Monday, December 18, 2006

Koullouna lil Watan! Tous pour la nation!

Semaine du 18-24 décembre 2006

L’icône et l’islam : Pamela Chrabieh
Émission Second Regard,
3 décembre 2006, Radio Canada
Un reportage de Jean-Robert Faucher
Merci Robert et à toute l'équipe de Second Regard!
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De Philippe Martin:
'Voici la onzième édition des portraits de blogueurs, avec Pamela Chrabieh Badine'.
On peut trouver l'entrevue sur Dailymotion, Cent Papiers et YULBUZZ.
Merci à Philippe et Christian Aubry!
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L'expression 'Koullouna lil Watan" fait partie de l'hymne national Libanais lequel est constamment entonné par les partisans de l'opposition et du gouvernement depuis quelques semaines... 'Tous pour la nation'? Ou chacun de son côté brandissant 'sa' nation? Et de quelle nation s'agit-il? Une nation de monologues, de tensions, d'exclusions, de guerres? Une nation proxy? Plus le temps passe, plus la nation se désintègre, tiraillée par les interminables conflits locaux, régionaux et internationaux, les crises socio-économiques, culturelles, politiques etc.

Le lundi 18 décembre 2006, l'association de jeunes Libanais-es Nahwa al-Muwatiniya organisa - comme chaque lundi depuis janvier 2006 - une soirée-débat autour de la problématique socio-économique au Liban, animée par Hassan Krayem (consultant au sein de l'UNDP). Selon Dr. Krayem, la crise actuelle au Liban n'a pas de fondements socio-économiques - voire des inégalités socio-économiques - et se réduit uniquement à des fondements politiques. Pourtant, pour que la crise soit dépassée, plusieurs défis devraient être relevés dont le développement de politiques sociales, la réforme administrative au sein des institutions publiques, la stabilité politique, la paix et la sécurité, la croissance économique, la décentralisation régionale..., et surtout, l'édification d'un État 'moderne', un État 'fort', qui puisse assurer les besoins des citoyens. La faiblesse de l'État Libanais et la guerre ont renforcé le clanisme, le tribalisme et le confessionnalisme. Or, seule une paix 'véritable' et à long terme permettrait le développement de systèmes alternatifs au sein desquels l'État est au service du citoyen et ce dernier a des responsabilités envers l'État, et non envers une communauté, une confession, une milice, un clan, un leader de guerre, etc.

Ci-dessous les questions que je pose:

- Les inégalités socio-économiques existent depuis des décennies au Liban et forment partie des causes qui ont alimenté et qui alimentent les guerres. Aussi, ces dernières les renforcent. Comment donc les ignorer ou comment séparer la crise actuelle de celles précédentes? Le présent n'est-il pas, en quelque sorte, le résultat du passé, avec tous ses problèmes pendants?

- Faut-il avoir pour objectif d'édifier un État 'fort', 'sauveur des citoyens', ou renforcer le pouvoir des citoyens (individual empowerment) pour que ces derniers puissent couper le cordon ombilical qui les lie aux clans, tribus, confessions et leaders de guerre?

Je propose ici la lecture d'ouvrages pour Amartya Sen dont "Un nouveau modèle économique" (Odile Jacob, 2000). Dans ce livre, la notion de liberté réelle comme capacité effective de l'individu de choisir sa vie est centrale; une notion qui se retourne aussi bien contre les régimes autoritaires que le libéralisme. Le développement humain devient donc d'une importance majeure pour l'économie, au sens de la production de l'homme par l'homme. C'est le retour du sujet comme agent, la reconnaissance des populations comme acteurs et non pas comme de simples "destinataires passifs d'une aide concoctée par d'habiles experts". C'est aussi la réintégration de l'économie dans le politique (notamment en expliquant les famines par le manque de démocratie).

"La pauvreté ne se réduit pas au revenu lorsque les noirs américains ont une espérance de vie inférieure à certaines populations du tiers-monde, elle apparaît plus justement comme une privation de capacités (pauperes). Cette définition de la richesse comme pouvoir (reich), capacité, moyen pour la liberté, vaut mieux que celle beaucoup plus problématique de civilisation (prônée par D. Méda), à la condition cependant de donner toutes leurs places aux libertés collectives. Amartya Sen insiste d'ailleurs à juste titre sur les libertés réelles comme condition de la responsabilité envers la société, ainsi que sur la complémentarité des libertés individuelles et collectives. Il escamote cependant, par là même, l'opposition bien réelle de ces libertés objectives dans la construction de l'économie de marché contre l'intervention politique, ou de l'individu contre ses dépendances communautaires. Cette opposition historique n'est pas de droit et peut être dépassée, il n'empêche que la reconstruction de la société et d'un projet commun n'est pas donnée non plus, constituant l'urgence du moment. On peut aussi critiquer son espoir de réconcilier toutes les notions de justice en simplement "élargissant leur base d'information" alors que la justice est au moins relative au moment du cycle économique (privilégiant, selon la période, le critère du risque pris, de l'égalité sociale, des avantages acquis ou de la productivité). Comme chez Habermas ou les conventionnalistes, il y a une sous-estimation des rapports de force, de la lutte des classes, des conflits, et une confiance trop grande donnée aux procédures ou à l'idéologie officielle dans une transparence de la raison bien mythique. La loi de la valeur elle-même n'a aucune objectivité, c'est une construction sociale qui ne correspond jamais vraiment à la réalité. La "liberté concrète" permet de dépasser cette notion économique de valeur. Elle se rapproche sans doute de la conception néo-classique de la valeur d'usage comme utilité marginale mesurée par la demande, plus que par la valeur d'échange et de reproduction (valeur-travail), mais si cela semble inévitable dans une économie immatérielle dont le coût marginal de reproduction est presque nul (il n'y a plus que des coûts fixes), ce qui s'en produit est une économie de service, de formation, de valorisation, de développement personnel au service du "capital humain", des capacités de chacun. De même, on peut ajouter que le salaire n'est plus proportionnel au temps passé mais plutôt à la formation, au capital humain, à la reproduction de la capacité requise et non pas à la productivité réelle (non mesurable), ni à l'effort (hors de propos), ni au produit (trop aléatoire). Comme il est productif d'intéresser les créateurs à leur produit, le salaire se décompose donc en reproduction des capacités d'un part et en intéressement au résultat de l'autre. Remarquons que la notion de capital humain, comme celle d'intéressement, implique une inégalité constitutive au contraire de la "force de travail" où chacun peut remplacer un autre, fondu dans une masse égalitaire. Ce n'est pas renoncer à toute égalité mais reconnaître les inégalités réelles pour favoriser les défavorisés et valoriser les différences. Prendre la mesure du développement humain comme liberté permet surtout de mettre l'accent sur le processus de valorisation lui-même, sur la production de valeurs, sur la subjectivité comme jugement de valeur. Malgré la tentative de se présenter comme une simple lecture d'Adam Smith, il faut souligner au contraire les conditions historiques de la nouvelle économie qui permettent cette relecture, passant d'une richesse matérielle purement quantitative au pouvoir effectif de choisir sa vie. Même si on peut dire que la liberté est la vérité de l'homme et de l'économie depuis toujours, ce passage de la valeur travail (esclave, nécessité, moyen), comme gain de temps mesurable, à la liberté (moyen et fin), à l'agent, aux capacités humaines, ne peut prendre sens avant de sortir du règne de la nécessité dans une économie automatisée de l'abondance et de l'immatériel. La contrepartie du travail est un gain de vie pour l'esclave, un gain de temps pour le salariat et un gain de liberté pour la nouvelle économie. Dès lors, on peut dire que la valeur du marché ce n'est pas le développement, c'est la liberté elle-même à condition que ce soit une liberté effective. Liberté aussi du salarié, libéré de sa terre. Mais alors qu'auparavant, pour nourrir le salariat industriel, il fallait aussi la privation de ressources, la pression de la faim de pauvres délaissés comme jamais depuis la privatisation des terrains communaux (tout ce qu'on appelle cyniquement l'incitation à travailler), désormais ce sont les hommes qu'il faut enrichir et cultiver, ce sont eux le capital le plus précieux et leurs capacités constituent nos vraies richesses. Bien qu'il y ait là une défense ferme et mesurée du marché comme liberté, c'est un marché limité et régulé démocratiquement dans le cadre d'une société protectrice et solidaire où les services publics sont aussi essentiels. Le libéralisme s'appuyait sur l'appropriation des biens communs afin d'en valoriser les ressources laissées à l'abandon. Aujourd'hui on ne peut plus puiser dans les ressources communes et la productivité nous délivre en grande partie de la nécessité avec la société de l'automation. La liberté n'est plus désormais celle de l'appropriation, de l'accaparement, mais du développement de nos capacités et des possibilités sociales, non plus la privatisation mais le développement des biens communs. Un développement soutenable est un développement des libertés qui ne diminue pas les capacités futures. Les conditions matérielles de l'économie en transformant profondément nos pratiques bouleversent également nos représentations. L'économie, règne de la nécessité, se révélant comme liberté opère une clarification d'une portée métaphysique en même temps qu'un renversement dialectique de l'objectivation marchande à la valorisation du sujet. La Liberté, en effet, est ici mesure autant que cause, objectif mais aussi vecteur du développement, principe d'évaluation et d'efficacité. Elle s'identifie à la subjectivité comme jugement de valeur et processus de valorisation. La liberté, donc la subjectivité, n'est pas une donnée première mais une construction sociale. Pour Amartya Sen il ne faut négliger ainsi ni liberté formelle (processus, vote, droit) ni liberté réelle (possibilité réelle, aide sociale, service public), intrinsèque (possible) et dérivée (réelle). La valeur de la liberté est double, unifiant sujet et objet, moyen et fin. Elle est dans la liberté du sujet, ses choix effectifs, mais aussi dans la réaction qu'elle permet, c'est la condition de la réciprocité, une rétroaction permettant de corriger les erreurs du pouvoir, selon les principes de la cybernétique, qui sont ceux du vivant et de toute régulation. La liberté s'identifie donc avec le non-savoir du choix à faire comme le montre Heidegger dans "L'essence de la vérité", et le non-savoir est un autre nom de la philo-sophie. C'est cette liberté de l'avenir, suspendue à nos actes, qui fait toute notre responsabilité de Citoyen et, refusant de réduire la liberté au choix rationnel de l'égoïste calculateur, il est juste d'insister pour finir sur la "liberté individuelle comme engagement social".

Amartya Sen, auteur notamment de "L'économie est une science morale", a obtenu le prix nobel 1998 pour l'économie, marquant la fin du néo-libéralisme après la crise asiatique et l'engagement de la banque mondiale dans le "développement humain". Ce livre est d'ailleurs constitué de conférences organisées par la banque mondiale.

Source: http://perso.orange.fr/marxiens/politic/sen.htm

Consulter également: 'Conversation avec Amartya Sen'
http://www.idrc.ca/fr/ev-98462-201-1-DO_TOPIC.html

5 comments:

ursule said...

Bonjour Pamela,

Personnellement, je suis d'avis qu'il faille privilégier le renforcement du pouvoir des citoyens pour qu'ils puissent enfin couper le cordon ombilical qui les lie aux clans, tribus, confessions et leaders de guerre?

Toujours selon moi, c'est grâce à ce renforcement du pouvoir de tous les citoyens que s'incarnera la véritable ( re ) construction du Liban.

Mais pour quand ce miracle ? Ça, hélas! c'est autre chose...

Pamela, j'aime de plus en plus ta chronique.

Enfin et pour éviter de me faire dépasser par le temps, je profite de ce commentaire pour te souhaiter ainsi qu'à toute ta famille, « Un Très Joyeux Noël »!

Amitiés,

André.

Pamela Chrabieh Badine said...

Merci André, Joyeux Noël à vous, votre famille, et mes meilleurs voeux à tous-tes les lecteurs-rices de mon blog pour une nouvelle année avec l'espoir que celle-ci nous apporte la paix!

Pamela Chrabieh Badine said...

Le mercredi 20 décembre 2006: l'éditorial du Daily Star ce matin est révélateur d'un brin d'espoir dans la région avec les élections iraniennes - et la défaite de la liste d'Ahmadinejad: les sociétés moyen-orientales ne sont pas statiques, ni monolithiques. Elles sont diversifiées, dynamiques, et ce, en dépit de leurs gouvernements plus ou moins autoritaires, centralisateurs, conservateurs.Exercer ses droits de citoyens n'implique pas automatiquement que ces droits soient bafoués... Heureusement!
Ci-dessous l'éditorial en question:

"Iran's reasonable citizenry sends the world an important message".

Despite the restricted and controlled nature of the Iranian electoral system, the results of local elections last weekend suggest that the dynamic and pluralistic nature of Iranian society will not be forever manipulated by the ruling conservative religious elite and their various security systems. Iranian President Mahmoud Ahmadinejad and his partners in oligarchy received an unexpected shock from the results. Centrist and "reformist" candidates did very well throughout the country, while his list failed to meet expectations. Whether this is a reaction to his particular ideology and style, or to the very nature of a political system that is tightly controlled by the state, remains for Iranians themselves to clarify in due course.

The lesson the rest of the world should draw is twofold: An Iranian regime that aspires to throw its weight around the entire Middle East will have trouble doing so credibly if it cannot even win a majority across the board among its own people; and, the best hope for change in Iran will come from the indigenous dynamism, pluralism and basic common sense of ordinary men and women who want to live free, dignified lives, rather than remain as unthinking robot-subjects manipulated by extremist autocrats.


What holds true for Iran also applies to the rest of the Middle East. Entire societies that are fired up by ideological or religious zeal will want after some time to translate their zealotry into a life defined by respect for individuality and their ability as citizens to practice their full civil rights. The transformation of revolutionary and militant societies into stable, reasonable, middle-class political cultures anchored in respect for the rule of law will occur more often than not through the self-assertion of the citizens of those lands, rather than by foreign armies or constant threats.

The implications for dealing with Iran for those around the region and the world who mistrust it are straightforward. Allow Iran a period of normalcy that enables its citizens to affirm their wishes, and they will evolve in a manner consistent with prevailing international norms. Catering to the wishes of Iran's majority, rather than over-reacting to its minority rulers, will pay dividends in the long run. That is what the Iranian people have said this week.

Pamela Chrabieh Badine said...

Jeudi 21 décembre 2006: Bonjour à tous et toutes. Aujourd'hui, j'ai reçu le message suivant de la part de l'organisme Présence Musulmane à Montréal (http://www.presencemusulmane.org/), en réponse à un article de Richard Martineau paru dans le journal de Montréal du 19 décembre 2006 sous l'intitulé: L'ennemie de la liberté?

"Le ridicule de Richard Martineau est à la hauteur de l'invalidité de ses pseudo-arguments. Être le petit-fils du fondateur des Frères musulmans ne peut en aucun cas constituer l'objet d'une récrimination. D'autant que Ramadan a toujours souligné qu'il n'en était pas membre et qu'on ne pouvait assimiler le contexte de l'Égypte sous la colonisation anglaise avec celui d'un musulman occidental d'aujourd'hui comme lui. Le plus grave, c'est qu'un journaliste comme Martineau (qui n'est pas du genre à verser dans le sensationnalisme ni la mauvaise foi) prenne pour ultime référence livresque celle de Caroline Fourest qui a été, à plusieurs reprises, critiquées pour son journalisme idéologisé et son animosité irrationnelle dans la diabolisation de Tariq Ramadan, à l'instar d'un BHL avec lequel elle semble former une sorte d'union sacrée...Belle leçon de démocratie et de liberté d'expression que le fait de sermonner une institution universitaire aussi respectable que l'UQAM dans sa défense indéfectible de la liberté de penser! Le scandale c'est l'appel à la censure à peine voilé de Martineau dans un des plus hauts lieux de la liberté de parole à Montréal!".

Ci-dessous également la réponse de Salah Basalamah à Dominique Avron par rapport à son article paru sur le site: Tolérance.ca, daté du 19 décembre 2006 dans la rubrique Médias et intitulé: L’autre histoire de Tariq Ramadan (à propos de sa biographie de Mahomet)


"L'article de D. Avron ignore totalement le sous-titre du dernier ouvrage de Tariq Ramadan: "Enseignements spirituels et contemporains". Il est clair par là que Ramadan n'a aucunement la prétention de se situer sur le terrain de ce que d'aucuns pensent être le seul terrain sérieux de discussion autrement dit celui de l'histoire au sens "scientifique", voire "académique". Mais bien plutôt de se situer sur ceux: 1) de la contribution à une introduction à l'islam, à une meilleure connaissance de la dimension spirituelle de l'apport du dernier prophète de l'islam si abusivement dénigré cette dernière année par des contempteurs de diverses tendances; et 2) de l'actualité justement qui, d'une part, rend compte d'une cristallisation de la critique des musulmans autour de l'un de ses fondements (le dernier prophète) et d'autre part qui montre à quel point les musulmans eux-mêmes ne sont pas sereins dans la façon de défendre rationnellement la valeur de la figure la plus respectée de leur religion.

Si D. Avron pense que "la dimension prophétique [est ...] respectable au même titre que les autres", alors je ne vois pas en quoi ce serait faire injure aux lecteurs que de leur proposer une réflexion de l'intérieur, et surtout à partir de la dimension spirituelle si profondément ignorée, sur l'objet de l'animosité à la fois des contempteurs et des plus fidèles de Mohammad.

L'extrémisme se trouve parfois là où on s'y attend le moins: le traitement de la vie de Mohammad (le mot biographie a probablement été évité pour une bonne raison) sous un angle autre que celui, unique et dogmatique (puisque l'alternative semble susciter une levée de boucliers), de l'histoire positiviste, devrait plutôt permettre aux lecteurs de comprendre pourquoi les musulmans défendent avec autant d'ardeur l'intégrité de cette figure. S'il n'est d'histoire que selon les "lois" de l'historiographie, alors tout le reste ne serait-il qu'hagiographies? Un peu court, non?

Ramadan raconte, dans le langage contemporain, le parcours spirituel d'un personnage qui compte beaucoup dans la vie d'un quart de la population de la planète mise au défi des soubresauts de son histoire, des troubles qu'elle connaît sur la scène internationale et des représentations belliqueuses qu'on en diffuse. N'est-ce pas là un effort louable de traduction des univers de référence pour les uns et les autres plutôt qu'une trahison (qui n'en est pas une) d'une discipline jalouse de protéger son domaine? Mais comme on le sait par l'adage consacré "traduttore, tradittore"... Tel est l'apanage de ceux qui se vouent à être des ponts entre leurs semblables: se laisser marcher dessus!".

Il me semble que la situation à Montréal chauffe de plus en plus... Le besoin d'une inter-connaissance, inter-compréhension et véritable convivialité entre les diverses communautés, confessions et appartenances devient de plus en plus crucial pour assurer la paix et la prospérité à long terme.
Il n'y a pas que le Liban qui devrait réformer sa gestion des diversités et reformuler constamment ses stratégies socio-politiques accompagnant les dynamiques de sa société!

Anonymous said...
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