Saturday, December 09, 2006

Une dernière cartouche pour l'opposition Libanaise?
Semaine du 10-16 décembre 2006

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L’icône et l’islam : Pamela Chrabieh
Émission Second Regard, 3 décembre 2006, Radio Canada
Un reportage de Jean-Robert Faucher
Merci Robert et à toute l'équipe de Second Regard!
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De Philippe Martin: 'Voici la onzième édition des portraits de blogueurs, avec Pamela Chrabieh Badine'.
On peut trouver l'entrevue sur
Dailymotion, Cent Papiers et YULBUZZ.
Merci à Philippe et Christian Aubry!
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Dimanche 16 décembre 2006: L'opposition organise une énorme manifestation à 15h (heure de Beyrouth) au centre-ville de la capitale Libanaise. Serait-ce sa dernière cartouche dans une lutte pacifique qui vise à édifier un cabinet d'union nationale et des élections législatives anticipées? Dix jours et nuits de manifestations et de sit-in, de discours et de prières, de tables rondes et de débats, de chants et de slogans, suffiront-ils à percer la pierre du Sérail gouvernemental? Quelles nouvelles mesures l’opposition prendra-t-elle à la suite du rassemblement de dimanche? Le clash entre ces deux 'clans' sera-t-il remplacé par une rencontre édificatrice à long terme? Qu'en est-il des dynamiques régionales et internationales, des alliances qui se font et se défont, des projets des grandes puissances dans la région moyen-orientale? Le Liban sera-t-il encore une fois le bouc émissaire (kibch al-mahra'a) de la course régionale au pouvoir? Qu'en est-il de tous ces Libanais-es, au Liban et dans la diaspora, qui ne suivent et ne se reconnaissent dans aucun de ces clans, mais qui font également partie du peuple Libanais et de sa société, et qui contribuent au processus de reconstruction nationale? Le Liban est riche en compétences, appartenances, pratiques et croyances diverses de ses citoyens. Une nouvelle génération de politiciens-nnes est appelée à la barre pour répondre aux attentes d'un peuple éprouvé par des décennies de guerre, de violence, de souffrances, de désolation et de répressions. N'oublions pas que ceux qui animent la scène politique actuelle, forment en grande partie la troupe qui a collaboré avec l'occupant Syrien. "Elle est obligatoirement complice des exactions commises contre le peuple libanais pendant ces trente ans. La contrainte exercée par le régime de Damas, et que cette équipe de politiciens utilise en justifications, ne les excuse et ne les innocente nullement" (Roger Azzam. Liban, l'instruction d'un crime. 30 ans de guerre. Cheminements, 2005, p.730-731). Nous avons urgemment besoin d'une reconstruction nationale multi-niveaux incluant une reconstruction - voire une révolution - politique. "Il est temps, en effet, de ne plus considérer l'action politique comme une simple carrière répondant à des ambitions, voire des prétentions, personnelles et individuelles, ou encore à une soif morbide d'autorité et de prestige" (p.731), ou encore à des ambitions régionales et internationales!
Il est 18h (heure de Beyrouth). Selon une source de l'armée Libanaise, la manifestation organisée par l'opposition aujourd'hui au centre-ville de Beyrouth a dépassé en ampleur toutes les manifestations connues dans l'histoire du Liban. Du jamais vu!
PHOTOS dans Tayyar.org
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Lundi 11 décembre 2006: Ma belle-mère et mon beau-frère sont retournés de Montréal à Beyrouth hier dans la nuit, des amis-es vont également faire le trajet pour fêter Noël et le Nouvel-An en famille. Mais le gouvernement n'a pas encore démissionné et un cabinet d'union nationale ne s'est pas encore formé... Les deux clans se campent sur leurs positions respectives et se renforcent. Le clash est inévitable, à moins d'un miracle! Un signe d'espoir: la ligue arabe tente pour le moment une médiation à travers l'envoyé Soudanais Mustafa Ismail. Toutefois, les problèmes de fond ne sont pas traités: le leadership qui devrait être recyclé, le système socio-politique qui devrait être réformé, les ingérences étrangères qui devraient être mieux gérées, l'émigration forcée qui devrait être stoppée, la crise économique, les inégalités et les injustices...
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Mardi 12 décembre 2006: A ceux qui fustigent le recours 'à la rue', je réponds ici que la délibération et le débat peuvent se limiter aux palabres parlementaires de députés élus, ou au contraire, s'étendre à l'ensemble de la population - soit par la prise de parole dans les médias, lors d'assemblées de quartier ou dans des manifestations publiques. La rue constitue un espace politique, à partir duquel un mouvement social peut déclencher un nouveau processus délibératif. Presque tous les régimes politiques sont la scène de manifestations par lesquelles s'exprime le peuple publiquement. Selon François Dupuis-Déri, professeur de science politique à l'UQAM (Montréal), 'avant la révolution française, des femmes s'attaquaient aux accapareurs qui spéculaient sur les stocks pour faire monter les prix des biens de première nécessité; des Allemandes mariées à des Juifs manifestaient en Allemagne nazie pour exiger et obtenir la libération de leur mari; en Argentine, les Mères de la Place de mai défiaient la dictature militaire; en Chine communiste, étudiants et paysans manifestent contre les dirigeants corrompus; en Afghanistan, des manifestants protestent contre l'occupation du pays par les États-Unis...' (Relations, Montréal, no.711, septembre 2006, p.22). Evidemment, le libéralisme élitiste privilégie l'approche des palabres parlementaires, associant la prise de parole du peuple à une cacophonie irrationnelle. Mais souvent les manifestants accompagnent les manifestations de conférences de presse, de communiqués, d'études offrant une contre-expertise, etc. Selon Paolo Freire, "c'est dans les milieux populaires que la démocratie sera réinventée ou c'est là qu'elle se brisera". Espérons qu'elle soit réinventée au Liban, non brisée...
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Jeudi 14 décembre 2006: je vous recommande la lecture de l'éditorial d'aujourd'hui du Daily Star (journal anglophone Libanais), qui résume parfaitement la problématique des ingérences étrangères au Liban et de la responsabilité de nos dirigeants dans l'alimentation de ces ingérences :
Why Lebanon brings out the worst in so many foreign governments
Editorial
Lebanon surpasses all other devices in its ability to bring forth various forms of hypocrisy from foreign governments. This quality has been on periodic display for decades, but the past few weeks have seen an intensification of the show. Wednesday was especially productive in this regard, witnessing as it did comments from both Washington and Damascus. Syrian President Bashar Assad opened with an admonition that America and other Western countries should refrain from "intervening in the affairs of Lebanon." US President George W. Bush then took center stage with a demand that Syria "cease its efforts to undermine Lebanese sovereignty." Observers of both countries' policies vis-a-vis this one could only shake their heads in wonderment at how either leader could have expected to be taken seriously. To Assad's credit, he at least paid lip service to Lebanon's independence by stating that "the Lebanese are capable of understanding each other regarding their domestic issues." Bush's secretary of state, Condoleezza Rice, was not nearly so diplomatic in an interview earlier this week, declaring to all that the world that "we understand who Lebanon's enemies are."
The United States and Syria are not alone in either a penchant for interfering in Lebanon or a comedic tendency to impugn others for doing exactly the same thing. Other offenders include Britain, France, Iran and Saudi Arabia, to name but a few. None has hesitated to stir the Lebanese pot with its own set of spoons, and none has been reticent about warning others to stay out of the kitchen. Their respective clients in the Lebanese political arena mimic their masters' behavior, bombarding one another with accusations of heeding foreign orders. The result is a crisis in which the indigenous players have lost whatever freedom of action they ever had because each becomes more beholden to outside forces with every escalation in tensions.
All of this, assuredly, is not to say that nefarious foreigners are solely responsible for Lebanon's travails, past and present. In fact, the problem has long been - and continues to be - that would-be meddlers have so little trouble finding pliant local minions to do their bidding. Lebanese politicians might therefore be described as pawns in proxy struggles among outside powers, but they are anything but innocent bystanders.
Much of the current debate involves the makeup of the Cabinet and how it might be improved so as to be more representative. As this newspaper has repeatedly said, it would be refreshing if one or more of the parties involved would articulate detailed policy proposals so that voters might divine how they intend to govern. It would be even more encouraging if each of them would vow to keep Lebanon's decision-making process within Lebanon's borders - and then keep their word. That would be a real unity government.
Je note ici un fait intéressant: lorsque j'ai essayé de chercher dans google.com des articles sur les 'ingérences étrangères', les deux premières pages de google affichèrent presqu'exclusivement des informations sur le Liban et certains pays de l'Afrique... Constat révélateur? Et pourtant, les ingérences ne constituent pas une réalité nouvelle, ni réduite à un lieu géographique particulier. Mais il est triste de réaliser l'ampleur des impacts et dégâts de cette réalité en contexte Libanais... Le Larousse insèrera-t-il sous le terme 'ingérence' l'exemple du Liban, tout comme on y ajouta le terme 'libanisation' pour désigner tout conflit civil à travers le monde?
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DANS LA PRESSE- PRESS RELEASES
Colors of opposition mix with national flags as various groups answer call to protest'
I'm here today to express my opinion as it is my democratic right to do so'
By Nour Samaha
Daily Star staff
Monday, December 11, 2006

BEIRUT: Downtown Beirut was engulfed on Sunday in a sea of red-and-white Lebanese flags dotted with yellow, orange and green, as opposition supporters descended for the 10th consecutive day to demand a greater role in government. The atmosphere was one of excitement and anticipation, as balloons the color of opposition parties' flags floated in the sky and chants demanding the removal of Prime Minister Fouad Siniora filled the air.
The streets were home to groups of boys, girls, and entire families, all decked out in yellow, green or orange. Cries of "General!" - a reference to MP Michel Aoun, a former army commander - could be heard clearly from all corners of the demonstration, not just by those wearing his Free patriotic Movement's orange, but also by those decorated in yellow and green as well.
"I'm here today to express my opinion as it is my democratic right to do so," said Mohammad al-Chami, who had attended the first rally on December 1.
"Even if the demonstrations are not seen as successful, we are here and we are doing this because it is our duty to," he said.
Standing next with him was Hanan Tashmar, a student draped in a Lebanese flag.
"In my opinion these demonstrations are definitely working," she said. "It's just that the government is stubborn - but so are we. We are stronger though, because we are right."
The enthusiasm of the crowds reached a fever pitch when Hizbullah's second in command, Naim Qassem, took to the stage. In between chants of "Abu Hadi!" (Hizbullah's leader, Sayyed Hassan Nasrallah) and cheers were a series of boos at the mention of Siniora's name.
Twenty-three-year-old Hussein Hariri, wrapped in a huge, green Amal flag, had been attending the demonstration every day since it started 10 days ago.
"Initially I would've preferred not to go to the streets as I thought there was probably an alternative solution," said Hariri, "but with a person like Siniora in government we didn't really have any other choice."
On the other side of the demonstration, walking past the People's Movement tent, was Alfred Astih with his family. Astih, his wife, their teenage daughter, and university student son, Alain, were covered head to toe in orange, with Alain having taped a picture of Aoun to his chest.
"You want to know why I'm here?" asked Alain, a second-year student in bio-medical engineering at the American University of Science and Technology. "When Israel left the mountains of Lebanon after the Civil War, Jumblatt killed the Christians and burned their homes. When Israel left the South in this recent war, give me one Christian that was slapped by Hizbullah. This is why we're with Hizbullah - they have never harmed us.
"This government is made up of the 'Lords of War,' who killed Christians in the mountains during the civil war. We're with Aoun because he's the only honest Christian leader, and whose slate, like Nasrallah, is completely clean. So I'm going to keep coming as long as the general asks me to."
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ANNONCES- NEWS
Dear Naamists and Friends,

For nearly two years, Na-aM has striven to make an impact in Lebanon and the Arab World working towards our vision:

“…..a progressive, forward-looking democratic society based on social justice, knowledge, and an advanced economy simultaneously in harmony with the environment. We thus aim to alter the political culture in Lebanon-and the wider Arab world-towards a more participatory governance system where people exercise their rights and responsibilities. That is, towards greater citizenship.”

We have grown from a small group of frustrated Lebanese individuals into a cohesive group of Lebanese and internationals all believing in a better future and motivated with energy to make a difference.

At the moment we have 4 projects running strong with full committees of volunteers, a board of 10, two full-time volunteers, an advisory board of 7 people, and nearly a hundred active supporters and occasional volunteers.

DID YOU KNOW THIS?

Every Monday for nearly 9 months, we have had a Hiwar in Club 43 inviting top speakers from all over Lebanon.

We also have regular weekly meetings for the board and anyone who wants to join and learn about Nahwa al-Muwatiniya.

DID YOU KNOW THIS?

Nahwa al-Muwatiniya is open space for all people in the country- who do not otherwise have a platform for expression in an environment completely polarized.

Na-aM is a non-politically affiliated secular organization. Whatever religious or personal beliefs people have, are left outside the professional arena and we work for Lebanon through citizenship!

For all of you either in Na-aM as a supporter, volunteer, board member, or working on a project, or just want to learn more- next Friday is your chance.

You are invited to our first-ever General Assembly next Friday (15 December) at 7pm in Club 43! (Lebanon). All of our projects will be presented, as well as the board members and their activities. Open positions on project committees and board spots will be announced.

Come and take an active role in decision-making in Na-aM!

Sonya M. Day Nahwa al-Muwatiniyawww.na-am.org+ 961 (0) 3760891

Don't spend your precious time asking "Why isn't the world a better place?" It will only be time wasted. The question to ask is "How can I make it better?" To that there is an answer.
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DE LA CINÉASTE LIBANO-CANADIENNE NADA RAPHAEL:
"SVP faites passer l'invitation à tous ceux que vous connaissez à Montreal...
Plus on est de monde... plus on donne du matériel de secours à la croix rouge libanaise
Please forward the invitation... to all the people you know in Montreal...
The more you send it to people the more we will be helping the lebanese red cross"
JUILLET 2006 - UN MOIS INOUBLIABLE DANS L'HISTOIRE DU LIBAN
FLASH... BACK?
OU BA3DEIN?

un film de Nada Raphael
(Electrochocks Productions)
Samedi 9 décembre à 20h
Dimanche 10 décembre à 19h30
UQAM, 320 Sainte-Catherine Est (Montreal)
(métro Berri Uqam)
Salle DS-R510
10$ (tout don bienvenu)
Images inédites... Témoignages...Histoires... Visions humanitaires dans le monde humaniste... sans politique... sans parti pris...
Tous les bénéfices de ces soirées seront redistribués sous forme de matériel de secours à la Croix Rouge Libanaise au Liban Sud
BON COURAGE NADA et Merci pour ce beau travail!
Pamela
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CHERS AMIS et/ou à ceux que cela intéresse,

A l'occasion du premier anniversaire de l'assassinat de Mr Gebran Tuéni, la LBC (Liban)diffusera un entretien inédit que j'avais conçu et préparé dans le cadre d'une émission épilote qui porte pour titre "Naghamat fi hayati".
Elle avait été entegistrée le 10 août 2003 avec pour présentatrice Rima Njaim et réalisateur Tony Kahwagi.

Gebran Tuéni avait accepté d'y être mon invité, et c'est avec son élégance. sa sincérité, sa franchise et sa générosité habituelles qu'il s'était prêté aux contraintes de la préparation et du tournage ainsi qu'au jeu des questions réponses.
A travers une sélection de musiques et de chansons qui l'ont marqué, Gebran nous parle de lui-même, de ses choix, de sa vision de la vie et du monde...
Comme toute émission pilote tournée avec des moyens rudimentaires, celle-ci, contient des défauts et des lacunes tant dans la forme que dans le contenu. L’essentiel aujourd’hui est le souvenir que Gébran nous laisse. Celui d’un homme passionné, droit, courageux, sensible, un homme de coeur, un patriote dévoué.

Diffusion lundi prochain sur:
LBCI : après le Journal Télévisé.
LBC Amérique: 22h Heure de l'Est - 19h Heure du Pacifique.
LBC Europe: 19h30 GMT

Meilleures Salutations

Sana Ayass Khatchérian
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EMERGENCE
Performance by David Leclerc (photography), John Ehab (poetry) and Gabriel Nada (saxophone)
Thursday 14th of December at 8pm (Espace SD, Charles Helou Av., Beirut, Lebanon)
At the mid-point of their trip across the Middle East an amateur photographer met with a poet to share their perspectives of the crisis-stricken region. A third person, also a foreigner, who is a saxophone player, joined the first two to meet in Beirut. The three of them believe that life will eventually emerge from ashes, just like a butterfly emerging from its cocoon...
Entrance: 5 000 LL
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DEUX NOUVEAUX BLOGS DE TADAMON! MONTRÉAL
Afin de confronter la capacité d'Israël à défier le droit international entoute impunité, Tadamon! Montréal a lancé deux blogs :
* Blog sur les violations israéliennes de la resolution 1701 de l'ONU:
* Blog sur les incidents de bombe à dispersion:
Dans un contexte l'amnésie véhiculée définit notre culture politique, cette mémoire virtuelle nous aidera à nous rappeler de faits historiques d'une grande importance, même si nos leaders politiques, afin de servir leurs propres intérêts, manipulent la faible conscience de l'histoire qu'a le public. Visitez les blogs de Tadamon! pour de obtenir de fréquentes mises à jour.
Contexte : Violations du Cessez-le-feu
En dépit des très minimales demandes faites à Israël en vertu de la résolution 1701 de l'ONU, Israël viole constamment les termes de l'entente de cessez-le-feu. Ce phénomène s'inscrit en continuité avec le mépris d'Israël envers les lignes bleues de l'ONU dont nous avons été témoins au cours des années précédentes. La Coalition pour la justice et la paix au Moyen-Orient souligne que selon les données de l'ONU, pendant l'année précédent le 12 juillet 2006, Israël a violé les lignes bleues 100 fois par mois en moyenne, ou 3 fois par jour. Cela comprend des incursions au Liban par voie terrestre, aérienne et maritime; des raids aériens, des bombardements, des tirs d'artillerie et la mise sur pieds d'installations à l'intérieur d'Israël. En comparaison, les violations des lignes bleues commises par le Hezbollah sont minimes; du mois de janvier au mois de mai, les violations du Hezbollah représentaient seulement 0,6 % du nombre total de violations des lignes bleues recensé. Le mercredi 1er novembre 2006, Israël a annoncé son intention de poursuivre ses vols illégaux au-dessus du Liban, malgré le désaccord grandissant de la communauté internationale qui clame que ces actions violent la trêve chapeautée par l'ONU. « Ils peuvent protester autant qu'ils le veulent. Nos vols de reconnaissance continueront », a affirmé le ministre de la défense, Ephraim Sneh, en réponse à une question au sujet des critiques internationales, à propose des vols, dont Israël est l'objet.
Contexte : Bombes à dispersion au Liban
Des centaines de milliers de bombettes à dispersion non explosées étalées sur une vaste région sont toujours fatales à la population civile. 770 bombes à dispersion ont été identifiées et l'ONU estime qu'Israël a largué entre 2 et 3 millions de bombettes sur le Liban - 90% des bombardements ont eu lieu durant les dernières 72 heures du conflit, au moment où Israël savait qu'une résolution serait émise. Kate Gilmore, Vice-Secrétaire générale exécutive d'Amnistie internationale, a dit : « L'usage des bombes à dispersion là où les gens vivent viole clairement l'interdiction d'attaque aveugles et représente donc une sérieuse violation du droit humanitaire international. Il est scandaleux que, en dépit des demandes officielles de l'ONU, Israël n'ait toujours pas fournit de cartes des régions ciblées par les bombes à dispersion. Ce manquement met la vie des civils libanais, particulièrement celle des enfants, en danger."
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TWO NEW TADAMON! WEBLOGS
In order to challenge Israeli's ability to defy international law with impunity, Tadamon! has launched two weblogs:
* Log of Israeli violations of the UN resolution 1701:
* Log of cluster bombs incidents:
In the media-induced amnesia that defines our political culture, these virtual memories will help track important historical facts, even as political leaders manipulate the public's weak grasp of history in pursuit of their political agendas. Please check Tadamon!'s weblogs for frequent updates.
Background - CEASEFIRE VIOLATIONS
Despite the very minimal demands laid upon Israel under UN resolution 1701, Israel has been constantly violating the terms of the ceasefire agreement.This is simply a continuation of Israel's disregard for the UN blue line inprevious years. The Coalition for Justice and Peace in the Middle East(CJPME), points out that, according to UN records, in the year prior to 12July 2006, Israel's violations of the blue line averaged at 100 a month, or 3 per day.These included incursions into Lebanon by land, air and sea; air raids, shelling, gunfire, and setting up installations inside Israel. In comparison, Hezbollah's violations of the blue line were minimal; in the period from January to May, these amounted to only 0.6% of the total recorded violations of the Blue Line. On Wednesday November 1st 2006, Israel announced its intention of continuing its illegal flights over Lebanon despite mounting international protests that the action violates the UN-brokered truce. "They can protest for aslong as they like. Our reconnaissance flights will continue," said deputy defense minister Ephraim Sneh in response to a question about the fierce international criticism of the flights.
Background - CLUSTER BOMBS IN LEBANON
Hundreds of thousands of unexploded cluster bomblets dropped over a wide area remain lethal to the civilian population. 770 cluster-bomb sites have been identified and the U.N. estimate is that Israel dropped between 2 million and 3 million bomblets on Lebanon, 90% of which occurred in the last 72 hours of the conflict, when Israel knew there would be a resolution.Kate Gilmore, Executive Deputy Secretary General of Amnesty International said: "The use of cluster bombs in the heart of where people live clearly violates the prohibition on indiscriminate attacks and is therefore a grave violation of international humanitarian law. It is outrageous that, despite official requests from the United Nations, Israel has still not provided maps for the areas it targeted with cluster bombs. This failure is further endangering the lives of Lebanese civilians, particularly children."
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De Khal Torabully:

" Beït Hanoun ? " -
" Connais-pas ! "
Pas de mission de l'Onu sur le bombardement de Beït Hanoun ( Lundi, 11 décembre 2006 ) Une mission des Nations unies conduite par le prix Nobel de la paix Desmond Tutu, qui devait enquêter sur la mort de 19 civils palestiniens tués début novembre par l'artillerie israélienne à Beït Hanoun, dans la bande de Gaza, n'a pas été autorisée par Israël à se rendre sur place. Le prix Nobel de la paix 1984, qui devait diriger cette mission à la demande du Conseil des droits de l'homme, basé à Genève, a d'autres engagements et ne peut attendre encore le feu vert des Israéliens. La mission a donc été annulée. "Nous trouvons affligeant le manque de coopération du gouvernement israélien", a déclaré l'archevêque sud-africain dans un communiqué conjoint avec Christine Chinkin, professeur britannique en droit qui devait également faire partie de la mission. La porte-parole du Premier ministre israélien Ehud Olmert, Miri Eisin, a déclaré qu'Israël avait enquêté sur l'incident de Beït Hanoun et reconnu son erreur, et qu'une mission de l'Onu n'avait donc aucune utilité. "La mission avait été envoyée sur le postulat qu'Israël avait pris pour cible des civils et il n'a pas été tenu compte des attaques quotidiennes à la roquette contre des civils israéliens", a-t-elle ajouté. Mgr Tutu a précisé que les membres de la mission auraient dû partir pour le Proche-Orient dans la nuit de dimanche mais ils n'ont pas reçu l'autorisation des Israéliens. "Parfois, ne pas prendre de décision constitue une décision", a déclaré le prix Nobel de la paix. Le Conseil des droits de l'homme, qui regroupe 47 Etats, a remplacé en juin dernier la Commission des droits de l'homme des Nations unies. Il a déjà adopté sept résolutions condamnant des opérations israéliennes à Gaza et au Liban et il a tenu trois séances extraordinaires consacrées à Israël.
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De Khal Torabully:
Chers amis, Exercice démocratique, pacifique, à méditer, que "l'autre" démocratie réprouve, car pas dans ses "normes" ?
KT L'INTERNATIONALE SOCIALISTE SE DEPECHE AU SECOURS DE FOUAD SINIORA Beyrouth, un million et demi de personnes sont descendues dans la rue, pacifiquement, exigeant la démission de l'actuel gouvernement et réclamant la constitution d'un gouvernement d'Unité Nationale, c'est-à-dire l'équivalent de 30 millions de Français qui descendent dans les rues de Paris réclamant la démission du gouvernement de Villepin ! Oui, Monsieur Julien DRAY, ce gigantesque rassemblement, unique dans l'Histoire de notre Pays, est l'ultime expression de la démocratie que le pouvoir, quel qu'il soit, doit respecter. Nous ajouterons, ceci pour vous rassurer, que notre Peuple, en ce dimanche 10 décembre, a de plus affirmé haut et fort son attachement à sa Résistance. Lâches et complices vous aviez été en ce 11 septembre 1973 en laissant faire assassiner la démocratie au Chili et aujourd'hui vous vous agitez furieux de voir notre Peuple s'exprimer démocratiquement et pacifiquement. Vous et votre Internationale " Socialiste ", en tête son Président, ne réussirez pas à modifier la marche de l'Histoire dans notre Pays, pour un renouveau tel que défini ci-dessous :
1- La démission du gouvernement actuel, parce qu'il a perdu sa légalité, qu'il s'est montré incapable de résoudre un seul des problèmes auxquels il fait face et qu'il s'est soumis aux diktats de l'étranger.
2- La formation d'un nouveau gouvernement provisoire, à large représentativité, auquel seront accordées des prérogatives lui permettant de légiférer afin de mettre au point une nouvelle loi électorale moderne, ouverte sur toutes les formes de représentativité, y compris la proportionnelle. Ce même gouvernement supervisera des élections législatives anticipées et aidera à résoudre les crises sévissant dans les trois institutions constitutionnelles : la présidence de la République, le gouvernement et le parlement.
3- Cette solution préconisée aboutira à ouvrir une brèche permettant de remédier au déséquilibre qui sévit dans le régime politique libanais, dans le sens de la construction d'un régime laïque et démocratique qui unifierait les Libanais sur les bases de l'égalité dans la citoyenneté. Le point de départ d'une telle solution, à la suite de la promulgation et l'application de la loi électorale, serait l'application des clauses de la Constitution concernant le dépassement graduel du confessionnalisme en politique et l'élaboration d'une culture nationale dans ce sens. 4- Résoudre les crises économiques et sociales, dont les plus dangereuses sont le chômage, l'endettement et la stagnation, avec tout ce qui en dérive sur les plans de l'appauvrissement et de l'émigration. De plus, la construction de l'État de droit aidera aussi à trouver les solutions nécessaires contre la corruption, le gaspillage et les abus de pouvoir qui s'expriment par l'exploitation des biens sociaux dans le sens des intérêts privés et partisans.
5- Condamner tout recours à l'exacerbation des sectarismes confessionnels. Mettre ainsi fin à la mobilisation médiatique dans ce sens. Parce que la préservation de la paix civile va dans le sens de l'intérêt national et constitue la seule voie contre la guerre. Elle consolide la situation interne du pays face aux complots extérieurs et permet de trouver les solutions et les réformes nécessaires.
6- Refuser toute logique et usage de l'assassinat politique. Toutes les parties en présence devront entériner le tribunal à caractère international dans un climat d'entente et loin de toute politisation ou position partisane venant tant de l'extérieur que de l'intérieur.
7- La crise qui sévit dans les relations libano syriennes doit être résolue dans un esprit de fraternité, d'égalité et de respect de la souveraineté mutuelle des deux pays, loin de toute aliénation aux projets de l'étranger. Dites nous alors, et nous nous adressons particulièrement à votre protégé socialiste libanais, en quoi ces sept points vous paraissent, comme vous le dites avec haine, un coup d'état que prépare notre Résistance ? Non messieurs les internationalistes socialistes, notre marche n'est pas un coup d'état ; elle est la grande marche d'un peuple vers la justice sociale, la paix et la souveraineté de son pays. Des grands hommes de chez nous l'ont voulu et persistent à le vouloir, parmi eux, hier, Farjallah HELOU, Fouad CHEHAB, Rachid KARAME, Kamal JOUMBLATT, et aujourd'hui, Hassan NASRALLAH, Michel AOUN, Salim El HOSS et tant d'autres. Soyez rassurés, ça ne sera pas autrement... Puis pour conclure, nous vous invitons vivement à surmontez vos contradictions car pas plus qu'hier, Madame Ségolène ROYAL avait qualifié le rassemblement de notre peuple comme l'ultime instant démocratique.
12 décembre 2006
Raymond RICHA
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From Marc Gopin:
hi folks, i am collecting names of videos and documentaries and movies that portray a more tolerant view of Islam, that portray the complexity of Islamic world and history, or that highlight or call attention to Islamic progressives today, things that could be put on television. I am not talking propaganda films but insightful, honest inquiries. i have connections now in the industry and there is interest. we need a modest database when these inquiries come. I am especially interested in a focus on women. this is very important in setting a paradigm for informed programming internationally for both Muslims and non-Muslims. so i would appreciate if you could ask around and feed me whatever you find, or lead me to websites and people for me to investigate.
Dr. Marc Gopin
James H. Laue Professor of World Religions, Diplomacy and Conflict Resolution
Director, Center for World Religions, Diplomacy and Conflict Resolution
Institute for Conflict Analysis and Resolution,
George Mason University
3330 Washington Blvd, MS 4D3
Arlington VA 22201
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Le Mercredi 20 Décembre 2006 , de 19h00 à 21h30
LE PROPHÈTE MUHAMMAD : des enseignements spirituels aux enjeux politiquescontemporains
Conférencier invité :Tariq Ramadan, docteur ès lettes et professeur d'islamologie, conférencier de renommé mondiale, récipiendaire du Prix Européen de l'année
Aperçu :
Le Prophète Muhammad et son message: au coeur de l'actualité, pour mieux cerner les enjeux sociaux, politiques et spirituels de notre monde. Allons-nous vers le choc de civilisations, ou vers le dialogue? La spiritualité peut-elle être un espace de rencontre? Au delà des particularismes, comment chercher l'universel? Quelle pertinence pour la parole prophétique dans une société sécularisée?
Lieu : Montréal, UQAM --- Salle Marie-Gérin-Lajoie, 405 rue Ste-Catherine Est, salle J-M400, niveau métro (Métro Berri-UQAM)
Date et heure : mercredi 20 décembre, de 19h00 à 21h00
Conférence organisée par Présence musulmane Canada
En collaboration avec nos partenaires :AEMUQAM: Association des étudiants musulmans de l'UQAM; AMMN: Association des musulmans de Montréal Nord; BADR: Bureau Associatif de la diversité et de la réinsertion; CIB : Centre islamique Badr; Centre Saint Pierre; Centre Justice et foi; CKL( Mosquée de St Rose); FMI :La fondation du message de l'islam; IAM : Islamic Association of Montreal; MSA McGill; MSA Concordia; RAC : Regroupement des Algériens du Canada; RMC : Regroupement des marocains du Canada.
(À la fin de la conférence aura lieu la présentation et la vente du dernier livre du professeur Tariq Ramadan sous le titre : La vie du prophète Muhammad, enseignements spirituels et contemporains)
POUR PLUS D'INFORMATION
Téléphone : 514.434.0766Courriel : infomtl@presencemusulmane.org
Admission : 5 $ - Prix de soutient : : 10 $

3 comments:

Marchello said...

Pamela, je ressens la gravité de ce qui se trame au Liban. Sûrement pas autant que toi qui le vit sur place mais c'est comme si l'humanité était à un carrefour déterminant. Je crois que cette manifestation fera histoire.

Pamela Chrabieh Badine said...

Moi de même je sens que cette manifestation fera histoire, peut-être pas sur le champ, mais certainement à moyen ou long terme. En tous cas, le sit-in continu constitue un moyen de pression démocratique lequel influence le cours des événements. Je ne suis pas de l'avis de l'éditorialiste du Daily Star (journal anglophone Libanais) lequel remet en question l'efficacité des démarches du peuple 'dans la rue'. Évidemment qu'elles ne sont pas suffisantes à elles seules, elles devraient être accompagnées d'initiatives diplomatiques, du dialogue national, et d'autres formes d'actions (médiatiques, artistiques, presse écrite et électronique, etc.). Même que la plupart des sociétés se disant 'démocratiques' aujourd'hui ont forgé celles-ci à partir de 'la rue', voire de manifestations, révolutions, etc. Le problème au Liban est qu'il s'agit d'un petit pays comprenant une énorme diversité politique, religieuse et culturelle, et que le système de gestion de cette diversité comprend beaucoup de failles. De plus, le Liban se trouve dans une région explosive, au carrefour de divers conflits dont celui israélo-arabe, tiraillé entre les puissances régionales et internationales. La diversité a toujours son pendant positif (la richesse qui en émane à divers niveaux)et son pendant négatif (chaque camp, clan, parti, etc. défend ses intérêts particuliers au détriment de ceux nationaux... réflexe de survie, mais aussi course au pouvoir). Enfin, le leadership actuel, tant au sein de l'opposition qu'au sein du gouvernement, est formé des Seigneurs de la guerre; or, comment espérer édifier une paix à long terme avec des faiseurs de guerre? Sauf que si l'on veut être réaliste, une grande partie de la population Libanaise appuie encore ces leaders et on ne peut pas s'en défaire. On ne peut pas renier ces croyances et appartenances. Il faut faire avec, tout en travaillant à implanter des réformes, en commençant par celle des coeurs et des esprits tourmentés par des décennies de guerre.

ursule said...

Pamela,

À propos de la Démocratie, comme à bien d'autres propos, d'ailleurs, tu as complètement raison quand tu rapportes que:

« c'est dans les milieux populaires que la démocratie sera réinventée ou c'est là qu'elle se brisera ».

À cet égard, il ne faut surtout pas oublier que c'est aussi dans les milieux populaires, sur la place publique d'Athènes, que la Démocratie est née, non sans sacrifice cependant! Je pense qu'il serait tout à fait normal qu'elle soit réinventée chez vous, au Liban: vous avez tout en main pour y parvenir! Nous, en Amérique du Nord, avec les États-Unis et leur président corompu comme « chef spirituel », non seulement nous ne la réinventerons pas, cette démocratie, mais nous la perdrons encore à chaque jour un peu plus...

André.