Saturday, September 30, 2006

The need for Dialogue, the need for Life.
Le besoin de dialogue, le besoin de vie.
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Semaine du 1er octobre-8 octobre 2006
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J'ai assisté le mecredi 27 septembre 2006 à un événement organisé par Tadamon-Montréal à McGill (Auditorium Frank Dawson Adams):
FEUX de la GUERRE et VOIX de la RÉSISTANCE.
Stratégies pour la solidarité du Liban à Montréal
Ce que j'ai retenu de cet événement est un appel à la vie de la part de jeunes Libanais, Palestiniens et Canadiens, et non à la survie; un appel à la vie doublé d'un appel à l'équité (le sang des Libanais et des Palestiniens ne vaut pas, hélas, aux yeux de beaucoup, les larmes d'autres), la liberté, la solidarité et le dialogue. En effet, la violence n'entraîne que la violence. Et la guerre ne peut être stoppée par un 'cessez-le-feu'.
On ne peut parler d'après-guerre au Liban, du moins, pas à court terme. Tant que les Libanais sont encore entraînés dans un cycle de survie qui émane du cycle infernal de la guerre et qui l'alimente en retour, ils ne pourront 'vivre' pleinement et dignement. Au-delà du retour à une sécurité minimale (physique bien sûr, mais aussi économique et sociale peu à peu), et de droits de 'base' (besoins élémentaires) assurés à une plus grande échelle grâce à l'aide humanitaire (pouvoir se nourrir, se vêtir, se loger); au-delà également des chiffres que l'on voit déferler dans les médias (nombre de morts, de blessés, de bombes et missiles, d'habitations, d'écoles et de ponts détruits, de déplacés et de réfugiés, aide monétaire provenant de plusieurs pays et associations...), jouir d'une vie décente ne vient certainement pas de pair avec l'annonce et l'implantation de la 'cessation des hostilités' - et le retrait progressif des forces armées israéliennes du Sud du Liban - et, comme l'avait affirmé le ministre de la culture libanaise Tarik Mitri au Sommet de la Francophonie à Bucarest la semaine passée: "les chiffres enlèvent à chaque être disparu son nom ; ils taisent la coupure de cet élan de vivre qu’est l’enfance ; ils ne peuvent rien dire du drame qu’inaugure une amputation ; ils ne rendront jamais rien, non plus, de l’incommensurable mémoire d’une maison détruite".
Traumatismes et Post-traumatismes, dépressions, Xanax, chômage, paupérisation, émigration forcée, déplacement à l'interne forcé, séparation des familles... Chocs et crises économiques et psychologiques (traumatismes-bis beaucoup moins spectaculaires mais tout aussi profonds!), désespoir, haine, vengeance... : voici le lot de la constante dynamique 'guerre/cessez-le-feu/statut-quo'.
Il va falloir implanter un dialogue multiforme ou un plurilogue au niveau national (interconfessionnel, intergénérationnel, inter-genres, inter-politique, inter-classes sociales et économiques, transnational, etc.), renforcer les dialogues et les mouvements de solidarité déjà existants, assurer le retour des réfugiés et des déplacés chez eux, renforcer l'éducation, implanter des cliniques de récupération psychique, assurer la liberté d'expression et les droits politiques pour tous les Libanais, réformer le système socio-politique confessionnel, combattre le clanisme et la néo-féodalité, renforcer la Société Civile, se départir des ingérences étrangères, construire et promouvoir une culture de la mémoire de la guerre en vue de la réconciliation et de la convivialité à tous les niveaux, lutter contre l'état d'épuisement général, de lassitude, de la perte de la foi en l'avenir, etc.
Ces logiques et bien d'autres encore, qui constituent des alternatives au système de la guerre - avec la sécurisation des conditions de vie (dont le désamorcement de plus d'un million de bombes à fragmentation larguées aléatoirement par l'armée israélienne sur le sol Libanais et dont les cartes n'ont pas été encore remises à l'ONU), le respect du droit international et du droit international humanitaire souvent ignorés, voire bafoués au Liban, en Palestine, à travers le Moyen-Orient et au-delà-, pourront assurer le passage de la survie à la vie, de l'injustice à la justice, de l'instabilité à la stabilité, de l'occupation et de la dépossession de territoires à la souveraineté et l'indépendance... Bref, de la guerre à la paix.
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TÉMOIGNAGES- TESTIMONIES
Wednesday 4 October, 2006.
9h54 a.m.

In line with the “domestic tourism” I have been going for practically every weekend since the end of the last war in Lebanon, I went, the previous Sunday, to relax and eat supposedly fresh fish from our Mediterranean Sea in “Abou-Philippe’s” restaurant in Byblos. Founded by the Phoenician God El at least 7000 years ago, Byblos is renowned for being the “oldest continuously inhabited city” and the place most Lebanese visit to dream, smile and admire. Similar to the road leading to the South of Lebanon, the way to Byblos was filled with alternative routes because of the bombardment and demolition by the Israelis of three bridges leading to the North of Lebanon; of course, to hypothetically stop the circulation of Hezbollah’s missiles. While the detours are a common trend by now for all Lebanese, the very tense discussion with my friends, surely a common trend as well, concerning Hezbollah and the way to annihilate them or dialogue with them collided with a scene I lived a couple of nights before at 2h a.m. in the MusicHall of Downtown Beirut. With a few hundreds Lebanese, I was enchanted by Zaki Nassif’s song “Rajee yet aammar Lebnan” (Lebanon will be rebuilt again). How many times have we heard the latter, sang it and believed in it? Yet will the Lebanese ever decide on a way to rebuild our beautiful land when friends can hardly op
en up a conversation without almost killing each other? Actually, the smiles and the hopes for a better winter of an old couple I met once in Zaarour, a ski resort area, revealed a sample of the Lebanese will to rebuild and go further. A dream I shall never doubt its tangible realization.

Michèle Chrabieh
Bab Idriss, Lebanon.
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The McGill Daily: Where were you when you found out about the deaths of your family members?
Hassan El-Akhras: The Israeli war had started. I was at a demonstration [against the Israeli bombings] here in Montreal that Sunday. My cousin from Beirut called me and told me that our house had been bombed.
MD: What have you heard about the situation in Lebanon right now?
HE: Actually, it's better, but some Israeli soldiers have stayed along the border around my village. They are supposed to go back to their side, but they continue to violate UN Resolution 1701 [which called for a ceasefire in August].
MD: After you found out about the deaths of your family members, what was the Canadian government's response and what support did they provide you and your family?
HE: The Foreign Minister, [Peter] MacKay, called me two days after and expressed his sympathies. And that's it. After that, one month later, they helped us bring our aunt to Montreal because she's not Canadian. These are the only things they did. I asked them to conduct an inquiry into the people who were killed by Israeli air-strikes, I asked to meet the Prime Minister, but I am still waiting to meet him. The only response I've gotten is a copy of the letter they sent to the [Israeli] Foreign Ministry asking for the inquiry. They told me that Israel was doing an investigation into what happened and they will give me any news. I'm still waiting.
MD: Do you plan to go to Lebanon?
HE: I am going in October for about four weeks, with my mom, to see our dad's tomb, and our family's tombs - we didn't see them and we want to go there. At the end of Ramadan during Aid, we have to go see the tombs of our family, so we want to go there and see and be there to commemorate and remember them.
MD: What is the main message you want to send the Montreal community on Wednesday?
HE: I'll ask people to help us to make justice, to introduce the criminals to court. I'm asking for justice, that's it. We want to have all criminals everywhere in the world pay for their crimes. I want people to help us... not only for my family, but for everyone around the world.
Compiled by Kaveh Namdaran
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Dans la nuit assassine
Au-dessus de la ville endormie,
Les étoiles veillent, nombreuses,
Un avion à moteur franchit le ciel,
Dans la nuit assassine.
Encore un pont qui tient debout,
la face des bombes ennemies.
Des portières qui claquent, une voiture qui s’éloigne,
Encore une famille qui a choisi de partir,
Nous sommes tous des ponts dans la nuit,
Des ponts qui relient le jour au jour,
Des ponts attendant le point du jour ;
Nous irons continuer nos vies ailleurs .
Pas de lumière, de ce côté du monde,
La guerre a tout éteint, tout endormi.
Quelque part, un enfant vient au monde,
Dont le père est sur le point de partir.
Quelque part, un homme se barbouille le visage
Pour ne pas refléter le clair de lune,
Il arme son fusil d'assaut et sort pour tuer
Ou mourir. C'est sa dernière nuit sur terre.
Le jour se lève sur Beyrouth,
Après une nouvelle nuit de mystère,
Une nouvelle nuit de vacarme au loin,
Une nouvelle nuit de silence.
Le jour étale ses couleurs,
Un rossignol réveille la nature,
J'ai veillé au sommet de cette nuit,
Dont je redescends pour dormir.
Le jour se lève sur Beyrouth, dans le bac à fleurs,
Les abeilles bourdonnent et butinent.
C'est bien, nos enfants goûteront cette année,
Du miel fabriqué au Liban.
(par Fady Noun, journaliste à L'ORIENT LE JOUR)
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PRESSE- PRESS
Benzodiazépines
L'article de Ziyad MAKHOUL

Trente-neuvième semaine de 2006.La réputation de ce pays qui attendait, avant le kidnapping par le Hezbollah des deux bidasses israéliens, une saison touristique hallucinante et des promesses d’investissements économico-financiers, mais aussi culturels, sociaux, humains, extrêmement précieux, s’est doublement avariée, carrément sclérosée : on n’y vient plus, certes, et, bien plus grave à court, moyen et long terme, on en part. Létale, scandaleuse hémorragie, que même les muscles des boys de la Finul Plus et l’hyperactivité/ubiquité de Fouad Siniora ont à peine réussi à endiguer. Polyhémorragie, surtout : ça s’en va de partout, de toutes les classes sociales, de tous les âges, des deux sexes, toutes tendances politiques confondues, de toutes les communautés. À ce propos, il serait d’ailleurs absolument inconvénient, voire désobligeant, stupide même, de se cacher derrière un petit doigt : les chrétiens déguerpissent beaucoup plus vite et en bien plus grand nombre que les autres, et quiconque pense qu’un Liban sans chrétiens resterait le Liban se fout du monde et, surtout, de lui-même. Tout le monde s’en va donc, et personne ne sait quand, s’ils le faisaient, ils reviendront. C’est vrai que si le Hezbollah désarmait, si Lahoud émigrait, si un audit international était imposé sur le moindre dollar reçu et géré par le gouvernement, sur la plus petite des institutions (dont, naturellement, le Conseil du Sud...), si la justice s’émancipait et devenait terrifiante pour tous, si la loi et le droit prévalaient en despotes éclairés, si le terrorisme (notamment intellectuel) cessait d’être pratiqué à chaque fois que quelqu’un ouvre la bouche, si Israël et la Syrie étaient sommés de ne plus toucher, de près ou de loin, au Liban, si la loi (électorale) Boutros était instaurée à vie, si Taëf était appliqué puis amélioré, si les fantasmes des uns et des autres étaient oubliés, c’est vrai que cela pourrait contribuer à un retour plus rapide, au Liban, de l’étranger et du Libanais. Que cela pourrait contribuer à rééquilibrer un minimum cette réputation d’un pays finalement châtié pour excès d’orgueil : il n’est pas simple, il n’est pas évident, peut-être même qu’il n’est pas possible d’être, impunément, un pays-message, un pays-modèle. Cela aiderait, donc, mais cela resterait nettement insuffisant, tant que les Libanais ne s’entendent pas sur la nature et la culture du Liban, sur sa raison d’être, sa mission et sa définition, sur ce qu’il doit être, sur ce qu’il a à faire. Sinon, ce ne sera jamais que du raccommodage, de l’aspirine, de la rustine, celle qu’on met sur un pneu crevé au lieu de le changer.Rester qu’en attendant de trouver l’abracadabra, qu’on s’occupe, au moins, de ceux qui, par délicatesse, par amour, par pitié, par conviction, par nécessité ou par obligation, ont décidé de ne pas partir.Ceux-là, d’où qu’ils viennent, quels que soient leur éducation, leurs revenus, leurs sympathies politiques, leur âge, leurs ambitions, commencent, pas vraiment lentement et certainement sûrement, et dans leur très grande majorité (il restera toujours quelques irréductibles souriants à voir dans l’insurmontabilité et la variété des défis, d’édifiantes vertus érectiles) à entrer dans une espère de somnolence, d’abdication, une espèce de bulle, fanée, résignée, avachie, éthylée et éminemment xanaxée. Il suffit d’ouvrir n’importe quel œil, même myope, même défait par quelque glaucome, pour voir, partout, ce mélange hyperTNT, ce mélange insensé, pire que toutes les pilules abortives réunies, ce mélange inédit et dantesque d’indifférence et d’anxiété. Un peuple qui dort n’est pas un peuple mort, certes, mais un peuple qui n’y croit plus et qui a peur, un peuple à la recherche de n’importe quelle sensation ébrieuse, un peuple fatigué par son activité cérébrale, un peuple glouton d’amnésie, a déjà quelques orteils dans, au mieux, n’importe quel (porte-)avions(s).Peu importe de savoir (c’est tellement facile...) à qui profiterait donc ce génocide qui ne dira jamais son nom, ce libanicide dont beaucoup rêvent – surtout éveillés. Ce n’est décidément, définitivement plus de dialogue dont ce pays a, pour l’instant, besoin, mais de vie. Pour que la vie grouille, il faut des retours, des investisseurs, des étudiants, des unions, des naissances, des touristes, des concerts, des expositions, des Sommets, des happenings, des métissages, des chrétiens et des musulmans réconciliés entre eux et avec les autres, égaux devant le Liban, il faut une sud-africanisation de ce pays, il faut un avènement. Pour qu’il y ait un avènement, une prise de conscience, pour que cesse, ici, la consommation de tous les Xanax du monde, quel que soit l’anxiolytique, il faut un Mandela, un Kennedy, un Juan Carlos : quand il n’y a plus d’envie(s), l’homme-providence a de nouveau l’hypercote.
(L'Orient-le-Jour, Beyrouth, 30 septembre 2006)
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ANNONCES-ANNOUNCEMENTS
According to OCHA Situation Report 39, 20-29 September 2006:
-14 people have been killed from all types of unexploded ordinance since the start of the Summer 2006 War,
-90 people have been injured from them
-The UN mine action center has estimated 1,000,000 unexploded cluster sub-munitions in South Lebanon
Nahwa al-Muwatiniya is pleased to invite Karine Gavand with Handicap International, who will be speaking about the:
‘Campaign to Ban Cluster Bombs’
Karine is the Project Manager of Handicap International in Lebanon within advocacy. She will be speaking about her work here in Lebanon, and more specifically, this campaign, which is an international consortium of 150 NGOs, including Handicap International, campaigning against cluster bombs.
Handicap International is an international charity working in 60 countries worldwide in the fields of disability, landmines and cluster munitions.
Date & Time: 2 October, 2006 at 8:00pm
Place: Club 43, Rue Gouraud, Gemmayzé, facing Doculand
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Fundraiser Musical Night
Healing Melodies
A grand Piano Recital performed by: RAMI KHALIFE
BENEFIT FOR LEBANON
Organized by: LSA Concordia
Ticket: 20$
Sunday, October 1st, 4:00 PM
Oscar Peterson Concert Hall
Loyola Campus, Concorida, Montreal
(514) 2991421; (514) 6907421
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INSIDE INVASIONS: FROM PALESTINE TO LEBANON
By 'Under the Olive Tree', the Canadian Palestinian radio show on CKUT (90.3 FM, Montreal).
Monday October 2nd, 2006.
McGill University, Frank Dawson Adams Auditorium,
Adams Bldg., 3450 University Street, Montreal.
Tania Tabar: Concordia student, speaking about her experience reporting on political prisoners and children living under occupation.
Hanin Amer: McGill student, speaking about the Apartheid Wall and its effects on Palestinians in the West Bank and Jenin.
Laith Marouf: Concordia student, speaking on life for Israeli Palestininans under bombardment from Hezbollah and targeting from the Israeli state Apartheid.
Laith Marouf: Coordinator and Host of the show, speaking about training Palestinian youth for Radio work and the exchange program.
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Israeli Apartheid. Racism, Occupation & Discrimination.
A public talk on Israeli Apartheid with Jamal Juma'a of the International Stop the Wall Campaign.
WEDNESDAY, OCTOBER 4th, 7:30pm.
School of Community & Public Affairs Concordia University
Donations Appreciated.
2149 MacKay [above de Maisonneuve] Metro Guy-Concordia
Participate in a public lecture by Jamal Juma'a, a representative of the Stop the Wall Campaign based in the occupied West Bank. This event is an opportunity to hear a detailed & compelling account of present-day Israeli apartheid & the growing global movement against it. In light of the Israel's recent bombardment of Lebanon & its ongoing brutal occupation of the West Bank & Gaza Strip, an international conference is taking place in Toronto, from October 6th to 8th, in order to launch a comprehensive Boycott, Divestment and Sanctions (BDS) strategy as the center-piece of international solidarity efforts to end Israeli apartheid
* Information on Jamal Juma'a: Juma'a was born and lives in Jerusalem and is the coordinator of the Palestinian grassroots anti-Apartheid Wall Campaign. He is a founding member of several support organizations, including the Palestinian Agricultural Relief Committees [PARC] and the Palestinian Association for Cultural Exchange [PACE], on whose boards he continues to serve. He has written several widely-published and translated analysis pieces on the Wall and the struggle for Palestine. He regularly represents the Stop the Wall Campaign. [http://stopthewall.org]
* Organized by Tadamon! Montreal & the International Solidarity Movement of Montreal [ISM].
Info: tadamon[at]resist.ca / 514 690 8499 / http://tadamon.resist.ca
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The Preamble to the Constitution of UNESCO declares that ‘since wars begin in the minds of men, it is in the minds of men that the defences of peace must be constructed’.
After many years of war in Lebanon the questions remain the same: why can’t these painful experiences be used as lesson for the future? How can we forget and move on as nothing happened?

Nahwa al Muwatiniya is pleased to invite you to a session with Dr.Antoine Messarra, Project Coordinator of the Lebanese Foundation for Permanent Civil Peace, who will be speaking about:

“The importance of building a collective memory”

Date & Time: 9 October, 2006 at 8:00pm
Place: Club 43, Rue Gouraud, Gemayzé, facing Doculand

Monday, September 25, 2006

L'ère de la désinformation
Semaine du 25 septembre 2006


Selon Wikipédia:
"La désinformation est un processus, utilisable à tous les niveaux dans toutes les sphères de la communication, et qui consiste à présenter :
- une information fausse comme vraie
- une partie d'information vraie comme une totalité indépendante et vraie pour elle-même
- une information vraie comme fausse".
La désinformation peut être exercée comme moyen de propagande (d'un gouvernement, d'un parti politique, d'une institution étatique, privée, religieuse, financière, etc., d'un lobby, d'un groupe particulier...). Elle est dans ce cas planifiée. Elle peut être également latente et s'exerce sous forme d'autocensure, en privilégiant des informations sur d'autres, des sujets sur d'autres... Par exemple, quoi de plus désolant de constater la profusion des couvertures médiatiques des conflits-guerres et tensions entre États, cultures et religions; alors que ce n'est pas le cas des initiatives de dialogue, des actions communes et des interactions constructrices. Évidemment qu'il existe des canaux et des 'lieux' de communication alternatifs comme l'Internet, mais ce dernier véhicule aussi un large éventail de rumeurs, de canulars et différents types de propagande.
En se basant donc sur une définition large de la désinformation dont les caractéristiques sont étayées ci-dessus, il nous semble pertinent de qualifier notre ère de "l'ère de la désinformation". Les exemples à cet effet sont innombrables et ne constituent pas l'apanage d'un pays ou d'une culture spécifiques. Toutefois, ce qui m'intéresse actuellement est la désinformation qui s'exerce tant au Liban (au niveau interne), qu'au niveau de la transmission des nouvelles concernant le Liban (et le Proche-Orient en général) à l'échelle internationale. La censure, l'auto-censure et la propagande sont tellement présentes dans ces deux niveaux qu'elles dictent des visions du monde spécifiques à suivre: au niveau interne par exemple, toute information identifiée de 'pro-israélienne' est qualifié de 'traîtrise' et 'd'anti-nationalisme'; tel est également le cas de toute information identifiée de 'pro-syrienne', pro-américaine', 'pro-iranienne', etc. Que de politiciens Libanais se sont condamnés mutuellement ces deux dernières semaines, rendant le dialogue national des plus caduques... Que de médias (les principaux journaux et chaînes télévisées) ont colporté ces condamnations et alimenté les tensions internes...
Au niveau international, quoi de plus désolant de constater la qualification de toute critique à l'encontre de l'État d'Israël et de sa politique gouvernementale d' 'antisémitisme' et de 'menace', voire même de 'terrorisme'. L'article du politilogue Mohammed Oifi dans le Monde Diplomatique ('Désinformation à l'israélienne', septembre 2005) est à cet égard extrêmement éclairant. Il y étudie le cas du Memri (Middle East Media Research Institute, installé à Washington) qui forme une des diverses agences qui étouffent toute critique de la politique israélienne, présentant l'essentiel des journalistes des médias proche-orientaux arabes et musulmans comme des fanatiques antioccidentaux et antisémites (notons ici que le peuple 'hébreu' n'est pas le seul peuple 'sémite'. Les arabes également sont des 'sémites'. En ce sens, l'antisémitisme ne peut être réduit à l'antijudaïsme). En effet, fondé en février 1998 par le colonel Yigal Carmon, ancien membre des services de renseignements israéliens, le Memri est un centre de traduction des médias arabes et iraniens vers les langues européennes qui se veut "un pont entre l'Occident et le Proche-Orient" avec pour objectif d’« apporter des éléments d’information au débat sur la politique américaine au Proche-Orient. C’est une organisation indépendante, non partisane, à but non lucratif. Elle a des bureaux à Berlin, Londres et Jérusalem. Elle fournit des traductions en anglais, allemand, espagnol, français, hébreu, italien, russe et turc ». Ce service est envoyé gratuitement de manière régulière et massive aux médias, aux institutions et aux responsables politiques occidentaux, notamment les membres du Congrès des Etats-Unis. Aussi, Memri TV Monitor Project « surveille » les principales chaînes de télévision arabes et iraniennes. L’institut réalise de manière ponctuelle le sous-titrage et la distribution de courts extraits, soigneusement sélectionnés, de ces télévisions, qu’il fournit gratuitement aux chaînes occidentales. Selon Oifi: "Toute l’opération tient dans la sélection des textes et des séquences que l’institut choisit de traduire. Il a tendance à présenter comme majoritaires des courants d’idées très minoritaires dans la presse et les médias arabes. Ainsi, le lecteur non arabophone qui se contenterait de la lecture de ces traductions aurait l’impression que les médias arabes sont dominés par un groupe d’auteurs fanatiques, antioccidentaux, antiaméricains et violemment antisémites que combattraient quelques braves mais rares journalistes, que le Memri qualifie de « libéraux ou progressistes ». C’est pourquoi, à plusieurs reprises, des auteurs arabes ou quelquefois européens ont présenté le Memri comme une arme de propagande au service du gouvernement de Tel-Aviv, du Likoud et de leurs groupes de pression. Il est vrai que, lors de sa création, sur six membres de son équipe, trois étaient d’anciens membres des services israéliens. Depuis sa fondation, l’institut a réussi diverses opérations. C’est lui qui a lancé, en 2001, une campagne de dénonciation des manuels scolaires palestiniens, largement infondée, pour faire croire que ceux-ci attisaient l’antisémitisme. En 2004, il réussit, avec notamment le relais du site Proche-Orient.info (qui a, au moins provisoirement, cessé ses activités en juillet dernier), à exploiter les « dérapages » de la télévision du Hezbollah, Al-Manar, pour faire interdire celle-ci en France, suscitant des protestations de l’association Reporters sans frontières. Il a activement participé à la campagne qui a abouti à la fermeture du centre Cheikh Zayed aux Emirats arabes unis. Plus largement, le Memri sert la stratégie israélienne de mise en cause des relations entre les Arabes et l’Occident. Invité dans une émission d’Al-Jazira, le colonel Carmon rétorque à ses accusateurs que le Memri poursuit un objectif scientifique : transmettre à l’Occident la lecture que les médias arabes font des événements au Proche-Orient". Drôle de transmission...!!!

L’institut est souvent attaqué sur la qualité – parfois même l’honnêteté – de ses traductions. Selon Oifi: "Le professeur Halim Barakat, de l’université Georgetown (New York), aux Etats-Unis, a fait, lui aussi, les frais de ces méthodes. L’article qu’il a écrit dans le quotidien londonien Al-Hayat sous le titre « Ce monstre créé par le sionisme : l’autodestruction » a été reproduit par le Memri, explique son signataire, sous « un titre incitant à la haine : “Jews Have Lost Their Humanity” [Les juifs ont perdu leur humanité]. Ce que je n’ai pas dit... Chaque fois que j’écrivais “sionisme”, le Memri remplaçait par “juif” ou “judaïsme”. Ils [le Memri] veulent donner l’impression que je ne suis pas en train de critiquer la politique israélienne et que ce que je dis, c’est de l’antisémitisme ». A peine cette traduction mise en ligne sur le site du Memri, l’auteur a reçu « des lettres de menaces » dont « certaines disent que je n’ai pas le droit d’enseigner dans les universités » – il a enseigné plus de trente ans –, « que je n’ai pas le droit d’être professeur et que je dois quitter les Etats-Unis... ».
Comment dans ce cas construire des 'ponts' de dialogue et de convivialité? Comment, à l'ère de la désinformation, peut-on espérer l'implantation d'une paix à long terme? Face à ce fléau, encore plus dangereux que le 'terrorisme' dont parlent sans relâche les principaux réseaux médiatiques dans le monde, des ONGs, des centres de recherche et des agences de lutte contre la désinformation ont vu le jour ces dernières années. Au Liban, lors des récents combats israélo-libanais, la blogosphère libanaise a tenté de développer une culture de la résistance face à la 'chasse aux sorcières' pratiquée à travers le monde par plusieurs réseaux médiatiques traditionnels (les 'sorcières' ici étant les Libanais et tout individu ou groupe qui critiquent la politique israélienne) et des groupes de jeunes tel Nahwa al-Muwatiniyya ont lancé des projets 'Media Watch' pour traquer les articles de presse qui déforment la réalité libanaise ou qui en véhiculent une image monolithique. Mais la lutte à la désinformation est loin d'être achevée. Elle ne fait que commencer, et doit se déployer à tous les niveaux, moyennant une diversité de médiums. L'objectif n'est pas de remplacer une 'Vérité' par une autre qui serait tout aussi réductrice, mais d'ouvrir la voie à la pluralité des vérités!
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Témoignages
Tuesday 26 September, 2006.
14h04 p.m.

The Lebanese southern village of “Nacoura” ought to have been my destination on Sunday the 24th. I left Beirut at 11h00 a.m. with a very close friend of mine and a couple of foreign chefs; the Italian has been living in Beirut for the past 5 years and the French with an amazing knack to converse in Arabic, for the past 7 years. Both had the intention of examining the possibilities of investment in our stunning Southern area, which I have recently been discovering and which has not yet been touched by today’s highly consumer driven Lebanese “souks”. The chefs’ primary target market would be the thousands of UN soldiers that are still being deployed in the South; and “Nacoura”, the village where they are mostly amassed, was the chefs’ potential business location. On our way, we stumbled against numerous Spanish, French and Italian “battalions” with their stylish and modern clothing, accessories and weaponry. Each and every one of them jogged my memory as I pictured myself watching some “Miss Congeniality” whose crucial task is to salute and return the smiles of the natives and residents of the South. One hour and a half later, we took a very long impromptu break at the golden sandy seashore of the city of “Tyre”. The Mediterranean Sea could not have looked any better and the coast more genuine as no one has yet deformed it into Malibu beach or some Lebanese version of the latter such as the famous “Oceana”, “Bamboo Bay” and “La Voile Blue”. These have been the Lebanese master pieces crafted in the past few years to mainly amuse the rich and alienate the less fortunate classes. For a couple of hours, our debates revolved around food and the UN soldiers and it is with our consistently mystified outer shells that we found ourselves half tanning our legs and arms nearby a UNESCO protected distinctive section of the Mediterranean sea celebrated for the grouping and coupling of turtles. Unfortunately, time pressed and we had to go to “Nacoura” but at the first Lebanese army checkpoint, not far from “Tyre”, we were informed that civilian foreigners were not allowed to go any further without a permit. Our trip had to end with some displeasure, then with a French and an Italian determination to reach “Nacoura” the following Sunday and with a “Merci les Bleus” every time we crossed a French newly built-in bridge, which made it doable for us to return to Beirut with fewer detours to go through.

Michèle Chrabieh
Bab Idriss, Lebanon
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Quelques articles de presse
Making sure that the 'clash of civilizations' becomes a reality
By Rami G. Khouri
Daily Star staff
Saturday, September 23, 2006

In the five years since 9/11, a most worrying and widespread political trend in Western societies has been the broad identification of Islam with terrorism. The translation of that general perception into specific foreign policies by leading Western powers has led to dangerous new confrontations in the predominantly Islamic Arab-Asian region. It has driven military interventions and "regime change" policies spearheaded by the United States, sometimes with Europeans and Israelis on board. These tensions have also dovetailed with the persistent Arab-Israeli conflict, aggravating the overall situation.
In response, a new coalition of forces has emerged in the Middle East, prompted by a growing collective will to defy and sometimes militarily resist Western-Israeli policies. Such resistance includes the use of force in Afghanistan, Iraq, Palestine and Lebanon, and pushing back politically against Western-Israeli hegemony. Iran, Syria, Hizbullah, Hamas, Muslim Brotherhood groups and remnants of leftist and nationalist movements have all found themselves motivated by common fears of American-Israeli-driven policies.
The recent fighting in Lebanon highlighted these new battle lines, whose origins can be traced back in part to aggressive post-9/11 American strategies to "drain the swamp" in the Arab-Islamic Middle East.
The problem as seen by many in the Middle East is three-fold. First, since the end of the Cold War, the US and the West in general have seemed to need a new defining global paradigm to regulate relations among states or groups of states. Many in the West seem to have opted for a "clash of civilizations," quickly reduced to a West-Islam face-off. Incompatibilities and threats, rather than shared values and ethical-religious legacies, quickly defined the public discussion of Islam and the West in many parts of Europe and North America. 9/11 instantly propelled this dynamic to catastrophic new heights of anger and aggression.
Second, the American and British governments misdiagnosed and then overreacted to 9/11 and other terror attacks, in London and Madrid particularly. They opted for an aggressive military and diplomatic strategy that seeks to defeat terror groups, but also to change regimes and modify governance systems, along with some basic social values, in Arab-Asian societies. The West is no longer just suggesting gradual policy reforms to Arab-Asian countries - it is sending in the US Marines to do the job by force, often dictating the values and systems the target countries should adopt.
Third, George W. Bush and Tony Blair in particular have incessantly spoken of their fear that radical Islamic values and the acts of terror groups threaten the Western way of life, and must be beaten with a robust display of Western power and determination waged in a great civilizational "battle for hearts and minds." The most recent catchall phrase to describe the bad guys in the Middle East-Asian region is "Islamo-fascists" - a stunningly simplistic convergence of a noble ancient religion from the Middle East with an evil modern political ideology that was born in Europe. When two leading figures like Bush and Blair repeatedly speak of Islamic values, radical terror groups and ideologies and threats to Western lifestyles as one seamless set of ideas, the damage over years is devastating.
It is in the public mind and mass media throughout the West where the criminal terror acts of fringe groups like Al-Qaeda or local copycats have been conflated with the religion and values of Islam as a whole. Serious social science research indicates that public perceptions of Islam, Arabs and Muslims in Western societies are now routinely associated with concepts like religious extremism or fundamentalism, political violence, terrorism, anti-American and anti-Israeli sentiments, incompatibilities with Western values, and security threats to Western societies.
The confrontational cycle since 9/11 between many in the West and the Middle East has been fueled by specific policies and incidents that can be widely interpreted as reflecting a new form of political racism in the West against Arabs and Muslims. The main charge is that the American-led West applies a double standard when it comes to Arab-Islamic countries or groups. Four particular recent issues reflect this feeling: the Danish cartoons controversy last winter; reactions to Iran's nuclear technology development; the response to Hamas' victory in the Palestinian elections; and the relaxed Anglo-American attitude to calling for a cease-fire in the Israel-Hizbullah war, after initially giving Israel weeks to pursue its widespread devastation throughout Lebanon.
Each of these issues reflects distinct dynamics and concerns. But in the eyes of much of the Arab-Islamic world they also share a common thread: They manifest in practical policy terms a prevalent Western sense that the rights of Arabs and Muslims are broadly contingent on their first unconditionally accepting American-Israeli demands. This trend has been aggravated by the trauma of 9/11 and other terror attacks in the West, which prompt the US, the United Kingdom and Israel to feel they could use any combination of military force and threats of sanctions to change the policies of Middle Eastern governments (Iran, Syria, Lebanon, Palestine, Sudan, etc.) or non-state actors like Hizbullah. The same values and strategies behind such threats and attacks are not applied in the same way against others, such as the Irish Republican Army, North Korea, Israel, or Pakistan and India.
No other national or religious groups are repeatedly singled out by Western leaders and associated with terror, violence and imminent threats to Western civilization as are Arabs and Muslims. That is widely seen in the Middle East as racism in its latest form, and like all incidents of racism it has generated it own counter-movement to fight back.
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ANNONCES
FIRES of WAR & VOICES of RESISTANCE:
Strategies for Solidarity with Lebanon in Montreal.
WEDNESDAY, September 27th, 8pm
Frank Dawson Adams Auditorium 2nd Floor,
3450 University St. [Corner: Milton & University; McGill metro]
Presentations * Community Iftar Dinner * Poetry * Films * Free Child-care
----> A Panel Discussion Including Presentations from:
* HASSAN EL AKHRAS: Surviving member of the El Akhras family, 11 of whom were killed on July 16th, 2006 in an Israeli air strike in Aitaroun in southern Lebanon. Addressing Israeli war crimes & strategies to challenge international impunity.
* RAFEEF ZIADAH: Political activist from Toronto involved with the Coalition Against Israeli Apartheid & Sumoud. 'Making the Cut: Mobilizing an effective boycott of Israel' in North America.
* SAWSAN KALACHE: Member of Tadamon! Montreal & participant in the 2006 delegation to Lebanon who witnessed the first weeks of the Israeli military assault on the country & will address Israeli war crimes committed during the 2006 war.
* STEFAN CHRISTOFF: Member of Tadamon! Montreal's 2006 delegation to Lebanon who witnessed & reported on the Israeli military attack on Lebanon for the Daily Star, the Middle East's largest English daily, & the Electronic Intifada.
Whisper translation into English, French & Arabic provided.
----> Including Film Screenings:
*
----> Organized by: Tadamon! Montreal tadamon[at]resist.ca / 514 690 8499) & Association des jeunes libanais musulmans (info.ajlm[at]gmail.com)
----> Endorsed by: Al Hidaya Association, Block the Empire Montreal, Canadians for Justice and Peace in the Middle East, International Solidarity Movement-Montreal, No One Is Illegal-Montreal, QPIRG-Concordia, QPIRG-McGill, RAME, Solidarity Across Borders -
---> Tadamon! Basis of Unity: Tadamon! [Solidarity!, in Arabic] is a Montreal-based collective of social-justice organizers & media activists, working to build relationships of solidarity with grassroots political movements for social and economic justice between Beirut & Montreal. In the context of historic political changes taking place in Lebanon, Tadamon!, through its political work, aims to support struggles for social justice and human rights of ALL people living in Lebanon, through direct coordination and organization between activists in Beirut & Montreal. In Montreal, Tadamon! aims to organize within the Lebanese Diaspora, through popular education, cultural work and political action, which address struggles facing the Lebanese community, such as immigration, racism, poverty and labour rights. Through organizing work both locally and internationally, Tadamon! aligns itself with social justice movements in Lebanon, Canada and internationally which are anti-capitalist & anti-authoritarian in nature.
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Nahwa al-Muwatiniya is pleased to invite you to a session with Mercy Corps Lebanon, who will be speaking about:


“The role of International NGO’s operating in Lebanon.”

Community Development vs. Foreign Policy Implementation


Established in 1993, Mercy Corps has been extremely active particularly in the South of Lebanon working in the field of agriculture, environment, tourism, and relief. Along with several of his colleagues, Chris Politis, Program Manager at Mercy Corps Lebanon will lead us through a session beginning with an introduction about the activities of Mercy Corps. The presentation will be followed by a debate over the controversy of foreign aid, in particular American based funding, and the intentions behind it; whether it is strictly for community capacity building or merely foreign policy implementation.


Date & Time: 25 September, 2006 at 8:00pm
Place: Club 43, Rue Gouraud, Gemayzé, facing Doculand


Nahwa al-Muwatiniya
www.na-am.org