériennes annonçaient leur intention de reprendre demain leurs vols à destination de Beyrouth.De son escale madrilène, Kofi Annan a exprimé sa satisfaction à la suite de la levée du blocus, estimant qu’il continuerait à œuvrer d’arrache-pied pour que l’ensemble de la résolution 1701 soit appliquée, tandis qu’à Beyrouth, le ministre Ghazi Aridi rendait hommage à « l’intransigeance » du Liban. C’est dans ce contexte que Beyrouth sera le théâtre, dans les prochains jours, d’un ballet politico-diplomatique important, puisque sont attendus aujourd’hui les chefs de la diplomatie allemande et russe Frank-Walter Steinmeier et Sergueï Lavrov, et surtout, lundi, le Premier ministre britannique Tony Blair" (OJ, 7 septembre 2006).
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9 septembre 2006: le blocus maritime est enfin levé!
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ARTICLES ET TÉMOIGNAGES
Israel to lift 8-week old blockade today
Aridi says pressure leveled against jewish state forced end to siege
Compiled by Daily Star staff
Thursday, September 07, 2006
Israel said Wednesday it would lift an eight-week-old air and sea blockade of Lebanon at 1500 GMT Thursday, handing over control to international forces. Lebanese Information Minister Ghazi Aridi confirmed the move, saying "Lebanon's steadfast position" and "pressures" brought to bear on Israel had tipped the decision for the blockade, in force since July 13, to be lifted from Thursday evening.
A statement from the Israeli Premier's Office said Ehud Olmert had been told by US Secretary of State Condoleezza Rice and UN Secretary General Kofi Annan that "international forces are ready to take over control posts over the sea ports and airports of Lebanon."
"Thus it was agreed that tomorrow [Thursday]) at 6 p.m. Israel will leave the control positions over the ports in conjunction with the entry of the international forces," a statement from Olmert's office said.
German experts were to arrive at Beirut's airport later Wednesday, the statement said.
German naval forces are also expected to arrive within two weeks to deploy on the Lebanese coast. Until the German forces arrive, Italian, French, British and Greek troops will carry out their task, the statement said.
Annan had said earlier in Ankara he was hopeful the blockade would be lifted within 36-48 hours.
Lebanese Foreign Minister Fawzi Salloukh said earlier on Wednesday his country would break the blockade by force if it is not lifted in 48 hours.
"We will wait for the 48 hours given by Kofi Annan, and if the situation is resolved, we will thank him," Salloukh told journalists on the sidelines of an Arab foreign ministers meeting in Cairo.
"If it is not, the Lebanese government will take the necessary measures and we will break the blockade with all our might," he added.
He also said the two Israeli soldiers held by Hizbullah would not be released unless there were talks with Israel about the exchange of Lebanese prisoners.
In a sign the end of the embargo was imminent, British Airways said it was resuming direct flights to Beirut after the British government had given assurances it would be safe to do so.
Lebanon's Middle East Airlines and Royal Jordanian began flying regularly into the capital last month, but have complied with Israel's insistence that all such flights go via Amman. Qatar Airways resumed direct flights to Beirut on Monday. Direct flights between Manama and Beirut will also resume on Saturday, carrying passengers and humanitarian aid.
The Lebanese daily newspaper L'Orient Le Jour reported Wednesday requests had also been filed from Air France and Germany's Lufthansa to resume flights to Lebanon.
In Paris, Air France said it had again begun taking reservations for flights to Beirut, hoping to resume flights from Friday.
French Foreign Minister Philippe Douste-Blazy reiterated France was ready to help monitor Lebanon's coast. "If [the Beirut government] wants us to help, we can do that," he said.
Italian Foreign Minister Massimo D'Alema said on the eve of a visit to Israel that he planned to press the Israelis for an "immediate lifting" of the air and naval blockade of Lebanon.
D'Alema said the blockade has made the deployment of UN peacekeepers in Lebanon "more difficult" and "complicates efforts at reconstruction and seems to show a persistent mistrust by Israel regarding international guarantees for its own security."
Israel also pressed for UN forces to deploy on Lebanon's border with Syria, the main conduit in the past for Hizbullah weapons supplies.
But Lebanon, whose consent is needed, has said it will only seek technical assistance.
Russian Foreign Minister Sergei Lavrov voiced support for the Beirut government's stance.
"We are inclined to support the position of Lebanese Premier Fouad Siniora, who has repeatedly said they will decide this question themselves and that at the present time the presence of UN peacekeepers on this border is not essential," he told Rossiiskaya Gazeta newspaper.
International pressure was also piling up on Damascus to commit itself to respecting Lebanon's sovereignty, help to disarm Hizbullah and support wider Middle East peace efforts.
Finnish Foreign Minister Erkki Tuomioja, whose country holds the EU presidency, said Wednesday it was Syria's choice whether to play the role of "a constructive partner or a spoiler; this will also determine the future EU relations with Syria."
"We need to be ready to engage Syria," Tuomioja said during a debate at the European Parliament in Strasbourg.
UN peacekeeping force commander Major General Alain Pellegrini told France's Europe 1 radio the truce in Lebanon remained shaky, saying: "It remains fragile as far as there is an Israeli presence in Lebanon because every incident, misunderstanding or provocation can escalate very quickly."
Pellegrini's spokesman, Alexander Ivanko, said the UN peacekeeping force had protested to Israel on Tuesday over truce violations. - Agencies
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Liban-Sud
Michel Chiha, il y a 62 ans

Le VIIe appel des évêques maronites, rendu public mercredi dernier, a consacré une mention spéciale au Liban-Sud, exhortant notamment l’État à « prendre toutes ses responsabilités en main à l’égard des habitants du Sud sinistré et à œuvrer pour son développement en y créant des projets économiques susceptibles d’enraciner les habitants dans leur terre ». Il y a 62 ans, en véritable précurseur, Michel Chiha soulignait déjà, le 1er juin 1944, dans les colonnes du quotidien «Le Jour », que « Le Liban a des obligations envers le Sud comme il en a envers la Békaa, un peu trop abandonnés », affirmant que « le Liban-Sud n’est pas assez connu, pas assez aimé », et qu’il a « longtemps souffert d’une sorte de disgrâce ». Nous reproduisons aujourd’hui cet éditorial de Michel Chiha du fait que, 62 ans plus tard, il reste d’une brûlante actualité et, à l’instar de l’appel des évêques maronites, il met plus que jamais le doigt sur la plaie.
"Le petit cours d’eau sinueux au pied des ruines de Beaufort, le Litani aux eaux vertes qu’encadre la poussée sauvage des lauriers-roses, il faut l’aller voir en cette saison. C’est de la joie qui coule dans l’étroite vallée odorante. Et sur la montagne nue se dresse, comme aux jours d’autrefois, le vieux château ou seulement son ombre. L’histoire dans ce pays-là est incorporée au paysage. Chaque rocher est un souvenir, chaque bourgade un royaume. L’habitant d’aujourd’hui paraît indifférent, il est vrai, à cette grandeur. Le site est plus vivant que lui. Ce n’est qu’un peu plus loin qu’on trouve, sur la montagne, dans des demeures de pierre blanche couvertes de tuiles rouges, au milieu de quelque verdure, des visages émouvants. Mais tout cela est d’une austérité barrésienne qui fait évoquer le Greco et les environs de Tolède.Le Liban-Sud n’est pas assez connu, pas assez aimé. Il a longtemps souffert d’une sorte de disgrâce. Peut-être fatigué d’un passé retentissant, il s’était de lui-même comme retiré du monde. Petit à petit, depuis mille ans, on l’avait oublié... Ce pays qui est le Liban éternel, ce prolongement de notre montagne qui conduit aux pentes douces de la Galilée, ces confins de Tyr et de Sidon où résonnent encore des pas sacrés, il faut pour bien des raisons que nous y revenions avec notre âme. Il y a là pour tous les Libanais un devoir chaque jour plus impérieux.Notre « marche » du Sud paraît chaque jour plus importante, plus vitale. Le peuplement que d’autres voudraient y faire, c’est à nous de l’entreprendre. Les orangers qu’on peut y faire pousser, c’est à nous de les aligner le long d’une côte admirable. Et avec cela, maintes cultures qui sont possibles dans ces terres si convoitées.Le Liban a des obligations envers le Sud comme il en a envers la Békaa, un peu trop abandonnés l’un et l’autre. Nous avons pourtant à tirer du sol et de la nuit, dans l’une et l’autre provinces, une masse de richesses matérielles et spirituelles.Pour l’avenir du Liban, il convient que chacun ici le sache et s’en souvienne".
Michel CHIHA1er juin 1944
(OJ, 8 septembre 2006)
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Je vous invite à visiter le site suivant de Nidal:
Loubnan ya Loubnan « ...Je signe du pseudonyme Nidal, mais je suis bel et bien Français. Pseudonyme pour protéger mes amis libanais et... moi-même. Merci de votre intérêt. »
Il y a un article intéressant: "Coup d’ةÉtat au Liban" publié le mercredi 30 août 2006.
(une gracieuseté de Katia, USA)
" Il faut, au minimum, comprendre que le Liban n’est pas attaqué en tant que moyen de toucher des intérêts syriens ou iraniens ; le Liban est attaqué en tant que Liban.Ce à quoi nous assistons est, en termes non diplomatiques, un coup d’ةtat. (19 juillet)" (...) SUITE

Monday, August 28, 2006

Pourquoi?
28 août- 3 septembre 2006


Je m'inspire ici du titre de la chronique de Nagib Aoun (OJ, 28 août 2006): "Le temps des pourquoi". En fait, y a-t-il un temps propice pour les pourquoi? Je comprends lorsque nous cherchions à survivre face à la pluie des missiles qui s'abattaient sur nous, nous nous posions rarement des questions de ce genre. Mais elles n'étaient pas absentes. Elles n'avaient pas disparu. Elles attendaient au fond de nous pour éclater au grand jour. Les pourquoi, comment, qui, quoi... Se poser et poser des questions, chercher des réponses, un sens à tout ce qui s'est passé, à tout ce qui se passe... Ces questions et bien d'autres encore que l'on pourrait insérer dans un mouvement dialectique de critique et d'autocritique, font partie des innombrables défis que les Libanais-es auront à relever, pavant ce long chemin de la construction-déconstruction-reconstruction nationale. Les donnes ont changé, et l'heure est plus que jamais aux remises en question. Des comptes à rendre? Non seulement de la part de notre gouvernement fantoche, de nos politiciens à la solde des puissances régionales et internationales, du Hezbollah, d'Israël et de ses multiples 'randonnées-opérations' meurtrières de 'nettoyage' et de 'purification' au cours des dernières décennies au Liban, de la Syrie, des États-Unis, de l'Iran, des Nations Unies, etc. Mais également, de chacun d'entre nous Libanais-es qui tentons de fuir nos responsabilités, qui rejetons la faute sur tout le monde et ne blâmons que 'les autres'. La poétesse Nadia Tuéni disait que "nous sommes tous responsables" sans aucune distinction, et elle universalisait cette responsabilité face à la guerre, à la violence, aux injustices, et tant qu'un enfant dans ce monde "meurt de faim". Fuir n'est pas la solution... Peut-être elle-est temporaire pour certains afin de survivre. Se blottir dans son coin et nier n'est en aucun cas la solution. Quelle est la solution? Je ne la connais pas. Mais je suis certaine d'une seule chose au milieu de toutes les incertitudes qui bousculent ma vie et celle de mes proches: nous voulons vivre, et non pas survivre. Vivre dignement notre humanité et en paix... Certes, nous payons un prix cher. Mais d'autres aussi payent un prix encore plus cher. Vivre, et vivre dignement son humanité n'est pas un acquis, n'est pas un fait accompli. Nous y aspirons... C'est une construction... quotidienne, individuelle, collective... face aux catalyseurs des guerres continues.
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TÉMOIGNAGES-COURRIER
Sunday August 27, 2006.
17h40 p.m.

I believe it was predestined that I journeyed to the South of Lebanon on Saturday August 28. A bizarre twist of events made it possible for me to get involved in the second half of a planned two-day trip by a group of activists I sort of became affiliated to during the latest Israeli invasion. Normally, it takes around an hour and a half to reach the village of “Khiam” but because practically all the bridges from Beirut to the South were bombarded to “death”, the road took almost three hours. The very ordinary sentence “you have to see it to believe it” made much more sense to me the further I went. Each bridge reminded me of the mighty Achilles whose heel took the shape of nothing else but an Israeli airplane bomb. The journey was filled with lots of detours, many of which were non-asphalted, created temporarily for the sake of continuity. Other detours were also fashioned because, in different places, especially when traveling from one village to another, the roads had to be cut to insure save passage to the multi million dollars ultra sophisticated Israeli tanks. I often found myself contemplating the traces of these tanks, fixing my eyes on the farthest mountain peak and getting lost in an imaginary battle between what everyone thought to be the invincible and the vulnerable savage. Nevertheless, my untamed thoughts repeatedly rested as I kept on staring at the beautiful and unfamiliar landscape that lay ahead: kilometers and kilometers of striking mountains and villages barren in some places and green in many others while in some distant spots gathered flocks of cows and goats. In my mind, it all took the shape of what I call the Lebanese “Valhalla”, a paradise from which I had to awake whenever I walked into a southern village. In fact, most of the villages I passed through had their homes partially or entirely demolished. Piles of debris were amassed here and there; however most of the roads have already been cleaned to allow more or less secure roadways throughout the scattered and devastating sceneries. While I witnessed on my way the forever gone homes and the multilingual Hezbollah “victory” slogans, I finally reached the village of “Khiam” where I took a stroll in its famous prison which was used by the Israelis before the “liberation of the South” in 2000 to detain and torture their captives. It is now a total “wreck” yet an inn place for people such as ourselves to take pictures on some Israeli tank. “Khiam” was also the place where I mostly heard about the scarcity of the electricity, the need for water tanks, the dead animals and the lost pastures and harvests; the latter being just about the only source of income of the people of the South. Nevertheless, my journey did not end in “Khiam”. One of the activists’ objectives was to visit the village of “Houla” and help its inhabitants as well as those of nearby villages in any way they can. During the 45 minutes trip to “Houla”, I could see the famous “Fatima door”, the door I have only heard of, the door that separates us from the enemy, the door that reminds us that Lebanon and Israel are two different lands no matter how far our eyes gaze and can only perceive an analogous panorama to the one I described above. Still, I was able to discern a discrepancy in that parallel scenery as the apparent order in the setting of the Jewish settlements I could easily observe differed from the apparent anarchy in the construction of the houses in the villages of the South of Lebanon. That parallelism could remind us of the invincible and the vulnerable savage, yet again it is simply misleading as we wonder about the identity of the savage regardless of might and power. We finally got into “Houla” where we ate “moujaddara” plates (lentils based) prepared the Southern way and discussed on a full belly the problems, needs and potential projects. Unwillingly, my journey had to end when the activists granted our hosts a certain amount in cash to help them in the prevention of a possible health catastrophe.


Michèle Chrabieh
Bickfaya (Lebanon)
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Bonjour Pamela,

j'éspère que tu ailles bien ainsi que tes proches et famille. Je suis très impressioné par les écrits de Michèle Chrabieh, il y a une vraie voix qui se prononce. Sans ornements, sans maquillage, ces écrits unissent questionnement, lucidité et sensibilité, justement dont en a le plus besoin dans ces moments, même si ces écrits restent des mots face à des réalités atroces, néanmoins leur valeur est d'être un vital contrepoint humain à ce verbe inhumain qui gouverne nos vies. Bravo.

Autre chose: (www.cinesoumoud.net/) voilà la page web où tu pourras trouver les courtmétrages réalisés par ces cinéastes de toutes origines en solidarité avec le peuple libanais, crées dans l'urgence, ces dernières semaines, afin de contrecarrer cet autre verbe maladif que l'on constate dans la grammaire des images officielles sur le conflit. Les films sont libres de droits pour tout usage non commercial. Le mien, qui fera partie d'un tryptique conçu et co-réalisé avec la cinéaste marocaine Farida Benlyazid, est en phase de montage. Il sera projeté dans le Festival du Court Métrage Mediterranéen de Tanger (11-16 septembre) et, bien sûr, posté très prochainement dans la page web mentionnée.

A très bientôt
Faysal A. Bentahar
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Pamela:
Merci Faysal pour le lien à un site constructif et empreint d'espoir! Je le recommande vivement à mes lecteurs-lectrices et vous souhaite tout le courage possible pour la poursuite de si belles initiatives en vue de la dénonciation des injustices-inégalités, et de la promotion de la paix et de la convivialité.
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Thursday 31 August, 2006
12:35 p.m.

On that last day of August 2006, I write for those who lived intense moments of pleasure, bliss, desire, hope and sorrow during the “July-August nightmare” Lebanon lived all over again. You might wonder who had the time or even dared to breathe such moments when we were witnessing the downfall of our nation. I say, this ought to be experienced when we are compelled to relive the terrible fractions of our childhood and of our parents’ youth and when we are forced to wish for a positive outcome even during moments of contracted peace. Unfortunately, even in and after these past horrendous hours and days some people remain self-centered and keep on apprehending life and all the mixed emotions it burgeons as if such sensations were the actual spirit we should fear. Maybe were they supposing that wellbeing and security would only be granted if intimate affairs were escaped, while sardonically we all know that such utopian conditions would hardly be established if at least our nation were at peace with itself and its neighbors? Why not get pleasure from what we can actually find especially when it is simply beautiful?

Bab Idriss
Michèle Chrabieh
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Friday September 1, 2006.
8:35 a.m.

After 43 days of combat listening to the falling bombs, watching the black fumes replacing our blue sky, witnessing the obliteration, the death, the displacement of our people and the loss of our nation’s spirit and soul, reporting to work in perilous conditions, living the scarcity of fuel, drinking with the very few remaining friends, demonstrating for peace and amusing the refugees’ children, questioning our future and observing the evacuation of our citizens, a very fragile cease-fire was presented to us and I stopped paying attention to the news apprehending the failure of this particular serenity and harmony. Nevertheless, no matter how I tried to stay away, the treacherous information chased after me and I became even more concerned and implicated in my nation’s mayhem. In fact, when we think we should only fear war, we tend to forget the consequences of this outrageous phenomenon; as the days pass by we realize that the terror of the after war is getting nearer and more hazardous by the minute. When everyday people are being wounded or getting killed by the 100,000 unexploded cluster bombs that were mostly dropped in the last 72 hours of conflict, when the air and sea blockades humiliate our nation and jeopardize its economic survival and continuity, when the solidification of our fragile peace depends greatly on the 15,000 expected peacekeepers, when the specter of lung cancer is in the mind of every citizen and when the beautiful Mediterranean sea is home to a generation of dead or harmful and maybe toxic fish, we should begin opening our eyes if we haven’t done so already.

Bab Idriss,
Michèle Chrabieh
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ANNONCES

Poètes contre la guerre!
Une soirée bénéfice à Montréal pour la coalition SAMIDOUN à Beyrouth, Liban.
MERCREDI 30 août 2006
Casa del Popolo
4873 boul St-Laurent
19h30 pile!
Tickets à lèentrée: 5-10$.
"Poètes contre la guerre!" est une soirée bénéfice multiethnique de poésie et de musique, mettant en scène 20 poètes et musiciens des communautés locales libanaises, iraniennes, irakiennes, égyptiennes, marocaines, palestiniennes, syriennes, juives, pakistanaises, anglaises et françaises.... Projection vidéo sur les événements/manifestations de solidarité avec le peuple du Liban, qui ont eu lieu à Montréal ce dernier mois, par le collectif les Lucioles.
Les poètes sont: * Fortner Anderson * Meissoon Azzaria * Salah Benlabed * Hisham Elsalfiti * Hassan el-Hadi * Ehab Lotayef * Genvieve Letarte * Norman Nawrocki * Daniele Ouanes * Bahman Sadighi * Yasser Shoukry * Hossein Sharang * Bob Silverman * Vince Tinguely et d'autres....
Tous les fonds récoltés iront au Centre de secours de Sanayeh à Beyrouth, qui fournit une aide humanitaire pour des milliers de déplacés libanais. Le centre a été initié par une coalition d'organisations locales gérée par le groupe Samidoun. http://www.samidoun.org/.
"Poètes contre la guerre!" est la réaction de poètes de Montréal face aux crimes de guerre commis contre le peuple du Liban, la guerre menée contre les Palestiniens, la situation critique en Irak et en Afghanistan, et toutes les guerres subies par les populations dans le monde. C'est aussi l'occasion de condamner la complicité du Canada dans ces agressions. A travers nos poésies, nous dénonçons le recours à la guerre comme solution au moindre conflit.
En collaboration avec Tadamon! Montréal et Les Pages Noires Productions. tadamon[at]resist.ca / http://tadamon.resist.ca/ / 514 690 8499
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Les Amis du Monde Diplomatique
Groupe de Montréalen collaboration avec la Fondation Aubin

Chers amis,
Quoi qu'il advienne à court terme de la crise libanaise, qui de nous n'est pas porté un jour ou l'autre à désespérer de quelque solution durable au Proche-Orient? Si on s'en tient aux stratégies politiques et aux événements violents dont nous informent les médias, ce découragement est facile à justifier. Mais derrière les politiciens, derrière soldats et kamikazes, de chaque côté du détestable Mur, existent des sociétés, des citoyens veillant sur leur qualité de vie et celle de leurs proches, militant pour une solution juste ou tout au moins l'espérant. Et régulièrement, certains de nos concitoyens, se rendent sur place, observent, parlent avec les gens, accèdent ainsi à une vue plus vivante et incarnée de la réalité quotidienne de cette région du monde. En mai et en juin dernier, des Québécois ont effectué des séjours tant en Palestine qu'en Israël. Trois d'entre eux vont partager avec nous ces souvenirs tout frais qui les habitent, à l'occasion de notre prochaine conférence/débat :
Retours du Proche-Orient
avec Clotilde Bertrand, Fatiha Gatre-Guemiri, André Le Corre
Animation : Wedad Antonius
Le jeudi 28 septembre, de 19heures à 21 heures 30
à la salle de réunion de la Bibliothèque Atwater
1200 Atwater, Métro Atwater
Entrée libre.
Échanges avec la salle.
Renseignements : dreault@cooptel.qc.ca
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Lebanon’s Life Blood Flows Richer Through its International Veins


Nahwa al Muwatiniya" is pleased to invite you to a session with Bahi GHUBRIL, a social entrepreneur, to talk about:

“The role of Lebanese international community in establishing and realizing The Lebanese dream”


Bahi Ghubril is one of a group of Lebanese-British nationals who began in the first few days of the war to work with humanitarian aid. With the progress and subsequent ceasefire, this group evolved into a movement that is committed to establishing Lebanon as a prosperous, stable, secular, democratic nation and a final homeland for every Lebanese citizen.


Date & Time: Monday 4 September, 2006 at 8:00pm
Place: Club 43, Gemayzé, facing Doculand (Lebanon)