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Saturday, April 18, 2015

Pamela Chrabieh et le mouvement Red Lips High Heels


2015-03-26 | DIPLÔMÉS

Diplômée de la Faculté de théologie et de sciences des religions [1], Pamela Chrabieh Badine a poursuivi ses études entre 2005 et 2008 avec deux projets de recherches postdoctoraux. Depuis l’automne 2014, elle enseigne à l’American University de Dubaï.

D’origine libanaise, elle a été marquée dans son enfance par la guerre civile et cette expérience pénible a fait croître en elle un sens aigu de l’engagement pour la paix, la solidarité et l’acceptation des différences. Militante engagée, elle a participé à plusieurs projets pour la promotion de la paix, des droits humains et pour le dialogue des cultures. L’une de ses plus récentes initiatives est le mouvement Red Lips High Heels.
Lancé en 2012, ce blogue (auquel est associé une page Facebook) est un carrefour qui rassemble des auteurs et des lecteurs, hommes et femmes, de différentes origines ethniques, religieuses, culturelles, socio-économiques et politiques. Son objectif est de changer la vision des hommes quant à la place des femmes dans la sphère publique. La réflexion suscitée par les auteurs vise donc à sensibiliser les lecteurs et à déconstruire les tabous, les préjugés et les stéréotypes. En entrevue au journal Al-Monitor [2], Mme Chrabieh disait au sujet du mouvement : « La diversité du féminisme et des approches concernant les droits humains est notre devise. Nous invitons les gens à se désapproprier de leurs connaissances traditionnelles sur les femmes et les relations humaines au Moyen-Orient. »
Le mouvement s’inscrit dans un projet plus vaste qui imprègne la vie quotidienne de la militante : construire un monde meilleur. « J’ai choisi d’étudier et d’enseigner les religions parce que j’ai grandi dans un environnement où la religion a joué un rôle important dans la formation des mentalités et des identités », dit-elle. « Je voulais comprendre le rôle des religions dans les guerres, les conditions de leurs contributions à la paix, déconstruire les idées fausses liées aux religions et partager ma passion pour le sujet. Je crois que l’étude approfondie des religions à l’aide de différentes approches nous aide à avoir de l’empathie et du respect pour l’opinion des autres. »
Confrontée à certaines formes de discrimination lorsqu’elle est revenue vivre dans son pays natal en 2006, Mme Chrabieh lutte depuis pour les droits des femmes et a été honorée en 2013 comme l’une des 100 femmes les plus influentes du Liban. Souhaitons que le mouvement Red Lips Hight Heels continue de changer les mentalités pour que les sociétés du Moyen-Orient puissent profiter de l’apport indéniable et des compétences des femmes dans la sphère publique.
[1] Maîtrise en théologie, 2001 ; Ph.D. en sciences des religions, 2006.

SOURCE DE L'ARTICLE: http://www.ftsr.umontreal.ca/nouvelles/2015/20150326.html 

Friday, April 11, 2014

Colloque Présence Libanaise dans le Monde - USEK, Mars 2014 - Coupures de presse

Merci Maya Khadra pour le beau compte-rendu de notre panel - Colloque 'Présence Libanaise dans le Monde' - USEK, Liban, Mars 2014.


(L'Orient-le-Jour, Liban, 12-04-2014)

Autres articles (en arabe):

افتتاح مؤتمر "الحضور اللبناني في العالم" في جامعة الكسليك والكلمات اكدت اهمية التواصل والتعددية الثقافية

أما الجلسة الثانية فانعقدت بإدارة الإعلامية مايا خضرا، وتحدث فيها الدكتور جورج يرق والدكتورة باميلا شرابيه من 
جامعة الروح القدس.
(http://www.nna-leb.gov.lb/ 28-03-2014)


ثم انعقدت جلسات اليوم الأول التي تركزت مواضيعها على محاور المؤتمر الثلاث. وأدارت الجلسة الأولى البروفسورة نيكول شلهوب، وشارك فيها د. نبيل الآزان من جامعة باريس3- سوربون، والسيدة لينا سعادة جبران من جامعة الروح القدس ود. أنطوان خوري حرب من الجامعة اللبنانية. أما الجلسة الثانية فانعقدت بإدارة الإعلامية مايا خضرا، وتحدث فيها د. جورج يرق ود. باميلا شرابيه من جامعة الروح. وانعقدت بعدها جلسة ثالثة بإدارة د. أندريه عفيش، تخللها مداخلات لكل من د. فادي فغالي من جامعة باليرما – إيطاليا، ود.هادي مخلوف من ميونيخ – المانيا ود. فادي الديك، نائب رئيس المعهد التكنولوجي في نيو جرسي - الولايات المتحدة الأميركية
(www.lebanonfiles.com, 28-03-2014)

Wednesday, April 02, 2014

Introduction aux oeuvres de libano-canadiens-nes: Sami Aoun, Maria Mourani et Rawi Hage (Résumé)



Ci-dessous le résumé de ma conférence lors du colloque 'La Présence Libanaise dans le Monde' (USEK, Liban, 27 Mars 2014).

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Les libanais-es sont établis-es au Canada depuis la fin du 19ème siècle. Leur émigration se décline en cinq vagues. Leur communauté n’est pas uniquement réputée pour la fraude, la bonne cuisine et le fiasco de l’évacuation de l’été 2006. Disparate, cloisonnée et formée de multiples identités et modalités d’appartenances, celle-ci contribue de manière substantielle à l'évolution et la prospérité du pays d'accueil, et ce à plusieurs niveaux: politique, social, économique, artistique, académique et littéraire.

Je présente dans mon texte, lequel serait publié à la suite de ce colloque, un aperçu historique de cette présence et de ces contributions, ainsi qu’une introduction descriptive et analytique aux oeuvres de trois auteurs-es/ écrivains-es, issus de la troisième vague (les années 70-80 du siècle dernier), qui ont acquis une notoriété nationale, au carrefour des sciences politiques et sociales et essais sur la guerre et l'exil, mais qui ne sont pas connus du public libanais vivant au Liban : Sami Aoun, Maria Mourani et Rawi Hage.

(...)

1- J’eus l’honneur de rencontrer le professeur Sami Aoun lorsque je vivais à Montréal. Nous participâmes ensemble à quelques conférences et il fut l’un des membres du jury lors de la soutenance de ma thèse doctorale. Politologue, professeur titulaire à l’Ecole de politique appliquée à l'Université de Sherbrooke, Sami Aoun est détenteur d’un doctorat en Philosophie de l’Université Saint-Esprit de Kaslik (1980), d’un M..A. en philosophie et d’un B.A. en philosophie et psychologie de l’Université Libanaise. Suite à quelques années d’enseignement universitaire (Université Libanaise), celui-ci s’exila au Québec, où il découvrit un système alliant liberté et civisme social - un rêve qu’il aimerait encore d’ailleurs voir concrétiser un jour au Liban. Les nombreux écrits et analyses du Dr. Aoun, nommé ‘le passeur culturel au Québec’ sont caractérisés par  le sens de la nuance, qu’il lie à son père (son premier ‘lieu’, son premier sens de la nuance), et par l’ouverture et le dialogue, qu’il lie à sa mère et au Liban d’avant la guerre - un milieu qu’il qualifie d’ailleurs de ‘cosmopolite ouvert au dialogue’ –  mais qui a perdu cette qualité dès les années 70, surtout au sein du milieu politique.  

Le printemps arabe : mirage ou virage ? (Médiaspaul, Montréal, 2013),
Le retour turbulent de Dieu (Médiaspaul, Montréal, 2011)
Aujourd’hui l’Islam Fractures, intégrisme et modernité (Médiaspaul, Montréal, 2007), 

(...)

2-      Rawi Hage naquit à Beyrouth en 1964. Il quitta le Liban en 1984, vécut à New York où il étudia la photographie, immigra au Canada en 1991 et poursuivit ses études tout en travaillant comme gardien de sécurité la nuit, chauffeur de taxi et photographe, avant de se lancer dans l’écriture. Son premier roman en 2006, ‘De Niro’s Game’, connut un énorme succès. Il y relate l’histoire de Bassam et Georges (alias De Niro), deux amis d’enfance qui ont grandi dans un Liban déchiré par la guerre et qui ont dû choisir entre rester à Beyrouth et s’enliser dans la violence, ou s’exiler et devenir aliénés. ‘De Niro’s Game’ montre bien que la vie en contexte de guerre n’est qu’une partie de roulette russe, un voyage au bout de l’enfer, où les blessures subies sont difficiles à cicatriser. La roulette russe, comme image de la futilité de la guerre, de la légèreté de nos vies, de la marche implacable du destin. (...) Le deuxième roman de Rawi Hage, ‘Cockroach’ (2008), traite plus précisément le thème de l’aliénation. Le protagoniste vit dans la pauvreté en marge de la communauté immigrante de Montréal et rate une tentative de suicide. On l'oblige à entreprendre une thérapie avec une psychologue pleine de bonnes intentions, à qui il livre malgré lui une confession de voleur solitaire, révélant peu à peu son enfance, ses rêves, la haine qui l'habite, sa vie de cafard, voire de misère, de rejet et de mépris, de statut d’immigré sans le sou, décalé, indésirable, invisible. Celui-ci reste anonyme – son prénom n’est pas révélé, ni son pays d’origine. L’auteur insiste sur la notion d’anonymat, d’insignifiance de l’individu. Condamné à la solitude et la précarité, le protagoniste se définit lui-même comme une vermine qui, pour survivre, rampe à ras du sol. Le mal du protagoniste n’est pas celui d’un immigrant fortuné qu’on célèbre avec ses identités multiples dont la richesse est bénéfique pour tous, mais d’un immigrant dont les identités se soustraient pour ‘nullifier’ tous ses compatriotes sans exception, dépouillent le monde et font en sorte qu’il y vit par en-dessous, sans lumière, sans bruit, dans un univers d’insectes!

(...)

3    3- Maria Mourani est d’origine libanaise, maronite, née à Abidjan (Côte d’Ivoire). Elle émigra au Québec en 1988. Sociologue et criminologue,  elle travailla comme agente de libération conditionnelle pour le Service correctionnel canadien et comme éducatrice dans les Centres jeunesse de Montréal. Députée fédérale de la circonscription d'Ahuntsic de 2006 à 2011, elle fut porte-parole de différentes causes à caractère social et décorée de la médaille d’honneur de l’Union libanaise culturelle mondiale en août 2008 à Beyrouth. Publiquement opposée au projet du gouvernement québécois d’interdire le port des signes religieux distinctifs chez les fonctionnaires, elle est expulsée du caucus du Bloc québécois le 12 septembre 2013 et coupe tout lien avec ce parti. En décembre 2013, elle annonça ne plus être souverainiste et être devenue fédéraliste. Les ouvrages de Mourani font partie de la série de livres criminologiques dit ‘populaires’, où elle décrit le phénomène des gangs de rue à Montréal en utilisant des extraits d’entrevue avec des jeunes qu’elle a connus comme praticienne. L’importance de ces ouvrages réside dans une insurrection contre la pensée unique, la désinformation, et l’amalgame trop facile entre délinquance des jeunes et jeunes issus de l’immigration. En effet, selon Mourani, le phénomène des gangs de rue n’est pas associé à un problème d’immigration, ni à un échec du processus d’intégration des immigrants. Etre immigrant n’équivaut pas à être violent. Les causes restent multiples et complexes : pauvreté, exclusion sociale, décrochage scolaire, marginalisation, négligence de la part des parents, banalisation de la violence, etc. Sur une autre note, Mourani se rive contre la montée de l’hypersexualisation ou de l’objectification sexuelle dans les médias, laquelle touche en premier lieu les filles et les femmes. Sans pour autant la qualifier d’auteure féministe, on ne peut que louer Mourani pour sa position ouvertement humaniste et pluraliste.

'    La face cachée des gangs de rue' (Les Editions de l’Homme, Montréal, 2006) et ‘Gangs de rue inc. : leurs réseaux au Canada et dans les Amériques’ (Les Editions de l’Homme, 2009)

(...)

Conclusion :
Maria Mourani est un exemple d’immigrant-e intégré-e (du latin integrare, qui signifie ‘faire entrer une partie dans un tout’) à la société d’accueil, et elle lutte pour l’intégration, voire pour la cohésion sociale, où l’ensemble des valeurs et des normes d’une société sont partagés par tous et toutes. Toutefois, elle se rive contre l’assimilation – en tant que processus par lequel un ensemble d’individus se fond dans un nouveau cadre social plus large et qui vise à faire disparaître les spécificités des assimilés, ce qui implique leur renonciation à leur culture d’origine, la mise au pas de leur personnalité et leur atomisation au sein de la société qui les absorbe. 

(...)

 A mon avis, Sami Aoun adopte la même position que celle de Mourani . Celui-ci, à travers la médiation et le dialogue, appelle à un vivre ensemble respectueux des différences. Egalement pour Rawi Hage, qui tente de transformer le vécu de l’immigrant – que ce soit le sien, ou celui d’autres – à celui d’un être épanoui, créatif, un ‘plus’ pour la société et son évolution. Les parias chez Sami Aoun - le moyen-oriental, le musulman -, chez Maria Mourani - les jeunes enrôlés dans les gangs, les filles et les femmes victimes de la traite, les membres des minorités dont religieuses -, chez Rawi Hage - l’immigrant pauvre -, sont perçus par les autres d’êtres mi-cafards/mi-humains - pour reprendre la métaphore de Hage -, se perçoivent parfois de la sorte, mais sont appelés à découvrir ce qui fait d’eux/d’elles des êtres humains à part entière, des citoyens-es, et à dénoncer les apparences trompeuses et les stéréotypes. On est bien loin de la vision canadienne du multiculturalisme mise en place par l’ancien premier ministre du Canada Pierre Elliott Trudeau lequel mène tout droit à la ghettoïsation, à un communautarisme de repli.

Par ailleurs, Aoun et Hage sont des auteurs qui rejoignent en quelque sorte le cortège d’auteurs libano-canadiens qui tendent pour la plupart vers la compréhension du sens de la vie lorsque physiquement loin de la terre d’origine : je cite ici par exemple Abla Farhoud et Wajdi Mouawad. Leur écriture est un travail de la mémoire et du deuil ; une écriture soucieuse, qui se tient près du passé mais qui est préoccupée par le présent et l’avenir, justement, pour que la vie continue - l'image du verre d'eau fraîche contient toute cette vie problématique, inachevée et inachevable - ; une écriture engagée pour un changement au sein de la société. 

(...)

Deux questions ouvrent la voie au débat :
1)      L’écrivain-e migrant-e, qu’il/e lle soit académicien-ne, politicien-ne, romancier-ère, etc., doit-il/elle « faire du migrant » pendant toute sa carrière (incluant sa carrière d’écriture) ou peut-il/elle y échapper et être libre de faire du nouveau ? Dans le cas de la plupart des auteurs libano-canadiens issus de la 3e vague et plus tard, il est difficile de trouver ce ‘tout à fait autre’, mais des différences sont perceptibles. Avec Aoun par exemple, il s’agit d’une évasion partielle puisque le sujet-objet d’étude se retrouve au Québec, au Moyen-Orient, et ailleurs, comme aux Etats-Unis lorsqu’il publia un ouvrage sur Obama. Avec Mourani, l’évasion semble beaucoup plus forte vu qu’elle s’intéresse à la politique locale québécoise, toutefois, ses origines la rattrapent lorsqu’elle lutte pour la préservation des droits des minorités (dont celle dont elle est issue). Dans le cas de Hage, le risque d’enfermement semble être le plus marqué à première vue. Hage « fait du migrant » dans toutes ses œuvres.
2)      Faut-il choisir entre l’ancrage et l’errance ? Plusieurs auteurs libano-canadiens perçoivent et qualifient l’exil comme événement déstabilisant, puisqu’il y a rupture entre l’être qui était et celui qui devient et restera à jamais. Un être fragmenté entre deux états : le pré et le post-migratoire, inconciliables, qui ne pourront jamais se réunir, situés de part et d’autre de la faille, comme pour Mouawad par exemple et Farhoud ; mais pour Mouawad, l’écriture agit comme remède et peut colmater cette faille. Pour Abla Farhoud, l’écriture empêche de mourir (émotionnellement, spirituellement) – écrire le pays d’origine empêche de mourir à sa suite puisque selon elle, le Liban est déjà mort ; c’est donc une question de survie. Pour Hage, le migrant se trouve certes dans l’entre-deux du dilemme de l’ancrage et de l’errance, mais il a la possibilité de se projeter au-delà de cette faille, au-delà toute appartenance nationale, au-delà d’une simple somme d’identités multiples à la Maalouf, pour une identité humaine universelle. Avec Mourani, l’engagement politique à plusieurs niveaux dans la société d’accueil colmate la faille – ce qu’elle qualifie d’intégration. Et avec Aoun, il n’est pas nécessaire de choisir entre l’ancrage et l’errance. On peut faire avec les deux, tant que les attitudes que les pratiques adoptées, à tous les niveaux dont l’écriture, et quel que soit l’endroit où l’on se trouve, au Liban ou au Québec-Canada, sont l’ouverture à l’autre et le dialogue. 

Tuesday, March 11, 2014

Introduction à des auteurs-es libano-canadiens: Sami Aoun, Rawi Hage et Maria Mourani

Ma conférence à l'Université Saint-Esprit de Kaslik (Liban), le 27 mars 2014.

"Introduction à des auteurs-es libano-canadiens: Sami Aoun, Rawi Hage et Maria Mourani"

Dans le cadre du Colloque "La présence libanaise dans le monde III"

15h30 - 16h45 Table ronde 2 
Modératrice : Mme Maya Khadra - USEK 
Intervenant : M. Georges Yarack - USEK (Sujet : « Le libanais en tant que présence de la terre libanaise à travers le monde ») 
Intervenante : Mme Pamela Chrabieh - USEK (Sujet : « Introduction aux œuvres de libano-canadiens-nes de renom : Sami Aoun, Rawi Hage et 
Maria Mourani »)
Intervenant : M. Franck Darwiche - Université de Balamand (Sujet : « Vers le Liban : pour un retour qui confirme l’appartenance »)

Programme du Colloque:
http://www.usek.edu.lb/Library/Files/News/PresenceLibanaiseIIIfr/20140310PresenceLibanaise02.pdf


DETAILS A SUIVRE...

Thursday, June 23, 2011

Politics, Culture and the Lebanese Diaspora



Announcing the publication of:
Dr. Pamela Chrabieh Badine 
"Contributions of Young Lebanese-Canadians to Peacebuilding in Lebanon", in 
Politics, Culture and the Lebanese DiasporaEditor: Paul Tabar and Jennifer Skulte-Ouaiss. 
Cambridge Scholars Publishing, 2010, p.176-192.

This book is a collection of essays that were originally presented at a conference at the Lebanese American University in late May 2007, entitled “Politics, Culture and the Lebanese Diaspora.” It looks at various facets of the Lebanese Diaspora and examines the politics and culture of Lebanese migrants and their descendants in different parts of the world while detailing the communal, national and transnational elements of these practices and exploring the changing characteristics of politics and culture in respect to migration, Diaspora and globalization. The essays raise questions about the (in)compatible and interpenetrating relationships between these dynamics, and analyze processes of identity formation as cultural manifestations of migratory politics.
The book is divided into three main sections. The first section deals with issues of identity and multiculturalism among Lebanese emigrants, concluding that identities are continuously molded and negotiated in the diaspora. It examines the formation of identities among second and third-generation migrants, and the changing conceptions of the meaning of roots and homelands. The second section deals with politics and activism in the Diaspora. It looks at how diasporas relate to the political processes in their homelands during post-conflict resolution and explores the role of Lebanese migrants abroad in the process of peace-building back home. The third part deals with the Diaspora in literature and media through the assessment of key writings on the explorations of self of the Lebanese abroad, drawing on how symbols of identification and conventions of representation become sites of conflict over time.
The wide variety of perspectives presented in these papers invite us to challenge the notion of a fixed, bounded, and rigid homeland and identity, and move towards one that is more nomadic and fluid. They call us to pay attention to the symbols used in the cultural construction of both homelands and identities in the country of immigration and to think of the complex ways in which transnational politics affect the homeland and are in turn affected by it.

Paul Tabar is Director of the Institute for Migration Studies, Associate Professor of Sociology / Anthropology at the Lebanese American University, Beirut campus, and Associate Researcher at the Centre for Cultural Research, University of Western Sydney. He is a co-author of Bin Laden in the Suburbs: Criminalising the Arab Other (The Institute of Criminology, Sydney University, 2004), and has published many articles on Lebanese and Arab migration in international journals. Along with Noble and Poynting, Tabar recently published On Being Lebanese in Australia: Identity, Racism and the Ethnic Field (Institute for Migration Studies, Lebanese American University Press, 2010).
Jennifer Skulte-Ouaiss is Assistant Professor of Political Science and International Affairs at the Lebanese American University, and affiliated with the Institute for Migration Studies. A specialist in postcommunist politics, national identity and diaspora studies, she has published on return migration, elite politics and national identity construction. She is currently working on a large-scale research project on the effects of the Lebanese Diaspora on conflict perpetuation and peace-building in Lebanon.

Price Uk Gbp: 44.99
Price Us Usd: 67.99

INTRODUCTION AND TABLE OF CONTENTS HERE (PDF DOCUMENT)


It is available for purchase through the following link:

Friday, February 04, 2011

LA GESTION DE LA DIVERSITE RELIGIEUSE (LIBAN-QUEBEC)


Salim Daccache s.j. et Pamela Chrabieh Badine (ed.)

Publications de la Faculté des Sciences Religieuses, Institut d'études islamo-chrétiennes (Université Saint-Joseph), Beyrouth, 2010.

Actes du colloque bi-national organisé en octobre 2008 par l'Institut d'études islamo-chrétiennes (FSR, Université Saint-Joseph, Beyrouth) et la Chaire de recherche du Canada Islam, Pluralisme et Globalisation (FTSR, Université de Montréal, Québec).


SOMMAIRE:




Monday, September 27, 2010

Transmissions du religieux chez de jeunes Libano-Canadiens


Ci-dessous des extraits:

Analyser la transmission de la religion au sein de la communauté Libano-Canadienne ne constitue pas une tâche aisée. En effet, celle-ci révèle l’existence d’une diversité de visions et de pratiques allant de la transmission dite traditionnelle (enseignement religieux à la paroisse, centre islamique, famille, cours d’été dans le pays d’origine) à l’absence de toute transmission. Nous nous intéressons particulièrement aux nouvelles transmissions ou les transmissions ‘alternatives’ qui émergent chez des jeunes Libano-Canadiens vivant au Canada – notamment à Montréal, au Liban ou entre les deux pays. Nous présenterons dans notre communication quelques caractéristiques de ces transmissions en nous basant sur une recherche qualitative en cours depuis 2004 avec déjà plus d’une centaine de jeunes, dont 60 sont Libano-Canadiens.

1- De quelle génération de Libano-Canadiens ou de quelle vague d’émigration s’agit-il?

(...) Les jeunes Libano-Canadiens dont il est question dans notre communication sont issus des troisième et quatrième vagues. Certains ont émigré avec leurs parents, d’autres seuls; certains sont restés quelques années au Canada et sont retournés au Liban, d’autres s’y sont installés définitivement, et d’autres encore se déplacent continuellement entre les deux pays.

2- Appartenances religieuses et modes ‘traditionnels’ de transmission de la religion

Nous ne possédons pas d’informations détaillées concernant le mode de transmission de la religion des premières communautés libano-canadiennes. Nous savons uniquement que ces deux vagues étaient formées en grande partie de chrétiens de Rachaya et que plusieurs églises chrétiennes orientales furent édifiées au début du 20e siècle. Toutefois, les libano ou syro-canadiens de l’époque ne suivaient pas tous la paroisse de leur appartenance confessionnelle d’origine. En 1892 par exemple, un groupe de Libanais avait demandé à l'archevêque catholique de Montréal de leur accorder une église pour un prêtre qui fut envoyé du Liban par le patriarche melkite. Les dirigeants de la paroisse Saint-Sauveur avaient inséré dans la pétition les noms de maronites et de grecs-orthodoxes.

La majorité des Libanais qui avaient choisi d’émigrer au cours de la troisième vague était des chrétiens de toutes les classes sociales voulant fuir la guerre, ce qui a renfloué le nombre de chrétiens libanais. Selon Statistiques Canada (2001), la majorité des Canadiens d’ascendance libanaise sont chrétiens.[1] En 2001, 42 % des membres de la communauté libanaise du Canada se disaient catholiques, tandis que 11 % étaient chrétiens orthodoxes et 10 % appartenaient à une confession protestante ou un autre groupe chrétien. Le plus grand nombre d’églises, de paroisses et d’organisations chrétiennes libanaises et orientales a vu le jour avec cette vague. La circulation entre les lieux de culte de confessions différentes est restée monnaie courante. Il ne s’agit pas d’une conversion d’un rite à un autre mais plutôt d’une sorte de dépassement de la référence confessionnelle d’origine. L’important est de se rendre a une église libanaise – on parle de ‘saints libanais’.

Parallèlement, 30 % des gens d’origine libanaise du Canada se déclaraient musulmans, mais les confessions ne sont pas mentionnées. Nous savons que les premières communautés islamiques n’avaient pu établir des institutions religieuses. La pratique religieuse individuelle n’était pas courante. Les institutions qui furent créées par la suite par des Syriens et des Libanais principalement étaient ouvertes aux musulmans de diverses origines culturelles et ethniques – Toronto, Nova Scotia, Ottawa, London, Calgary, Montréal, Alberta, etc. En 1938, la mosquée Al Rashid est construite à Edmonton, ce qui en fait la première mosquée du Canada, mais ce n’est qu’ à partir des années 50 que les libanais musulmans affluent en plus grand nombre au Canada. De nombreuses mosquées et associations musulmanes sont affiliées avec le Conseil des communautés musulmanes du Canada (The Council of Muslim Communities in Canada) qui a fut fondé en 1972 et est basé à Toronto.

En dépit de l’édification croissante d’institutions et d’associations religieuses, plusieurs individus et familles ont choisi de quitter le Canada et de rentrer au Liban, notamment pour l’éducation de leurs enfants, ne voulant pas que ceux-ci évoluent dans un environnement marqué par la crise religieuse et familiale. Selon le Consulat libanais a Montréal, les libano-canadiens des troisième et quatrième vagues qui sont rentrés au Liban peuvent être divisés en quatre catégories : les pères de famille qui avaient fermé leurs entreprises à Beyrouth durant la guerre et qui ont décidé de les rouvrir ; les professionnels qui n’ont pas pu exercer leurs métiers au Canada car leurs diplômes n’ont pas été reconnus ; les étudiants qui faisaient simplement leurs études à l’étranger et qui souhaitaient rentrer chez eux ; enfin, ceux qui attendaient la fin de la guerre pour pouvoir retourner. Mais l’une des principales raisons qui a poussé de nombreux émigrés à regagner le Liban est l’éducation des enfants et la preservation de la cellule familiale ainsi que des traditions et coutumes du pays d’origine.

Une analyse intéressante sur le retour des libano-canadiens au Liban fut d’ailleurs a la base d’un documentaire-vidéo produit par Pimiento Productions (2008-2009) et diffusé par RDI, montrant notamment que la peur de la perte des valeurs familiales et de l’identité religieuse constitue une des plus importantes causes du mouvement de retour, et démontrant de surcroit que la transmission de ces valeurs ne peut s’effectuer facilement sur le sol canadien.

Toutefois, la laïcisation des comportements qui se manifeste à travers les alliances matrimoniales mixtes (mariages interconfessionnels, interreligieux, Libano-Canadiens et Canadiens…) et les visions/pratiques plurielles des jeunes des troiseme et quatrieme vagues, dont la pratique religieuse peu soutenue ou quasi-inexistante, constitue des arguments majeurs que ces familles qui quittent le Canada utilisent pour expliquer leur départ. Notons que pour la grande majorité des jeunes interviewés, le rythme de fréquentation des lieux de culte dépend de leur disponibilité et se concentre principalement sur les fêtes importantes. Leur participation à ces temps forts est une façon de maintenir le lien avec le pays d’origine ou un moment de partage en famille, encore plus qu’une question de mise en pratique de la foi ou d’appartenance religieuse-confessionnelle. Cette derniere appartenance existe pourtant, mais elle se manifeste ailleurs, que ce soit a l’école, a l’université, au milieu du travail etc. Depuis les attaques du 11 septembre 2001, beaucoup de Libanais furent victimes de discrimination, ce qui a contribué a déclencher ou a renforcer l’attitude/l’identité religieuse-confessionnelle et la ghettoisation.

3- Modes ‘alternatifs’ de transmission de la religion

Selon la majorité des jeunes interviewés dans le cadre de ma recherche, la transmission des préceptes religieux ainsi que des valeurs-traditions et coutumes du pays d’origine n’est plus que l’affaire des institutions religieuses et du milieu familial. La transmission veut dire pour eux continuité, non immuabilité. Or, leurs familles et les milieux institutionnels traditionnels ne leur offrent pas, a leur avis, un impératif culturel qui est le changement, lequel a son tour assure la continuité. Ces jeunes ne rejettent donc pas la religion, mais ils en ont une définition plus large: elle engloberait l’ensemble des croyances et des pratiques d’individus et de communautés et ne se limiterait pas aux institutions religieuses. Ils ne rejettent non plus l’appartenance religieuse et confessionnelle, mais celle-ci est soit reléguée a un deuxieme ou troisieme rang derriere l’appartenance nationale ou bi-nationale, l’appartenance linguistique, l’appartenance culturelle, etc. Ou elle releverait pour certains du privé, non du public, et ceux-ci ne l’associent pas nécessairement a l’obligation de transmettre. En fait, transmettre pour eux est une affaire de choix personnel, non d’obligation. Transmettre ou construire une mémoire et la partager engloberait donc ce qui fut appris, ce qui fut remis en question, ce qui fut gardé tel quel, ce qui se fait au présent et ce qui reste a advenir. Un processus de ruptures et de continuités, de changements, de relectures, de fidelité et de mimétisme. Pour ces jeunes, les lieux de socialisation traditionnels ont encore leur fonction dans la transmission du savoir, des pratiques et des valeurs, mais elle est incomplete sans d’autres contributions, dont la leur, puisqu’ils se percoivent en tant qu’etres humains et citoyens cherchant la vérité, voire leurs vérités qui font sens a chacun et chacune d’entre eux. Le rapport a la lignée croyante se fait selon eux de diverses manieres et adopte plusieurs mediums. Or, celui qui retient le plus notre attention depuis 2004 notamment est l’Internet.

Exemple 1:

Des événements culturels et artistiques organisés par des groupes et des associations de jeunes tant au Liban qu’à Montréal comme Tadamon (« Poets against the War », 30 août 2006[3], « Fires of War and Voices of Resistance », 27 septembre 2006[4] etc., incluant des conférences, de la poésie, des performances musicales, le visionnement de documentaires et des panels de discussion concernant les luttes de membres de la communauté Libano-Montréalaise, toutes appartenances religieuses/confessionnelles et non religieuses/confessionnelles confondues, à l’encontre de la guerre et pour la paix, la justice sociale et les droits Humains au Liban). Dans tous ces cas et bien d'autres, les mediums virtuels furent privilégiés : blogs, pages facebook, Youtube, Twitter… [6]

Exemple 2: le projet Trait-d’union Islam Christianisme

Projet innovateur entrepris par une equipe libano-canadienne et interreligieuse, ayant abouti a la publication d’un livre de 700 pages, d’expositions de photos et de peintures dans plusieurs pays, et la constitution d’un reseau virtuel sur Facebook sur le dialogue, la memoire, la transmission du religieux, l’emigration et l’identite etc. Dans la page d’accueil du projet – site web Electrochocks Production [7]–, nous lisons ce qui suit:

“TRAIT D’UNION Islam – Christianisme est un projet innovateur qui, à travers la photographie, des rencontres avec des libanais du Liban et des membres de la diaspora, des entrevues, la tradition orale et la parole écrite, tente d’humaniser le dialogue entre l’Islam et le Christianisme, de lui rendre une dimension plus terre à terre, loin des politiques et des académies puisque toute société, toute politique et toute institution est d’abord composée de différents individus. Ce projet veut être ce trait qui unit et en même temps qui sépare deux croyances, deux cultures, dans le respect de la différence.

La devise du Québec est « Je me souviens ». C’est dans le souvenir du passé que l’on apprend, que l’on évolue afin de mieux vivre aujourd’hui. Si chaque peuple a des histoires en apparence différentes, c’est en se souvenant et en les racontant que l’on se rapproche et cette maxime devient alors celle de tous les peuples, de toutes les nations, de toutes les cultures et de toutes les religions”.

Les moyens virtuels utilisés permettent ainsi le partage et la transmission d’expériences et de croyances individuelles et collectives, tout en étant libéré de nombreuses contraintes. Pour les blogueurs contactés dans le cadre de notre recherche, l’Internet est un moyen d’accéder à la parole, d’avoir un contact, ne serait-ce qu’à travers une interface, avec une diversité de visions du monde et de modes de vie. De plus, maîtriser les techniques de la blogosphère et la vitesse de la transmission, c’est détenir une certaine forme de pouvoir – certains blogueurs par exemple jouent un rôle considérable en matière de perception et d’influence. Il est évident que la blogosphère Libanaise et libano-canadienne, ainsi que les divers autres mediums, apportent de nouvelles possibilités d’action. Ces réseaux proposent de constituer ou même de reconstituer la mémoire collective et de perpétuer le savoir. Mais en plus, ils permettent une plus grande liberté d’expression et de circulation de l’information et de la pensée. Selon Tengku Azzman Sheriffadeen, la nouvelle constellation de technologies Internet constitue un « shift » des structures traditionnelles et centralisées du pouvoir à une distribution horizontale de ce dernier entre des individus et des communautés de toutes appartenances.[8] Ainsi, la croissance phénoménale de la blogosphère Libanaise depuis juillet 2006 ne peut être uniquement résumée en une réponse à l’invasion Israélienne du Liban, mais aussi et surtout en la création de « lieux alternatifs » (alternative localities) pour la promotion d’une diversité de voix-es. Ces lieux permettent la redéfinition de la sphère politique tout en accélérant l’édification de ponts entre une pluralité d’identités (nationales, ethniques, religieuses, sociales, économiques, culturelles, etc.). En ce sens, les nouvelles technologies Internet offrent la possibilité pour ces forces habituellement exclues des sphères traditionnelles de s’exprimer et d’exercer leur autonomie.

En résumé, Internet constitue une :

- autorité incontournable de construction et de transmission du savoir.

- plateforme de prolifération de religiosités individuelles.

- plateforme commune de partage de vérités plurielles, de construction de liens, de dialogue et de convivialité - communalisation et communautarisme.

- plateforme de la transmission institutionnelle puisque la plupart des institutions religieuses y ont une présence active. Citons a titre d’exemple le site-web du Conseil Superieur Maronite du Canada.[9]

Citons aussi l’exemple de sites d’associations comme Hayat Canada, un portail d'informations qui cible principalement la communauté arabe et musulmane du Canada, dont celle libanaise.[10] Une section sur l’Islam et le Coran permet aux internautes d’avoir acces a des informations de base sur la religion, les principales croyances et les pratiques. On y a acces également a des chaines télévisées islamiques en plusieurs langues, des radios, des livres etc.

En ce sens, nous ne pouvons parler d’une disqualification des dispositifs de la validation institutionnelle du croire, mais d’une diversification et d’une démocratisation de la validité des croyances et des mémoires. Les institutions sont présentes sur le net, mais elles ne sont pas seules ni ne monopolisent l’espace. Nombreux sont les individus lesquels dans l’échange mutuel trouvent les moyens de valider leurs croyances. Certains tombent dans la prétention à dire le « croire vrai », à disposer de références solides, définitives et non-discutables. D’autres affirment détenir des vérités partielles et changeantes, ouvertes aux autres vérités. Dans les deux cas, on se passe de la légitimation de l'institution traditionnelle.

4- Perspectives d’avenir:

La question de la durabilité de tels modes alternatifs est actuellement débattue. Toutefois, la performance et l’impact de ces modes ne peuvent êtres mesurés à court-terme. Aussi, l’absence ou la rareté d’études scientifiques rend tout jugement à son encontre hasardeux et réducteur.[11] Ces études devraient analyser comment les subjectivités associées aux pratiques singulières du réseau Internet s’entrelacent avec les micro-mondes hérités ; entrelacements qui suscitent résistances et engouements, et « modifient les modes d’association et les manières dont se tissent les liens socio-culturels en même temps que ces derniers transforment cette appréhension toujours locale et singulière du nouvel espace numérique ».[12] Ces études devraient également analyser les diverses manières d’appropriation et de ré-appropriation du réseau Internet par de jeunes Libanais et libano-canadiens en considérant les difficultés qui émergent dont la censure opérée par les gouvernements. En effet, le réseau constitue un danger potentiel pour les gouvernants parce qu’il peut représenter un moyen d’action politique pour les internautes. Donc, la question d’Internet et des réseaux ouverts tel celui de la blogosphère est une question qui engage la réflexion sur la pensée, le savoir, la mémoire et les transformations inattendues qui dépassent les frontières des normativités de fait imposées par les gouvernements.

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[1] Remarque: selon Statistiques Canada (2001), relativement peu de gens d’origine libanaise déclarent n’avoir aucune affiliation religieuse. En 2001, 6 % de la population libanaise seulement faisaient cette déclaration, comparativement à 17 % dans l’ensemble de la population.

[3] Cet événement fut organisé par conjointement par Tadamon et Les Pages Noires Productions, présentant vingt poètes de diverses nationalités, en solidarité avec la paix au Liban.

[4] Cet événement fut organisé conjointement par Tadamon et l’Association des jeunes Libanais musulmans. Il fut parrainé par : Al-Hidaya Association, Block the Empire Montreal, Canadians for Justice and Peace in the Middle East, International Solidarity Movement-Montreal, No One Is Illegal-Montreal, QPIRG-Concordia, QPIRG-McGill, RAME, Solidarity Across Borders.

[6] Exemples de blogs libano-canadiens et de pages Facebook bi-nationales et interreligieuses: http://theinnercircle.wordpress.com/category/canada/page/2/; http://lebaneseamericanbloggers.blogspot.com/;

Lebanese Canadian Coordinating Council (LCCC) : http://www.facebook.com/group.php?gid=17974722934

Lebanese Canadian Progressive Society: http://www.facebook.com/group.php?gid=5161394723

Lebanese in Canada: http://www.facebook.com/lebaneseincanada

[8] Tengku Azzman SHERIFFADEEN. « Beyond Information Literary: A Malaysian Experiment », APEC Conference Information Literary’97, Tokyo, November 4, 1997, p.10.

http://www.umassd.edu/cfpa/docs/global.pdf (consulté: 12 septembre 2006).

[11] Une recherche concernant l’utilisation des technologies Internet dans le monde Arabe fut notamment entreprise en France par Samia MIHOUB-DRAMÉ. Internet dans le monde Arabe. Complexité d’une adoption, Paris, L’Harmattan, 2005. Toutefois, celle-ci traita uniquement le cas des pays du Maghreb et ne concerne pas le sujet de la religion.

[12] MIHOUB-DRAMÉ, op.cit., p.11.