Tuesday, November 20, 2007

Lebanon Independance

L'indépendance ou la dépendance du Liban?
Novembre 2007


Chers amis-es, lecteurs et lectrices,
me revoilà suite à un mois d'absence, avide d'écrire, de partager et d'échanger, mais aussi, inquiète de l'avenir du Liban.
Je m'étais éloignée du brouhaha de la politique, affairée avec Jana ma fille, née le 20 octobre. Croyez-moi, je n'ai rien manqué, vu que la situation n'a pas changé: tensions et conflits entre les politiciens, alliances éphémères, le même blabla et charabia, une diarrhée verbale qui ne semble pas avoir de remède, des mots vides de toute teneur, des promesses roulant à vide et un va-et-vient quotidien de ministres étrangers et d'ambassadeurs qui ont le culot d'affirmer leur non-ingérence dans les affaires internes du Liban, alors qu'ils ne font que dicter leurs ordres, adoptant un ton condescendant, impérialiste...
Il est évident que la faute incombe à 'nos' leaders, des pions à la solde de telle ou telle autre puissance, et également aux gouvernements étrangers qui piétinent la souveraineté et la dignité des peuples de la région Proche-Orientale, mais surtout et en premier lieu, à 'notre' mutisme face à un cortège de fous et de démons...
Pourtant, le 'nous' - le peuple -, pluriel dans ses appartenances, rêves, us et coutumes, pourrait se relever de sa torpeur, s'unir et se révolter. Qu'est-ce qui le pousse à cambrer son dos et à laisser faire une bande de poupées fantoches? Est-ce une question de quantité? Après tout, les Libanais vivant au Liban ne forment qu'un quartier dans une ville Chinoise... 4 millions... Mais la diaspora compte plus de 12 millions... Est-ce une question de diversité de visions? La diversité n'implique pas forcément la désunion. Est-ce une question de chèreté de vie? Il y a du vrai dans cette question puisque le Libanais pauvre ou de classe moyenne - lequel d'habitude constitue la force de frappe du changement, voire le pilier de toute révolution - est entraîné dans une crise économique qui ne le laisse pas respirer ou alors le pousse à quitter le pays à la recherche de quoi survivre - et non pas vivre, puisque 'vivre' devient un luxe que seule une poignée de personnes bien nanties peut se payer, et encore...
Quelle que soit la réponse, nous pourrions croire que les Libanais sont indignes de l'indépendance acquise il y a plus d'un demi-siècle suite au mandat Français - notons que le 22 novembre marque l'anniversaire de cet événement majeur dans l'histoire du pays -, ou alors qu'ils ne sont pas capables de gérer leur propre diversité et de faire leur propre lessive sans un coup de main des 'grands', ou alors qu'ils sont 'faibles' de nature, 'immatures' et 'violents'... Personnellement, je n'y crois pas. Je crois foncièrement que les Libanais en grande majorité veulent la paix entre eux et avec les autres. Mais à quel prix? À ce jour, au prix de leur vie, mais j'espère pas au prix de la vie de leurs enfants.
Je ne voudrai pas que ma fille Jana soit prise dans l'étau de la guerre. Je ne lui souhaite pas de passer par l'épreuve de la violence meurtrière qui marque l'humain au plus profond de son être. Et aujourd'hui plus que jamais, je suis déterminée à poursuivre ma lutte pour la construction de la paix et de la convivialité, pour que justement elle n'ait pas à chercher à 'survivre' comme l'ont fait et le font encore ses parents, ses grands-parents et tous ses ancêtres, mais à 'vivre'!
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Lebanon’s Independence or Worldwide Subordination
By Michele Chrabieh
Beirut, Tuesday November 20th, 2007


Lebanon’s Independence Day falls on November 22nd and the “deadline for electing a new head of state is down to its final days”. President Emile Lahoud’s term ends on November 24th and no consensus has apparently been reached between our two political factions celebrated for their legendary quality of “obedient submissiveness”. They are the March 14 (government) and the March 8 forces (opposition).
Independence is defined as “freedom from the control, influence, support, aid, or the like, of others” (http://www.dictionary.com/). But in the case of Lebanon, the Independence day is rarely discussed or even mentioned except for pointing out that it is an official holiday and a recreation day. Today, it is one of those final days in the countdown to a political vacuum or an organizing rebirth of the Phoenix.
So far, from what we have heard and seen, our so-called independence has enjoyed the semantic relation of belonging to a lower rank i.e. it has been but conditional or contingent on the US and the West’s quest for regional supremacy on the one hand, and on Iran and Syria’s on the other, “as through a natural or logical sequence”.
The following quotes in today’s issue of the “Daily Star” resume it all somehow:
"The presidential election issue is not easy to solve as it involves too many players," Sfeir told the media on Monday. "The solution is tied to the Lebanese and is linked to neighboring and faraway countries," he said. Sfeir also warned that a civil war and having two presidents "are possibilities but would be disastrous" to the country.
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Another Rotten Day in the Lebanese Paradise of Downtown Beirut.
By Michele Chrabieh
Friday November 23rd, 2007


It’s just about seven in the morning. Army tanks, security forces, check points and deadlocks make up the distinctiveness of the roads in Downtown Beirut. A panorama we have seen on quite a few occasions, a vista we get pleasure from while heading on foot to our employment since our usual parking spots turned to forbidden zones, and a spectacle our politicians have just vowed to show us all over again. They have truly decided to summon a session today but with no actual president to elect. At midnight, President Emile Lahoud’s term ends and the next step is yet to be known and has no specific time frame. We live with the tremble and apprehension of the unexpected yet surprisingly exhibit a carefree mind-set. We mechanically prepare a “primitive warlike” morning kit with, for instance, some provisions, running shoes, extra clothing and a mobile charger. In parallel, we anticipate our logistical alternatives to get to work and in due course leave it. And that with a cynical motto: “No retreat, no surrender”. “Yet no deal, no country”.

Wednesday, October 17, 2007

Third world war

Vers une troisième guerre mondiale?
Octobre 2007
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"Alors que le président Poutine avait accordé, mardi, son soutien à l’Iran, dans le cadre du sommet des États riverains de la Caspienne, le président Bush a mis en garde, hier, contre une troisième guerre mondiale au cas où Téhéran se doterait de l’arme nucléaire" (OJ, 18 oct. 2007).
Une 'belle' nouvelle qui annonce un automne chargé de promesses de guerres non seulement locales (conflit intra-Palestinien, Israéliens et Palestiniens, Israéliens et Libanais, conflits intra-Irakiens, et possibilité de conflit intra-Libanais suite aux élections présidentielles) et régionales (Turquie et Kurdes, Iran-Syrie-Israël...), mais aussi internationales (États-Unis et Russie - dossier du bouclier anti-missile -, Iran - dossier nucléaire -, etc.).
A cet effet, les médias diffusent régulièrement des allégations - souvent non confirmées - afin de créer l'impression que tel ou tel autre État, groupe ou communauté se dotent ou fabriquent en secret des armes nucléaires, préparent un attentat terroriste, etc. En fait, toutes ces annonces tonitruantes de « guerre généralisée », de « choc des civilisations » découlent de l’appétit des médias pour « l’instantané, le sensationnel » et la « sinistrose ». A ce jour, et dans la plupart des cas, il a été prouvé que ces assertions sont dénuées de fondement et il convient de les prendre pour ce qu'elles sont: un élément de plus dans le processus mondial de propagande et de désinformation.
Est-il trop tard pour faire marche arrière? Peut-être pas... Tant aux niveaux locaux qu'international! Je fais partie de ceux et celles qui espèrent encore un meilleur avenir entre les êtres humains, empreint de paix et de convivialité. Une idéaliste? Peut-être... Mais comment survivre, vivre et assurer une continuité sans idéaux et sans une multitude d'actions sur le terrain en vue de l'incarnation de ces idéaux? Dans cette perspective, on comprend bien qu'il ne suffit pas de se contenter de prédire la fin de l'humanité pour se réveiller de notre torpeur collective et pour agir, même si certaines prédictions comme celles d'Albert Einstein sont empreintes d'une forme d'humour irrésistible - rappelons ses fameuses citations: " Je ne sais pas quelles armes seront utilisées pour la troisième guerre mondiale, si elle a lieu. Mais la quatrième se réglera à coups de massues"; et "Je ne sais pas s’il y aura la troisième guerre mondiale, en tout cas, si elle a lieu, il n'y en aura pas une quatrième".
Par ailleurs, on comprend qu'il ne suffit pas de blâmer Samuel Huntington pour sa fameuse vision du "choc des civilisations". Critiquer les failles de théories ne constitue qu'une étape dans le long chemin vers une humanité pacifiée. Une autre étape, encore plus importante, est d'oeuvrer sur soi, autour de soi et avec d'autres. Pas de panique et de 'Sauve qui peut' face à l'épouvantail de la guerre! L'heure est au dur labeur en vue de la construction de ponts et de de la création de "lieux" de convivialité entre les diversités.
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Beirut on October 16th, 2007: All roads do not lead to work
By Michèle Chrabieh in Beirut
Tuesday October 16th, 2007


October 16th, 2007, a memorable date thanks to our blistered feet! A forced “rally paper” Lebanese had to go through because of one surprise session/meeting the parliamentarians decided to summon.
For security reasons the country was shut down, mainly downtown Beirut and the roads leading to it. I spent my entire morning hunting for the street that will lead to work: from home to the port, to Manara, to Hamra, to Achrafieh, to Gemmayze and finally to Mar Mikhael. Security forces were scattered around “overcrowding” all possible exits to Downtown Beirut. When asked which way to go, they could simply respond: “the road is blocked and drive till the next intersection…”, and the next intersection was yet to come!
Hundreds of cars tried to make their way through a “bewildered” traffic in search for a parking spot. I found mine in Mar Mikhael (Saint Michael), my salvation indeed together with my flip-flops i.e. my jogging shoes for the day. Walking to work was a blessing, yet a path filled with Lebanese army soldiers searching purses and checking identification papers.
Such an interesting way of making us forget the most deep rooted problems Lebanon is facing today: swearing at the traffic, concentrating on your feet, on the blisters and on the cramps you’re having!