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Wednesday, October 28, 2015

MEST Forum: Women in the UAE, Past & Present

Speakers: Dr. Saeeda Al Marzooqi and Dr. Alia Al Bawardi from The Women’s Museum in Dubai

Dr. Haitham Solh, Dr. Nadia Wardeh, Dr. Saeeda Al Marzooqi, Dr. Pamela Chrabieh, Dr. Alia Al Bawardi, Dr. Bazak Ozoral


The Middle Eastern Studies Division at AUD convened its second MEST forum of the semester titled Women in the UAE: Past and Presence. During the forum, Dr. Saeeda Al Marzooqi and Dr. Alia Al Bawardi told the story behind the Women’s Museum in Dubai, taking the audience through the journey of a historical and cultural platform that started as an individual vision with the Emirati Professor Rafia Obaid Ghubash only to become a phenomenon that brought a younger generation closer to understanding their heritage.

The museum includes hundreds of ancient artifacts from designs of traditional wear and accessories to political archives, personal photos and artistic expressions from the modern and contemporary periods. It has also a national archive and documentation center dedicated to the women of the UAE and a special hall for the poetic heritage of the well-known poet Ousha Bint Khalifa or ‘The Girl of the Arabs’.

Through stories of women of the Emirates, the guest speakers opened a window into their contributions in politics, art, poetry, business, education and other fields, and broke down stereotypes by revealing the extraordinary roles that women have played in defining their culture and shaping their society. As Dr. Al Bawardi stated: “Emirati women are the keepers of culture and history.”

Dr. Pamela Chrabieh, Assistant Professor of Middle Eastern Studies and Forum convener comments, “The recognition and celebration of women’s contributions is a major pillar in the struggle for a better diversity management. Furthermore, as introduced in our MEST courses such as Cultures in the Middle East, Islamic Art and Architecture and Women and Gender in the Middle East, the interdisciplinary and intersectional adopted approach in women’s and gender studies serves students in their learning about gender as a central organizing feature in all societies, including the Emirati and other Arab societies.

The Forum contributed to students’ understanding of the ways in which women’s roles in society have been constructed and the ways these roles have changed and continue to transform on personal, political and transnational levels.

It informed the audience and especially AUD students about issues of concern to women, including social roles and status, labor, representation, equality… Students face, and will face, these issues in their everyday lives,” concludes Dr. Chrabieh. 

Tuesday, October 27, 2015

Women in the UAE: Past and Present

'Women in the UAE: Past and Present'. Our second Middle Eastern Studies Forum in the 2015-2016 academic year. With Dr. Saeeda Al Marzooqi and Dr. Alia Al Bawardi. The Conference told the story behind the Women's Museum in Dubai. It took the audience through the journey of a historical and cultural platform that started with Professor Rafia Obaid Ghubash but became a phenomenon that brought a younger generation closer to understanding that heritage. Through stories of women of the Emirates, our guest speakers opened a window into their contributions in politics, art, poetry, business, education and other fields, and broke down stereotypes by revealing the extraordinary roles that women have played in defining their culture and shaping their society.
It was an honor to meet you dear doctors and to moderate this highly enlightening and most exciting session.
Thanking all our students for attending and participating in the QA session, our colleagues, our volunteers (Joudy and Maha), the MARCOM department, the External Relations department, the custodians, Tawasee catering for the amazing food, and certainly, our dean, Dr. Haitham Solh for his continuous support.

Dr. Pamela Chrabieh

With Dr. Nadia Wardeh, Dr. Saeeda Al Marzooqi and Dr. Alia Al Bawardi

Dr. Pamela Chrabieh (Rotana Interview)


Sunday, July 05, 2015

Construire un monde meilleur, un étudiant à la fois

PARU DANS L'ORIENT-LE-JOUR
par Roula Douglas
3 Juillet 2015


Outre ses intéressants articles et ses « posts » pertinents, souvent percutants, toujours éclairants, sur des sujets divers, allant du travail de mémoire après la guerre à la construction de la paix, en passant par l'égalité des genres, la page Facebook de Pamela Chrabieh bouge au rythme des activités que la dynamique professeure organise, avec enthousiasme et conviction, pour ses étudiants. Des ateliers culinaires, des simulations et des jeux de rôle, des sorties sur le terrain, des projets artistiques, du chant, de la poésie, de la calligraphie, de la danse. Des explorations et des interactions qui éveillent, sensibilisent, éduquent, inspirent et marquent durablement. À l'USJ où elle a enseigné de 2007 à 2011 – après une expérience de trois ans à l'Université de Montréal – à l'Université Notre-Dame, à l'Usek jusqu'en 2014, et aujourd'hui à l'Université américaine de Dubaï (AUD), Pamela Chrabieh enseigne autrement.

« Voilà déjà 11 ans que je crée et organise des activités reliant la théorie à la pratique dans le milieu académique, adaptées au contexte dans lequel je me trouve », précise le Dr Chrabieh avant de poursuivre : « À mon avis, ces activités sont indispensables dans l'enseignement universitaire, car celui-ci ne passe pas uniquement par la simple acquisition de savoirs figés, mais vise l'acquisition de capacités d'investigation importantes pour l'expression de jugements éclairés et pour la production d'un savoir renouvelé. La maîtrise des pratiques théoriques devrait être accompagnée de celle des activités empiriques et de dimensions expérientielles. »

La très active professeure qui détient un doctorat en théologie et sciences des religions de l'Université de Montréal (UdeM) et qui compte à son actif deux recherches postdoctorales, enseigne, depuis août 2014, au sein de la division des études sur le Moyen-Orient de l'AUD. Ayant une approche interdisciplinaire, au carrefour des sciences des religions, des études sur le genre, des arts, des sciences sociales et politiques, et de l'irénologie (la science de la paix), Chrabieh y dispense des cours aux sujets variés tels que les cultures du Moyen-Orient ; les religions du monde ; les religions du Moyen-Orient ; l'art islamique et l'architecture; les femmes et le genre au Moyen-Orient ; les aspects sociétaux et historiques de l'islam. Mais au-delà des connaissances et du savoir académique qu'ils transmettent, les cours de Chrabieh entraînent les étudiants dans des expériences colorées et sensorielles qui leur inculquent l'ouverture à l'autre et au monde, la culture de la paix et l'esprit critique. Une approche qui connaît un grand succès auprès de la communauté estudiantine. En témoignent les messages, souvent très touchants, que ces jeunes, de cultures et de croyances différentes, publient sur la page de leur professeure. Une étudiante écrit : « Il y a dix ans, et malheureusement aujourd'hui encore dans de nombreux pays arabes, lorsque tu racontes qu'à la fac, tu écoutes de la musique, tu fais du dessin, du coloriage, du chant, tu dégustes de la nourriture et tu visites des galeries d'art, certains pourraient penser que tu rêves. Mais c'est la vérité à l'AUD et avec ma professeure Pamela Chrabieh qui m'a aidée à réaliser que l'éducation ne se limite pas aux livres, et que la véritable éducation commence en allant vers l'autre sans chaînes de quelque nature qu'elles soient ; c'est ouvrir toutes les fenêtres pour apprendre et explorer, c'est développer ses talents ou découvrir au fond de soi une passion nouvelle dont on ne se doutait guère... »
La Dr Chrabieh qui fait partie du comité du curriculum de la faculté précise qu'à ce jour, ses « étudiants(es) préfèrent de loin et en grande majorité cette approche plutôt que la traditionnelle. La pratique et le terrain constituent pour eux/elles une situation pédagogique de choix, leur offrant la possibilité de remettre en cause leurs conceptions et de construire une problématique proche de leurs besoins et préoccupations ».
La professeure et militante pour les droits des femmes confie aimer « poursuivre cette aventure intellectuelle et expérientielle à cheval entre la relecture du passé et l'innovation » et continuer à « sonder cette incroyable intersection entre la mémoire, l'imagination et la réalité, tout en explorant de nouveaux outils technologiques et plates-formes en ligne, et diversifiant les activités/dynamiques de groupe ». « Ce qui m'importe c'est de renforcer la motivation des étudiants(es), développer leur sens critique et leur créativité, et promouvoir le respect mutuel et le dialogue interculturel », conclut-elle.


Dr. Pamela Chrabieh (au centre) avec ses étudiants-es suivant le cours 'Women and Gender in the Middle East' (American University in Dubai, March 2015)


Saturday, April 18, 2015

Pamela Chrabieh et le mouvement Red Lips High Heels


2015-03-26 | DIPLÔMÉS

Diplômée de la Faculté de théologie et de sciences des religions [1], Pamela Chrabieh Badine a poursuivi ses études entre 2005 et 2008 avec deux projets de recherches postdoctoraux. Depuis l’automne 2014, elle enseigne à l’American University de Dubaï.

D’origine libanaise, elle a été marquée dans son enfance par la guerre civile et cette expérience pénible a fait croître en elle un sens aigu de l’engagement pour la paix, la solidarité et l’acceptation des différences. Militante engagée, elle a participé à plusieurs projets pour la promotion de la paix, des droits humains et pour le dialogue des cultures. L’une de ses plus récentes initiatives est le mouvement Red Lips High Heels.
Lancé en 2012, ce blogue (auquel est associé une page Facebook) est un carrefour qui rassemble des auteurs et des lecteurs, hommes et femmes, de différentes origines ethniques, religieuses, culturelles, socio-économiques et politiques. Son objectif est de changer la vision des hommes quant à la place des femmes dans la sphère publique. La réflexion suscitée par les auteurs vise donc à sensibiliser les lecteurs et à déconstruire les tabous, les préjugés et les stéréotypes. En entrevue au journal Al-Monitor [2], Mme Chrabieh disait au sujet du mouvement : « La diversité du féminisme et des approches concernant les droits humains est notre devise. Nous invitons les gens à se désapproprier de leurs connaissances traditionnelles sur les femmes et les relations humaines au Moyen-Orient. »
Le mouvement s’inscrit dans un projet plus vaste qui imprègne la vie quotidienne de la militante : construire un monde meilleur. « J’ai choisi d’étudier et d’enseigner les religions parce que j’ai grandi dans un environnement où la religion a joué un rôle important dans la formation des mentalités et des identités », dit-elle. « Je voulais comprendre le rôle des religions dans les guerres, les conditions de leurs contributions à la paix, déconstruire les idées fausses liées aux religions et partager ma passion pour le sujet. Je crois que l’étude approfondie des religions à l’aide de différentes approches nous aide à avoir de l’empathie et du respect pour l’opinion des autres. »
Confrontée à certaines formes de discrimination lorsqu’elle est revenue vivre dans son pays natal en 2006, Mme Chrabieh lutte depuis pour les droits des femmes et a été honorée en 2013 comme l’une des 100 femmes les plus influentes du Liban. Souhaitons que le mouvement Red Lips Hight Heels continue de changer les mentalités pour que les sociétés du Moyen-Orient puissent profiter de l’apport indéniable et des compétences des femmes dans la sphère publique.
[1] Maîtrise en théologie, 2001 ; Ph.D. en sciences des religions, 2006.

SOURCE DE L'ARTICLE: http://www.ftsr.umontreal.ca/nouvelles/2015/20150326.html 

Monday, March 16, 2015

The 'Red Lips High Heels' movement, by Al-Monitor

The 'Red Lips High Heels' movement

Al-Monitor, March 16, 2015
 
"Don't be fooled by Pamela Chrabieh's smile. Behind this charming facade lurks a powerful brain that has permanently left Chrabieh's mark on the women's rights movement in Lebanon and beyond. This Lebanese-Canadian woman grew up in a country at war, leading her to deeply contemplate human rights and the impact of religion on society. Today, she is a professor and researcher in Dubai and an accomplished activist".
Deeply affected by the Lebanese civil war, Chrabieh became a peace activist at 18. Interested in the arts, history and religion, she studied at the Académie Libanaise des Beaux-Arts. Chrabieh then joined her fiance in Montreal, where she completed a master's degree in theology, religions and cultures, with a minor in religious studies, and earned a PhD in theology-sciences of religions, which was followed by two post-doctoral research positions.
Chrabieh told Al-Monitor, “My main interests were and still are relations between religion and politics and sectarianism, youth, war memory and peace building, feminism, art therapy, interreligious-intercultural dialogue and even more.” 
Chrabieh has won awards for her social activism, academic excellence and research publications and has been involved in various peace, human rights and women's rights organizations. She taught for a while at the University of Montreal, while also conducting research and publishing books and articles. After blogging on the 2006 Israeli invasion of south Lebanon, Chrabieh and her husband, Nemr Nicolas Badine, moved to Lebanon to start their family. Their daughter, Jana, was born in 2007. Chrabieh then returned to teaching at Saint Joseph University, Notre Dame University and Holy Spirit University of Kaslik, while continuing her research and activism.
One of Chrabieh's accomplishments is the blog Red Lips High Heels, which she started in 2012 and brings together individuals from various ethnic, religious, cultural, socio-economic and political backgrounds. Academicians, lawyers, psychologists, artists, educators, businesswomen and housewives, students, men and women, private and public sector workers, all are welcome to publish on the blog in French, Arabic and English.
Chrabieh said, “It draws people’s attention to the mouth, and subsequently, the voice that comes out of it — a long-oppressed voice that rings loud and clear as it questions ideology and culture, patriarchal beliefs and practices, and demands the social and political rights women lack in most Southwest Asian, Middle Eastern countries.
“Individuals who are part of the Red Lips High Heels movement do not necessarily wear red lipstick and high heels,” she said. “Diversity of feminism and human rights approaches is our motto. We invite people to ‘unlearn’ their traditional knowledge about women and human relations in the Middle East.” She added that the main objectives of this blog and community are to raise awareness and empower through the deconstruction of taboos, prejudices and stereotypes.
Chrabieh further explained, “The blog and Facebook page are spaces where individuals engage in writing, reading and commenting on content from their various perspectives and commitments in order to facilitate dialogue and partnership across differences.” Men are welcome to join the community. According to Chrabieh, “Manhood is not automatically linked to patriarchy, nor womanhood to feminism, and women are not the only ones frustrated by our society’s institutionalized misogyny.”
The idea behind Red Lips High Heels is part of a broader philosophy that Chrabieh applies to her everyday life, including her teaching. She described it to Al-Monitor, stating, “I search to establish a certain unity in the diversity of identities in my classrooms, with my colleagues, in the events I organize or attend and in the books and articles I write and publish.”
Learning and teaching are Chrabieh's way of fighting for a better society. “I chose to study and teach about religions because I was raised in an environment where religion played an important role in shaping mindsets and identities,” she said. “I wanted to understand the role of religions in wars, search for their contributions to peace, deconstruct misconceptions related to religions and then share my passion for the subject with my students. I believe that the extensive study of religions using different approaches helps us have empathy and respect for other people’s views.”
Chrabieh's involvement in feminism deepened when she moved back to Lebanon in 2006 and experienced discrimination simply for being “a woman in the public sphere.” She observed, “Unfortunately, there are no laws to ensure that women are protected from gender-based discrimination in the workplace, for instance, like sexual harassment, withholding promotions, differences in titles and wages for men and women at the same level of seniority and equal responsibilities.”
Pregnancy, hiring practices, clothing and appearance, religion and family are all obstacles preventing women from developing careers. During her years teaching religious sciences and theology in Lebanon, Chrabieh herself has struggled with these issues. She explained, “A woman might not be hired for a position simply because she is a woman, and thus has no intellectual and spiritual capabilities, such as in the management of the sacred or the production and dissemination of religious knowledge, or because the employer believes that women should only take care of their family and household.”
Chrabieh acknowledged her sadness about the situation, saying, "The discrimination towards working women continues, especially when women are highly qualified and have leadership skills.” Regardless, instead of being dejected, Chrabieh always tries to remain strong and face up to the challenges. “I believe that if we want to grow, flourish and bloom, individually and as a nation, we must work through some dirt first and deal with our fears, such as the fear of failure,” she argued. “It’s like riding a bike on the streets of Beirut. It involves tumbles and bruises, but you get back up, if you are still alive, brush yourself off and keep on going.”
In 2013, the SMART Center and Women in Front organization included Chrabieh in their “Women Leaders Directory,” recognizing her feminist advocacy and honoring her as one of the 100 most influential women in Lebanon. In 2014, Chrabieh took a full-time position at the American University in Dubai to teach Middle Eastern studies. She shared that she appreciated “the flourishing cultural scene, the co-existence of hundreds of ethnic and religious identities and the innovations,” but stressed most of all, “Emirati women have achieved immense progress in a few decades, and there are many examples of women holding key positions in public and private institutions.”
Chrabieh further observed, “Discrimination is still found when it comes to the social-cultural system according to local feminist scholars, and there are ongoing debates related to the Personal Status Law, not to mention the multiple roles that women play as mother, wife and career woman. However, many women have been enabled at the political and economic levels, and women’s associations are playing a pivotal role in changing the society’s perception of women and in enhancing their participation in the building and development of society.”

Thank you Florence Massena!

Monday, March 02, 2015

Celebrating Women in our Families – International Women’s Day (American University in Dubai)

With my “MEST-353 Women and Gender in the Middle East” students. For the International Women’s Day, American University in Dubai (March 1st, 2015).
Writing history – and defining our identity, individually and collectively – is linked to memory and memorialization, which never seem to be complete. Someone is always forgotten. Pieces of the puzzle are always missing. I tend to agree with Napoleon or whoever said “History is but a fable agreed upon”.
In the history – or the fable – of our families and nations, women tend to be left out, unrecalled: their contributions, achievements and legacy, the simple fact that they existed, gave and received, rejoiced and made others happy, suffered and made others suffer, survived, lived and died.
The search for the lost and broken pieces that include places, people, stories and names, and the writing of traces and of extinction are complex processes of displacements, troubling discrepancies, vacuums, fragility and struggles toward meaning. It is like Eten Adnan writes in her poem ‘To be in a time of war’:  “To search one’s memory for the past’s residues. To indulge in insomnia. […] To transform matter into spirit. To cross the threshold. To abolish all signs, then go after them. To decode the future. To rust. To wonder how to digest defeat instead of vomiting it in the middle of the night, and go back to one’s bed and pull up the covers”.
It is a particular bravery, in a sea of the most unpredictable, when we seek to unveil the veiled, think the unthinkable, speak the unspoken, endure upheavals, and preserve what we have rather than see it destroyed; when we look for the possibility for the realization of our humanity through the benevolent force of memory that shines its light on what was/still is consigned to oblivion. This memory, the memory of the unremembered, of women’s voices and silences, of the interlaced emotional and historical vectors that structure human relations, helps us understand the obscenity of oppressive social/cultural norms and deconstruct discourses of control .
Annually on 8 March, thousands of events are held throughout the world to inspire women and call for greater equality. A global web of rich and diverse local activities connects women from different countries ranging from political rallies, business conferences, government activities, to women’s craft markets, theatric performances, fashion parades and more.
This year’s International Women’s Day theme is ‘Make it Happen: Celebrate Women’s Achievements’. In the memorialization process of our countries, women tend to be left out, unrecalled. “Her-stories” are usually locked away in the historical dustbin. In that sense, my MEST-353 ‘Women and Gender in the Middle East’ students and I decided to make a difference by thinking globally and acting locally. We organized an event that celebrates the women in our families and raises awareness about the roles of women in intergenerational transmission and as active subjects of history. Students prepared home-made food with their mothers and grand-mothers, wrote short stories about them, created quotes and artistically expressed the legacy of these women, by considering both commonalities and differences across cultures and appreciating women’s diverse approaches to living and fostering change.
LINK TO THE INTERNATIONAL WOMEN’S OFFICIAL PAGE OF THIS EVENT:
ALSO PUBLISHED HERE:

Sunday, January 25, 2015

A Visit to the Women's Museum in Dubai

Amazing fieldtrip with my ‘Women and Gender in the Middle East’ students (American University in Dubai, Middle Eastern Studies Division)! We explored a unique cultural space in the Arab world where UAE women’s lives and achievements are celebrated.
The Women’s Museum was established by the Emirati professor Rafia Ghubash in 2012 in order to preserve the history of women in the UAE and break down stereotypes and reveal the extraordinary role that women have played in defining their culture and shaping their society, from Sheikhas to pioneers in education and business, and poets. A special hall is indeed dedicated to the heritage of the renowned poet Ousha Bint Khalifa, known also as ‘The Girl of the Arabs’.
Donated art work and artefacts include photos from those living in the area, showing how women were able to read and write contrary to many expectations, and land documents showing how women bought and sold land, and had businesses, from as early as the late 1940s and 1950s. The second floor includes a women’s studies center, featuring walls covered with bookcases full of literature written by Emirati women, and a gallery featuring local and international work by both men and women.
Visiting the Women’s Museum was an important informal learning experience for students. It exposed them to in-depth information on the UAE society and the role of women in its development. It also allowed them to connect with Emirati women who are contributing to share this information, and to discuss thoughts and opinions.
The Women’s Museum in Dubai is one of only four in the world which focus on women’s heritage. The museum foregrounds the political, economic and intellectual achievements of women, rather than just what people first assumed it would be about — perfume, makeup and clothes.
A first visit for AUD MEST students but certainly not the last!

READ ALSO: http://www.aud.edu/news_events/en/view/750/current_upcoming/women-and-gender-in-the-middle-east 

Special hall dedicated to the poetic heritage of the renowned poet Ousha Bint Khalifa, also known as ‘The Girl of the Arabs’.

Beautiful artwork by Dr. Najat Meeki, a distinguished artist who is finely tuned into her local environment.
A tribute to Emirati women!

Dr. Pamela Chrabieh with MEST students, Women’s Museum, Dubai, January 24, 2015.

Dr. Pamela Chrabieh with AUD MEST students ‘Women and Gender in the Middle East’, January 24, 2015 – Women’s Museum, Dubai.

Tuesday, September 23, 2014

Dr. Pamela Chrabieh - AUD profile

SOURCE: http://www.aud.edu/About_AUD/directory.asp



DR. PAMELA CHRABIEH
Assistant Professor of Middle Eastern Studies
Ph.D., Theology-Sciences of Religions, University of Montreal, Canada
M.A., Theology, Religions and Cultures, University of Montreal, Canada
Higher Diploma (DES) , Plastic Arts-Religious Arts and Icons’ Restoration, ALBA-University of Balamand, Lebanon

Dr. Chrabieh completed her doctoral dissertation in 2005 at the University of Montreal on sectarianism, interfaith dialogue and religions-politics relations in Lebanon, followed by two post-doctoral researches from 2005 till 2008 on war memory, youth and peacebuilding, financed by the University of Montreal and the Social Sciences and Humanities Research Council of Canada.
She taught undergraduate and graduate courses/seminars in English, Arabic and French, from 2004 till 2014, in Canada (University of Montreal) and Lebanon (St Josef University, Holy Spirit University and Notre Dame University). She joined AUD in Fall 2014.
Dr. Chrabieh has also been an academic researcher since 2001, conducting individual researches and participating in local, regional and international collective researches - including Canada, Lebanon, France and Denmark. She was Associate-Researcher and Director of International Relations at the Canada Research Chair – Islam, Pluralism and Globalization (University of Montreal) from 2007 till 2012, and currently acts as Senior-Expert at the same chair.

Research interests

 War memory and peacebuilding, interfaith/Intercultural relations, diversity management, politics-religions relations in the Middle East, theology of dialogue, youth and new media, women’s rights in Western Asia, migration studies, religious arts in the Middle East, etc.
Artist-painter since 1995, Dr. Chrabieh’s artwork has been mainly exhibited in Canada and Lebanon. Activist for peacebuilding and human rights/women’s rights since 1995, she has been a member of several local and international organizations. She founded in 2012 an online platform for Middle Eastern authors named ‘Red Lips High Heels’ (blog and Facebook page), intellectually engaged for peace and human rights/women’s rights.
Selected as one of the 100 most influential women in Lebanon (Women Leaders Directory 2013, Smart Center and Women in Front, Beirut), and ‘Most Exceptional Teaching Fellow’ in 2008 (University of Montreal), Dr. Chrabieh won several national and regional prizes in Canada (Forces Avenir Université de Montréal, Forces Avenir Québec, Prix Lieutenant-Gouverneur du Québec).
Dr. Chrabieh is the author of several academic papers, online articles and of the following books and book chapters.
 Books
  • المرأة في غرب آسيا، رحلة إلى الماضي. دار المشرق، 'دراسات في الأديان'، بيروت، ٢٠١٣
    Womanhood in Western Asia, A Journey to the Past (Beirut: Dar el-Machreq, 2013).
  • Quelle gestion des diversités au Liban ? Du confessionnalisme au pluralisme médiateur (Sarrebruck, Allemagne : Editions Universitaires Européennes, 2010).
  • Pamela Chrabieh Badine, Salim Daccache s.j. (ed.), La gestion de la diversité religieuse (Liban-Québec). Perspectives comparatives dans les secteurs juridique, politique et éducatif (Beyrouth : Publications de la Faculté des Sciences Religieuses, Institut d’études islamo-chrétiennes, Université Saint-Joseph, 2010).
  • La gestion de la diversité au Liban. Visions de jeunes du secondaire (Beyrouth : Dar el-Machreq, collection ‘Interaction islamo-chrétienne ’- Institut d’études islamo-chrétiennes de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, 2009).
  • Voix-es de paix au Liban. Contribution de jeunes de 25-40 ans à la reconstruction nationale (Beyrouth : Dar el-Machreq, collection ‘Interaction islamo-chrétienne’- Institut d’études islamo-chrétiennes de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, 2008).
  • A la rencontre de l’Islam. Itinéraire d’une spiritualité composite et engagée (Montréal : Médiaspaul, Collection ‘Spiritualités en dialogue’, 2006).
  • Icônes du Liban, au carrefour du dialogue des cultures (Montréal : Carte Blanche, 2003).

Book Chapters
  • ‘Youth, New Media and Peace in the Middle East’, with Charlotte Karagheuzian, in Anthropology of the Middle East and North Africa, Sherine Hafez & Susan Slyomovics (ed.), Indiana University Press, 2013.
  • ‘Youth and Peace: Alternative Voices in Lebanon’, The Metamorphosis of War. Plaw, Avery (Ed.) Rodopi, Amsterdam/New York, NY, 2012, XVIII, p.149-165.
  • ‘Civil and Human Rights in the Muslim World’, Modern Muslim Societies, Florian Pohl (ed.), New York (United States), Marshall Cavendish, 2010, p.168-187 (Chapter 8).
  • ‘Contributions of young Lebanese Canadians to Peacebuilding in Lebanon’, Politics, Culture and the Lebanese Diaspora, Paul Tabar and Jennifer Skulte-Ouaiss (ed.), United Kingdom, Cambridge Scholars Publishing, 2010, p.176-192.
  • ‘Mémoires de guerre et blogosphère libanaise’, Mémoires de guerres au Liban (1975-1990), Franck Mermier et Christophe Varin (dir.), Arles, IFPO/Sindbad/Actes Sud, 2010, p.165-183.
  • ‘Dialogues islamo-chrétiens au Liban’/ Islamic-Christian Dialogues in Lebanon’, Trait d’union Islam-Christianisme/ Hyphen Islam-Christianity, ed. By Nada Raphael, Electrochocks Productions - Editions (Montreal, Canada) and Arab Printing Press (Lebanon), 2009, p. 646-655.
  • ‘Peut-on penser la fin de l’extrémisme islamique au Liban ?’, La religion à l’extrême, Martin Geoffroy et Jean-Guy Vaillancourt (dir.), Montréal, Médiaspaul, 2009, p.197-228.
  • ‘Is it still relevant to talk about Religion, Democracy and Human Rights in Lebanon?’, The World’s Religions after September 11, ed. By Arvind Sharma (4 volumes, 996 p.), Santa Barbara (California, USA), Praeger Publishers, volume 1, chapter 8, 2008.
  • ‘Breaking the Vicious Circle! Contributions of the 25-35 Lebanese Age Group’, Breaking the Cycle. Civil Wars in Lebanon, ed. By Youssef Choueiri, Center for Lebanese Studies (Oxford University) - Stacey International (London, United Kingdom), 2007, p.69-88.
  • 'Le 11 septembre 2001 ou l’inauguration de l’ère du choc des identités?’, La mondialisation du phénomène religieux, Michel Gardaz, Martin Geoffroy, Jean-Guy Vaillancourt (dir.), Montréal, Médiaspaul, 2007, p.91-105.
  • ‘L’engagement pour la réconciliation et la paix : actualisations de la pensée de Gibran Khalil Gibran’, Gibran K. Gibran, Pionnier de la Renaissance à venir (10 avril 1931- 10 avril 2006), Kaslik (Liban), Publications de l’Université Saint-Esprit de Kaslik, Faculté des Lettres, 11, 2006, p.89-94.

Saturday, September 13, 2014

Red Lips High Heels: Un espace en ligne dédié aux droits de la femme

By Florence KANAAN 
(WE Initiative - PAMELA CHRABIEH, SUCCESS STORY OF A WOMAN)

Dr. Pamela Chrabieh


Qui dit Red Lips High Heels, dit droits de la femme et dit Pamela Chrabieh. Mais qui est cette femme au regard assuré, vif et tendre, qui lutte et débâtât pour défendre et protéger le droit de l’être humain et de la femme et spécialement au Liban? 
1- Qui est Pamela Chrabieh?
Libanaise et canadienne, épouse et mère, docteure en sciences des religions, professeur d’université, chercheuse, auteure, activiste et artiste, croyant fermement  au génie des êtres humains au-delà des empêchements, doutes et difficultés, au-delà de la culture de la violence
2-  Qu’est-ce que Red Lips High Heels?
Red Lips High Heels est une plateforme en ligne (blog et page Facebook) pour des auteurs-es et activistes luttant pour la paix et les droits humains/droits des femmes, en particulier au Liban, ainsi qu’au Moyen-Orient ou l’Asie du Sud-Ouest. Depuis que je l’ai créée en 2012, elle compte plus de 80 personnes engagées de manière régulière ou sporadique, de diverses appartenances ethniques, nationales, religieuses, confessionnelles, socio-économiques, générationnelles etc., écrivant en Arabe, Français, Anglais et parfois aussi, en Espagnol. La pluralité des approches féministes y est au rendez-vous, ainsi que la pluridisciplinarité académique, la poésie et l’écriture grand public (creative writing). La liberté d’expression, le respect mutuel et le dialogue constituent les règles d’or de la plateforme, et ses objectifs peuvent être résumés en ce qui suit : la contribution à la production d’un savoir contextuel,  pluriel et engagé, et à sa dissémination auprès d’un large public, au-delà des tours d’ivoire académiques ; la conscientisation (awareness) face au clash des ignorances et la contribution au changement des mentalités – beaucoup plus importante, à mon avis, qu’un changement de lois ; la déconstruction de stéréotypes, tabous et idéologies ‘normalisés’ au sein de nos sociétés et la reconstruction progressive de voix alternatives.
3- Pourquoi avoir choisi le nom “Red Lips High Heels” pour le blog?
Red Lips et High Heels ne devraient pas être compris d’une manière littérale mais symbolique : les lèvres rouges (longtemps perçues dans notre région comme appartenant au monde de l’interdit, du tabou) communicatrices de l’acceptation personnelle, de la transformation, du dynamisme et du courage. Des lèvres qui vibrent du passage du silence à la parole créatrice, de la mémoire meurtrie à la mémoire constructrice, de la survie à la vie. Porter des talons hauts (High Heels) d’une manière métaphorique et en maîtriser l’art/la technique réfère à l’autonomie et la capacitation, au-delà des obstacles dont le système patriarcal et la culture de la violence. Il s’agit aussi de rechercher l’équilibre entre l’interne et l’externe – les relations entre les appartenances qui constituent une partie du ‘moi’ et celles qui adviennent avec les ‘autres’ -, une meilleure gestion de la diversité des identités, basée sur le respect, le dialogue et ayant pour objectif la convivialité ou le vivre ensemble.
3- Comment réagit le public libanais, surtout la femme libanaise vis-à-vis de ce blog?
Suite au lancement de la plateforme, les réactions furent partagées, surtout de la part des organisations féministes établies dans le pays – hormis Women in Front par exemple qui milite pour les droits politiques des femmes libanaises  et qui m’invita à maintes reprises à participer à ses réunions et à présenter des conférences -, ainsi que du public anti-féministe lequel est constitué de femmes et d’hommes. Le passage du pensable (la ‘norme’ sociétale) à l’impensable/l’impensé (ce qui fut ou est marginalisé) crée nécessairement des remous. Toutefois, les réactions positives furent nombreuses : de la part d’un public averti (femmes et hommes), mais aussi qui ne l’était pas et découvrait pour la première fois ce genre de discours, visions et pratiques (femmes au foyer, femmes de carrière, des libanaises vivant au Liban et en diaspora, étudiantes au secondaire et à l’université, et des femmes de diverses nationalités interpellées par les causes des droits humains/droits des femmes et de la paix au niveau mondial); de la part de certains médias traditionnels (chaînes télévisées locales, européennes et nord-américaines, presse écrite et électronique)…
4- Quel a été l’impact de ce blog en réalité sur le terrain libanais?
Le blog compte actuellement des centaines de lecteurs-lectrices réguliers-ères et des milliers de lecteurs-lectrices irréguliers. La page Facebook compte plus de 17000 personnes (un nombre qui fut atteint progressivement, donc qui diffère d’une campagne ponctuelle ou d’un effet mode), avec une majorité de femmes libanaises (public cible en premier lieu, mais pas le seul) de toutes générations, confessions, statuts sociaux et tendances politiques. Certaines d’entre elles lisent, d’autres commentent et –ou partagent leurs histoires, et je reçois souvent des demandes d’aide – femmes battues, tentatives de suicide, etc. – que je redirige vers des organisations spécialisées dans l’assistance immédiate comme Kafa pour les cas de violence domestique. Des étudiantes d’université furent inspirées par la plateforme et le mouvement qui fut créé par la suite : certaines ont présenté des exposés dans leurs écoles et universités ; d’autres ont publié des articles et livres, ou ont produit des documentaires. Je reçois souvent des messages d’encouragement et de remerciements de la part de femmes vivant dans des conditions difficiles. L’impact est réel, au-delà du virtuel. 
5- Comment évaluez-vous le statut de la femme libanaise ?
A première vue, l’on peut affirmer qu’une partie des libanaises jouissent d’une marge de liberté introuvable dans certains pays avoisinants, et l’on peut se réjouir de certains acquis et avancées : la Constitution libanaise engage le Liban à appliquer la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et les traités relatifs aux droits humains. Cette constitution proclame entre autres, l’égalité politique des libanais : égalité de l’admissibilité aux fonctions politiques, au droit de vote et d’éligibilité. Le Liban a ratifié la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes en 1997 (avec réserves). Quelques progrès furent réalisés dans le domaine de l’éducation des femmes, en particulier l’éducation supérieure. Selon le Programme des Nations Unies pour le développement, les femmes représentent la moitié de la population universitaire libanaise.  Le crime d’honneur qui était légitimé au Liban jusqu’en 1999, est considéré comme crime pénal depuis 2011 (l’article 562 du Code pénal fut aboli : il permettait à l’auteur d’un crime dit d’honneur de bénéficier d’une circonstance atténuante et d’une peine réduite lorsque le crime avait été perpétré à l’encontre d’une personne prise en flagrant délit d’adultère ou de rapports sexuels illégitimes). La société civile inclue des individus, des groupes et des associations militant pour les droits des femmes depuis des décennies, et dont les initiatives ne peuvent qu’être louées.
Toutefois, selon le rapport mondial sur l’écart entre les genres publié en 2013 par le Forum économique mondial (WEF) à Genève, le Liban occupe la 123e place sur 136 pays, en chute d’une place par rapport à 2012 et de cinq places par rapport à 2011. Au niveau de l’égalité économique (participation et opportunités économiques), le Liban occupe la 126e place, la 87e place en matière d’éducation (avec un écart complètement comblé en ce qui concerne les inscriptions pour des études secondaires et supérieures) et la 133e place au niveau de la participation à la vie politique. En effet, 3% des Parlementaires sont des femmes. Les dispositions légales discriminatoires à l’égard des femmes persistent dans la loi sur le statut personnel, dans le Code pénal ainsi que dans d’autres lois. Le taux d’activité des Libanaises ne culminait qu’à 22 % en 2011 (rapport de la Banque mondiale). Ce n’est pourtant pas par manque de diplômes mais davantage pour des raisons culturelles et logistiques que les femmes ne travaillent pas. S’occuper des tâches ménagères et des enfants reste majoritairement dévolu aux femmes. Elles sont nombreuses à arrêter de travailler quand elles fondent une famille. En effet, 68 % des Libanaises qui travaillent sont célibataires. Le bas taux de femmes actives dans le milieu du travail s’explique aussi en partie par le manque d’aide et de structures pour la garde des enfants, ainsi que par des salaires trop bas.
6- Quel rôle doit-elle principalement jouer?
Il n’existe pas un rôle spécifique pour la femme libanaise. Ses rôles peuvent être multiples, tout comme ceux des hommes d’ailleurs ; des rôles pareils, différents et complémentaires dans les secteurs privé et public, au niveau micro (la famille) et macro (la société). Il est vrai que divers obstacles limitent les choix. Pour que ceux-ci soient permis et accessibles, il est urgent d’agir à partir de la base et d’élargir les lieux de lutte déjà en place. Une révolution des mentalités devrait advenir, accompagnant le changement de lois, même si celle-ci prendrait des décennies. Pour que, justement, les femmes (la plupart) cessent d’être spectatrices, figurantes, mineures qui ne peuvent décider, exclues de la vie publique, de la politique, de l’histoire, et cessent d’être réduites à leur seule nature et condition de mère/épouse soumise ou de bel objet à admirer et baiser. Avec Red Lips High Heels, il s’agit d’affirmer par exemple que les femmes ne doivent et ne peuvent être tenues à l’écart de l’étude et de la réflexion, ni de la dissémination du savoir, de la liberté de créer et d’imposer leurs talents de créatrices.