Sunday, February 11, 2007

Commémoration de l'assassinat de Rafik Hariri...

Le 14 février 2007: Fête de l'amour...

Vers un clash ou une entente entre Libanais?
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BREAKING NEWS!!!

Mardi 13 février 2007.
Il est 9h30 du matin heure de Beyrouth. Nous venons de nous réveiller aux affreuses nouvelles de l'explosion de deux bus publics sur la route menant à Bikfaya (mon village d'origine) dans la région du Metn (ou le Mont-Liban). Jusqu'à maintenant, on compte 3 morts et entre 18 et 20 blessés. Nos parents et amis sont sains et saufs. C'est la première fois depuis plus de 20 ans que des civils sont ciblés par des attentats. Je ne sais quoi dire de plus... Que Dieu vienne en aide des victimes, de leurs familles, nous vienne en aide à tous et illumine les consciences de nos leaders afin qu'ils ne sombrent pas dans la discorde et qu'ils rallient leurs rangs pour faire face à ce terrorisme qui frappe le Liban et tous les Libanais, sans exception.


Pour plus d'infos et photos: http://www.tayyar.org/

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L’icône et l’islam : Pamela Chrabieh
Émission Second Regard,
3 décembre 2006, Radio Canada
Un reportage de Jean-Robert Faucher
Merci Robert et à toute l'équipe de Second Regard!
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De Philippe Martin:
'Voici la onzième édition des portraits de blogueurs, avec Pamela Chrabieh Badine'.
On peut trouver l'entrevue sur Dailymotion, Cent Papiers et YULBUZZ.
Merci à Philippe et Christian Aubry!

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Voici le cadre local et régional en ce début de semaine esquissé sommairement:

- Scénario miraculeux qui a réuni la semaine dernière à La Mecque les Palestiniens entre eux (entente sur la constitution d'un gouvernement d'union nationale). A quand le tour des Libanais?

- Les carnages se poursuivent en Irak, en dépit du "plan de sécurité pour Bagdad".

- Des responsables américains ont présenté des "preuves" de l'ingérence de l'Iran en Irak. Does it sound familiar? On se rappelle bien les "preuves" avancées sur les "armes de destruction massive" soi-disant possédées par l'Irak...

- Célébration en Iran du 28e anniversaire de la Révolution Islamique. En cette occasion, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a "réaffirmé que l'Iran ne suspendrait pas ses activités d'enrichissement d'uranium, qualifiant 'd'humiliation' les exigences des grandes puissances. Il s’est toutefois dit prêt à négocier sur des bases « justes et équitables », tout en reportant à plus tard l’annonce de « progrès » dans le programme nucléaire iranien. Ce scénario très fleur bleue pourrait commencer à prendre forme si les entretiens Poutine-Abdallah II hier à Ryad et Assad-Moussa aujourd’hui à Damas se soldaient par un succès, même timide. Ce qu’il faut savoir, c’est que le président russe, comme le médiateur égyptien, travaillent aussi bien l’un que l’autre en faveur d’un rabibochage saoudo-syrien, qui pourrait se concrétiser par une visite de Bachar el-Assad dans la capitale wahhabite" (OJ, 12 février 2007).

- Au Liban, les Libanais se préparent à d'une part, fêter la Saint-Valentin, et d'autre part, à commémorer le deuxième anniversaire de l'assassinat de Rafik Hariri. Un appel par le gouvernement a été lancé pour manifester dans la place des Martyrs au centre-ville de Beyrouth. Alors que l'opposition se fait discrète pour le moment... Comment la rencontre des deux factions va-t-elle se passer? Dans le calme ou le clash?
- Entretemps, de jeunes Libanais-es se mobilisent pour offrir une autre alternative que celles du gouvernement et de l'opposition: 'Resolve it, Solve it'! Un appel lancé aux leaders du pays à se mettre d'accord et à résoudre une situation intenable mençant de dégénérer en une guerre civile. Lire ci-dessous l'article du Daily Star:


Young Lebanese form human chain, urge leaders to 'resolve it, solve it'
Small but determined crowd challenges political status quo
By Iman Azzi
Daily Star staff
Monday, February 12, 2007

BEIRUT: Street protests are not a rare occurrence in Lebanon. However, demonstrations without colorful portraits of politicians or sectarian party flags are. This weekend, more than 100 Lebanese took to a former flashpoint in Beirut in a peaceful demonstration to demand an immediate solution to the current political impasse. The rally was part of a growing grassroots movement that is trying to lend a hand - or several hands - to ensuring civil peace and stability and prevent civil war.
Launched on Saturday in response to the student clashes that erupted at Beirut Arab University last month, "Resolve it, Solve it" is the latest campaign urging politicians to come together a cut a deal.
"We're fed up," said Reem Mobassaleh, 24, one of a dozen of the movement's organizers. "We want to send a message to all politicians - from every party - and have them sit down and figure out a peaceful solution."
Nearly three weeks after the Beshara Khoury intersection became a venue for burning tires during an opposition protest on January 23, cars driving by on Saturday saw a different sight: dozens of Lebanese wearing white t-shirts urging the politicians to "resolve it, solve it."
Petitions were passed around to passersby after an online version collected over 1,000 electronic signatures in less than a week. Participants formed a human chain, walking together across the former Green Line, the infamous stretch of road that divided Beirut during the 1975-1990 Civil War.
"Compromise is not failure," Mobassaleh said. "It's time that politicians start acting like public servants again."
"I was watching the news and seeing all the violence and became sick and tired of it all," said Carmen Geha, 21, another organizer. "From my community work, I know that people here have more in common than they know."
The message is not complicated - "We want an immediate and peaceful solution" read one poster - and many share the sentiment, although it fails to propose any practical solutions that could lead to an eventual compromise.
"As a Lebanese student, to watch students resort to violence, rather than engage in healthy debate, is frustrating and not the answer," said Ronnie Chatah, 25, a graduate student who was part of the human chain.
Saturday's human chain was the latest in a series of mostly youth-driven alternative political movements challenging the sectarian tradition, including Young Lebanese Citizens, March 11 and Loubnani w Bass. These groups have passed out flyers, hung up posters, held conferences, signed petitions and worn T-shirts but have so far not managed to pose a major challenge to the political status quo.
"We're trying to wake up the silent majority," Geha explained. "It's our future and I know there are others who think like us."
While Lebanese politicians can mobilize thousands in minutes, the "silent majority" is proving tougher to move into the streets. Uniting these campaigns and pooling resources and supporters might give their message a chance to be heard.
Although "Resolve it, Solve it" does not offer any solutions to the political crisis, individual members had some of their own.
Geha suggested politicians turn to NGOs for inspiration. "A lot of local groups have been proposing ideas from policies on the environment to election reform. They're worth being looked at," she said.
Chatah had a broader outlook and suggested an international conference: "We need to neutralize Lebanon - remove Lebanon from the middle of international politics. I'm here today to send a direct message that we refuse to let this country fall back into civil war."
Aussi, signalons la formation d'un nouveau groupe de jeunes Libanais-es militant contre la violence, la guerre et le confessionnalisme: CH-M-L (Jeunes Citoyens Libanais - CHABAB MOUWATINOUN LOUBNANIYOUN). Lire l'article du journal Al-Akhbar (en arabe) daté du 12 février 2007.


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De Présence Musulmane - Montréal:

Montréal, le 10 Février 2007
Pour un « nous » concitoyen
Par Salah Basalamah

Pour un « nous » concitoyen


Les derniers débats dont se sont emparés les médias québécois autour de l'accommodement raisonnable et de toutes les thématiques qui en ont dérivé ont démontré encore une fois la vivacité et l'émotivité avec lesquelles le peuple de la Belle province réagit aux questions qui mettent en jeu son identité. Présentées comme le lieu de discussion d'une destinée, d'une spécificité menacée, ces réactions deviennent parfaitement compréhensibles, pour autant qu'elles soient envisagées dans l'inclusion de tous ses membres. Or, le problème n'est pas tant de mettre l'animation du débat sur le compte de sa vitalité pour les Québécois que d'y voir plutôt l'occasion trop belle pour certains de jouer sur les sensibilités, à la fois actuelles et historiques, afin de nourrir les appréhensions et entretenir les peurs.
C'est que les débats sur les nombreux sujets sensibles que les derniers sondages ont suscités ne sont pas le seul résultat d'un intérêt naturel pour les questions de sociétés, mais également la conséquence d'un projet délibéré de consolider une conception particulière de la citoyenneté qui se veut protectrice de la culture et des « valeurs québécoises ». Ainsi, ces dernières ne seraient préservées que si les immigrants acceptaient : ou bien de laisser leurs cultures et leurs religions aux frontières du Canada, ou bien de « s'assimiler » aux choix des modèles d'identités de la société ambiante, de préférence celle d'avant l'âge de l'hyper-hétérogénéité et de la mondialisation la plus débridée. À entretenir une vision aussi immobiliste de la réalité sociale en devenir, on tombe forcément dans la nostalgie, l'illusion et, par conséquent, le déni le plus radical.
La mémoire refoulée
Lors de sa fameuse leçon de Ratisbonne de l'automne dernier, le pape avait fait l'apologie de la rationalité gréco-chrétienne comme étant l'un des traits dominants de l'identité de l'Occident laïc qu'il ne devrait d'ailleurs pas oublier. L'identité européenne, chrétienne par la foi et grecque par la raison, serait donc à concevoir par opposition à un islam présenté comme non-occidental, voire anti-occidental puisque présumé violent, impulsif et irrationnel intrinsèquement. Ainsi, il apparaît évident que, dans la bouche de la personnalité politique que représente le pape, la description de la mémoire occidentale n'est pas anodine. Elle est l'expression d'une vision sur l'histoire qui officialise le refus de reconnaître à l'islam de faire partie de la mémoire collective occidentale. Plus de sept siècles en Espagne, une présence active aussi bien dans le Nord que dans le Sud de la Méditerranée et la courroie de transmission principale du savoir au Moyen Âge. Et pourtant, l'islam est recalé au rang d'étranger, de corps exogène, encombrant et indésirable.
En voyant le « succès » dont fait preuve la manchette musulmane dans la presse et le paysage audiovisuel québécois, on se demande s'il n'y a pas lieu de constater une sorte de retour sur la place publique du refoulé religieux à travers celui, plus profond, du refoulé musulman. De fait, l'une des raisons de voir le discours islamophobique ou pour le moins islamo-aliénant se développer au Québec, c'est qu'il n'est pas reconnu à l'islam sa part légitime de participer de la mémoire de l'Occident.
L'illusion de la pureté
Un tel refoulement, s'il n'est pas généralisable, se construit cependant sur une représentation de soi plutôt dangereuse : l'illusion de la pureté. Une pureté à la fois ethnique, identitaire et surtout culturelle qui prend ses racines dans le même double binôme religieux (judéo-chrétien) et culturel (gréco-romain) européo-méditerranéen. Ce qui est remarquable, c'est de constater que cette illusion se contredit dans ce qu'elle présuppose elle-même puisqu'elle n'est pas constituée d'une origine unique ou pure, mais bien plutôt quadruple et, par conséquent, déjà hybride. Or, le refus de reconnaître l'islam comme une des composantes multiples de la mémoire de la civilisation occidentale n'est pas seulement une injustice à l'endroit de l'islam, il l'est surtout à l'endroit de ceux pour qui l'écart de vision demeure aussi important sur leur histoire au point de ne pas être en mesure de mettre en perspective les émois de leur présent.
Le métissage culturel et identitaire n'est pas qu'un constat tributaire des derniers développements de la mondialisation et du postmodernisme, mais également le processus naturel de fécondation mutuelle qui caractérise de tout temps les rencontres individuelle, collective ou intellectuelle des nations, des cultures et des langues. La réalité interculturelle du Québec ne serait qu'une nouvelle illusion si elle devait être relativisée à l'aune d'un rêve de pureté parfaitement réactionnaire et dénégateur.
La double intégration
Dans tous les débats, il est apparu évident que l'objectif ultime de la « tolérance » que certains, grands seigneurs, ont concédée à l'égard des immigrants est celui de leur intégration. On veut bien, par exemple, admettre les foulards à l'école pour que les jeunes filles musulmanes s'intègrent. Si c'est bien le cas dans les faits, il reste que l'effort d'intégration ne semble être exigé que d'un seul côté, alors que de l'autre, on « tolère ».
Ainsi, les institutions démocratiques ne seraient plus le cadre de l'application des principes d'égalité et de justice - qui exigent de tous les citoyens de se conformer aux droits et devoirs qui leur incombent -, mais le lieu d'accueil qui souffre la présence des intéressées en attendant qu'elles s'adaptent et, on l'espère, fassent montre de civisme en quittant ce qu'on ne cesse d'interpréter autoritairement comme un signe de sexisme et de soumission. Si bien qu'il n'est pas question d'effort d'intégration du côté de la « société d'accueil », mais seulement l'affectation d'une tolérance généreuse, quoique temporaire, pour celles qui doivent en fin de compte se conformer aux « valeurs québécoises ». Quelles sont-elles d'ailleurs ? Celles que consacrent les institutions démocratiques ou plutôt celles reformulées par le rêve persistant d'une homogénéité infondée ?
S'il y a le moindre espoir d'assumer pleinement le statut de terre d'immigration, ce ne sera certes qu'en promouvant une « double intégration » : pour les musulmans québécois d'agir en citoyens (respecter les lois et s'ouvrir à la société locale) et pour leurs concitoyens de mieux les connaître (écouter et côtoyer).
Après l'intégration
Si l'intégration reste une réalité qui s'impose tant que le Canada continue d'accueillir des immigrants, il n'en est revanche plus question lorsque la deuxième et la troisième générations de musulmans et de musulmanes ainsi que des centaines de convertis se réclament encore de l'islam et tiennent à leur identité religieuse comme une des composantes de leur identité de fait multiple. Y aurait-il un monde après l'intégration ?
Si ce vocable ne convient plus pour les musulmans nés au Québec, il n'est pas moins impropre pour tous ceux qui ont compris que la citoyenneté véritable tient dans l'engagement actif en faveur du développement social et du progrès des mentalités vers un vivre-ensemble débarrassé des suspicions et des appréhensions entretenues. La « participation » - en tant qu'individus musulmans - pour le bien du plus grand nombre, que ce soit à travers le politique, le social, l'économique ou le culturel ; telle est l'exigence citoyenne qu'il faut désormais défendre pour sortir des ornières de l'aliénation forcée où le discours dominant semble la confiner. L'étranger ne serait pas seulement celui qui vient d'ailleurs, mais également celui qu'on ne connaît pas ou qu'on ne veut pas connaître, même si on le côtoie depuis des années…
Un débat démocratique et éthique
En somme, un tel projet de société où le désir du vivre-ensemble n'est pas qu'une disposition « bonasse » ou un « aplatventrisme » masochiste, mais le signe d'une intelligence sociale et de bon voisinage pluralistes, ne peut aboutir qu'en étant extrêmement exigeant sur la manière de conduire les débats. Toutes les discussions que nous avons entendues ces derniers temps ont, certes, le mérite d'avoir eu lieu, mais on ne sait que trop à qui sert, pour certaines, de présenter des réponses critiquées et critiquables à plus d'un titre et d'une manière aussi peu respectueuse de soi-même, de l'opinion publique et de l'éthique de l'information.
Si l'on souhaite vraiment se rapprocher, mieux se comprendre et s'accorder sur les conditions de ce vivre-ensemble que toutes les parties appellent de leurs vœux, il est nécessaire que l'on prenne conscience, de part et d'autre, que le seul espace de convergence possible demeure celui de la concitoyenneté. Autrement dit, la conscience véritable que le « nous particulariste » que l'on ne cesse d'entendre de tous bords n'est en réalité qu'un seul, un « nous commun », large et inclusif des tous les Québécois et Québécoises quelles que soient leurs appartenances religieuses ou non. L'éthique concitoyenne est en effet celle qui nous permet à chacun de dépasser nos ghettos intellectuels respectifs, de trouver l'expression d'un universel commun et d'œuvrer aujourd'hui pour le Québec de nos enfants.

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ANNONCES - NEWS

Tadamon! Montreal Presente:
"In the Shadows of the City"
Projection du film de Jean Khalil Chamoun Liban, 2000,
102 Minutes
Langue arabe / sous-titrage anglais
Evénement faisant parti du Festival Annuel de film du Groupe de recherche d'intérêt public [GRIP] de l'université de McGill
MARDI, 13 Fevrier, 20h00
entrée gratuite au Departement des Études culturelles Université McGill
3475 Rue Peel [metro McGill]
Le film de Jean Chamoun retrace les 15 ans de la guerre civile au Liban qui a pris fin en 1990. Ce cinéaste libanais reconnu nous montre la complexité de la guerre civile au Liban à travers la vie de Rami, un adolescent de 12 ans, et de sa famille. Espérant éviter la guerre civile qui gagne l'ensemble du pays, la famille de Rami déménage à Beyrouth. Cependant, la guerre les rattrape en ville et Rami et sa famille se retrouvent confrontés au chômage, à la mort et à la perte des personnes qui leurs sont chères. Ce film présente les complexités politiques et sociales des 15 ans de guerre civiles tout en mettant en relief les conséquences de cette guerre sur la jeunesse libanaise. Tadamon! Montréal proposera une discussion suite au film sur la relation existant entre la guerre civile libanaise et le sectarisme que nous observons actuellement et qui continue à toucher le Liban et le Moyen Orient. T
adamon! Montréal http://tadamon.resist.ca / 514 664 1036
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Tadamon! MONTREAL Presents:
In the Shadows of the City
A Film by Jean Khalil Chamoun Lebanon, 2000,
102 Minutes Arabic / English subtitles.
As part of annual Film Festival of the Quebec Public Interest Research Group [QPIRG], at McGill University.
TUESDAY, February 13th, 8pm.
Donations Appriciated.
@ the Cultural Studies Screening Room McGill University 3475 Peel Street [metro McGill]
Jean Chamoun's film revisits the tragic 15 year civil war in Lebanon which ended in 1990. Renowned Lebanese film maker Chamoun brings us into the complexities of Lebanon's civil war, through the lives of Rami, a twelve-year-old boy on the cusp of adulthood, and his family. In hopes of escaping the civil war escalating in the countryside, Rami's family moves to Beirut. However, the war follows them to the city, and there Rami and his family struggle with unemployment, death and the disappearance of loved ones. This film explores the political and social complexities of the Lebanese civil war, while addressing the consequences of war on Lebanon's youth. Also this event will include a discuss on the relationship between the Lebanese civil-war and present day sectarian conflict that continues to effect Lebanon and the entire Middle East region.
Tadamon! Montreal http://tadamon.resist.ca / 514 664 1036
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Nahwa al Muwatiniya is organizing this series of Hiwar sessions under the theme
"No to Civil War!"


During this Monday session, Roger Assaf, a Lebanese: playwright, director and actor will discuss his war-time community work. During the Lebanese war (1975), Roger was an active member in a local community group (between Mrayje & Hay el Sellom) formed by people form different religious backgrounds who worked tirelessly assisting the community from assisting the sick, to helping those get electricity, etc. He will tell us about how these people were living together while the war leaders were fighting by the name of confessions.

Date & Time: Monday Feb. 12th, 2007 at 8:00pm, Club 43, Gemmayzé (Lebanon)


27 comments:

Anonymous said...

Great job!
No war! Just Peace!
Y.

Rania said...

Les jeunes Libanais doivent tous se mobiliser contre la guerre civile, non seulement ceux qui militent au sein d'ONG et d'associations pour la défense des droits de l'Homme! Malheureusement, beaucoup de jeunes universitaires et autres sont partisans des mêmes idéologies concoctées par ceux qui furent responsables en grande partie de la guerre.

Anonymous said...

Happy Valentine Day!
Wishing you lots of love and hapiness in a world full of hatred
Samir (from Beirut)

Marchello said...

À propos du billet de Salah Basalamah, je m'inscrit en faux.
Les Québecois sont un peuple accueillant et généreux. On a pas à faire d'effort supplémentaire pour s'adapter aux us et coutumes étrangères. Être tolérant est tout ce qui peux être exigé. Notre souhait de voir les immigrant s'intégrer à notre société est très légitime. Je ne m'épivarderai pas sur le sujet, délicat s'il en est un.

Voir une femme couverte d'une burka précéder son maitre, ici au marché Jean-Talon me glace le sang. je frémis pour cette femme qui est sûrement plus qu'heureuse de son sort. Je suis tolérant, sans plus.

Anonymous said...

woooooow! il y a tellement plus d'activités et de conférences visant à s'opposer à toute escarmouche ou descente aux enfers - alias une guerre civile!
Et ce sont les jeunes qui font du beau travail. Bravo!
L.

Mel. (Montréal) said...

Je pense que la tolérance réciproque est un premier seuil à atteindre dans l'édification d'une société véritablement pluraliste. Une deuxième étape, encore plus importante, serait l'acceptation réciproque, le respect réciproque, l'identification de points communs entre les différences, et l'action commune. Il ne suffit pas de tolérer, quelles que soient nos origines et appartenances. Il faut aussi s'aimer, ou du moins, apprendre à s'aimer.

Pamela Chrabieh Badine said...

Chose certaine: il y a beaucoup à faire, tant au Liban qu'au Canada. Tolérance, respect, amour, paix durable, etc.
C'est vrai qu'au Liban c'est actuellement la pagaille, les tensions, et presque le chaos, mais c'est un pays dont l'histoire remonte à des millénaires de rencontres entre les diversités religieuses, culturelles et ethniques. Il n'y a pas eu que des guerres et des conflits. Il y a eu et il y a encore des périodes et des lieux d'échanges et de convivialité - ce qui a contribué d'ailleurs à la pérennité du peuple Libanais.... Une diversité sans laquelle le Liban n'existerait plus sur la carte du monde actuel.
Au Canada, même si les dernières décennies n'ont pas connu de conflits, toujours est-il que la diversité croissante des ethnies, religions et peuplades qu'on y trouve pose le problème de la reformulation du système qui devrait mieux gérer cette diversité à long terme. Sinon, ce serait un beau - ou plutôt mauvais - jour le chaos!
Nulle société n'en est épargnée, malheureusement. Nul pays n'en est à l'abri... La gestion des diversités ou le contrat socio-politique d'une société devrait constamment être reformulé en s'adaptant aux nouvelles dynamiques sociétales.

Anonymous said...

Pourquoi le gouvernement a-t-il décrété le 14 février jour de deuil national au Liban? N'y a-t-il qu'un seul martyr à commémorer ou qui vaille la peine d'être commémoré en grandes pompes? Qu'en est-il de tous les présidents et premiers ministres qui ont péri également en tant que martyrs?

N.

Pamela Chrabieh Badine said...

Bonne question N.
Qu'en est-il aussi de tous les individus du 'commun des mortels' ayant succombé dans les guerres successives du pays? Font-ils partie d'une catégorie moins importante de martyrs? Y aurait-il donc une hiérarchie en martyrologie Libanaise? Y aurait-il des martyrs za'im (leaders, féodaux, seigneurs), d'autres secondaires, et par la suite les vassaux?
Tient-on à faire de l'au-delà une réplique de la vie sur terre?
On dirait bien que c'est le cas, malheureusement...

Anonymous said...

Read this:
The Salvador Option in Beirut
February 10, 2007
by Trish Schuh
(in: http://www.tayyar.org/)

- "The only prospect that holds hope for us is the carving up of Syria... It is our task to prepare for that prospect. All else is a purposeless waste of time." Zionist militant Zeév Jabotinsky, From "We and Turkey" in Di Tribune, November 30, 1915

- "We should prepare to go over to the offensive. Our aim is to smash Lebanon, Trans-Jordan, and Syria. The weak point is Lebanon, for the Muslim regime is artificial and easy for us to undermine. We shall establish a Christian state there, and then we will smash the Arab Legion, eliminate Trans-Jordan, and Syria will fall to us." -David Ben-Gurion, From "Ben-Gurion, A Biography" by Michael Ben-Zohar, May 1948

- "It is obvious that the above military assumptions, and the whole plan too, depend also on the Arabs continuing to be even more divided than they are now, and on the lack of any truly mass movement among them... Every kind of inter-Arab confrontation will assist us in the short run and will shorten the way to the more important aim of breaking Iraq up into denominations as in Syria and Lebanon... Syria will fall apart." -Oded Yinon, 1982. From "The Zionist Plan for the Middle East"

- "Regime change is, of course, our goal both in Lebanon and Syria. We wrote long ago that there are three ways to achieve it- the dictator chooses to change; he falls before his own unhappy people; or if he poses a threat to the outside, the outside takes him out..." -Jewish Institute for National Security Affairs (JINSA), From strategy paper #474 "Priorities in Lebanon & Syria", March 2, 2005

etcetera...

W.

Anonymous said...

C'est un crime, un affreux crime! S'en prendre à des civils, des hommes et des femmes qui se dirigent tranquillement à leur lieu de travail...

Ch.

Naji, des environs de Beyrouth said...

Le Liban sera-t-il irakisé? Des attentats ciblant les civils?
Comment aspirer à un Liban libre et sécuritaire? On a beau vouloir ne pas perdre espoir, mais là, franchement, la situation actuelle me dépasse.

Michèle Chrabieh said...

9 dead & 20 wounded nearby the village of Bikfaya, my hometown.

By Michele Chrabieh in Beirut
Tuesday February 13, 2007

A blast of civilians in a couple of buses inaugurated tomorrow’s Valentine and national mourning day (ex-prime minister Rafic Hariri)!!

I think of the 1975 bus of Ain El Remmaneh, the unforgettable symbol of the beginning of our ongoing war;
I think of my grandmother’s overcrowded sickening shelter;
I think of our fugues to remote destinations in Lebanon, those absurd forced journeys filled with war and beautiful childhood memories;
I think of the movie “The wind that shakes the barley” confusing the Irish with the Lebanese when brothers murder each other for a cause beyond comprehension;
I think of the latest Israeli invasion with no comments whatsoever; and
I think of the “WorldPress Photo de l’année” representing Lebanon’s “être et paraître”, an “extremism” some people and mainly foreigners don’t seem to be capable of understanding. How can a massacre and a wild party actually take place in close proximity and at the same time?
However, I’d rather think of the lunch I had with my friends at “Bab El Mina” Restaurant in Byblos last Sunday. Four hours of food, people, laughter, horns, water, fishing boats and an excellent “Dorade grillé à la vapeur” as the waiter explained not questioning his knowledge. So much has been said about religion, war, women, foreigners and even families; but it is all too fuzzy right now.

This is the genuine “pressure” we are bound to breathe: the opium of life and the ecstasy of death.

Ricken Patel said...

Dear friends,

It will soon be seven long and devastating years since the top Israeli, Palestinian, and international leaders sat down together to talk peace. But this week that tide could turn - on Monday, President Abbas and Prime Minister Olmert will meet briefly with US Secretary of State Condoleeza Rice in Jerusalem.

We cannot afford to let Monday's summit lead nowhere. This may be our best chance in years at peace, but only if the players agree to meaningful negotiations. We have to show them the world is watching. Click below to sign our petition calling for full Middle East peace talks -- your message will be delivered to summit leaders and published in leading Israeli and Palestinian newspapers on Monday:

http://www.avaaz.org/en/real_middle_east_talks/cf.php

Our ad will include the number of signatures and the number of countries from which they've come. The more signatures there are, the louder our voice will be. Can you sign, tell your friends and family, and help us get to 100,000 signatures from 150 countries by Monday? Our petition will also be delivered to the "Quartet" powers (the UN, US, European Union and Russia) meeting in another MidEast summit next Wednesday:

http://www.avaaz.org/en/real_middle_east_talks/cf.php

It's time for the international community to step up on this issue. We can't afford another seven years of bloodshed and war in the Middle East. The Israeli-Palestinian conflict sits at the heart of regional instability, and tensions in the Middle East threaten our security around the world.

All the pieces for a renewed peace process are falling into place. The Palestinians have decided to share power, end internal conflict and restart peace talks; the vast majority of Israelis stand ready to support a viable accord. The international community must help cross the next hurdle by bringing all parties to the table.

Billions of us around the world want this conflict solved. That's just one of the things we have in common. Let's join across cultures and borders to call for real Middle East talks today. Add your voice and tell your friends – together we will make a difference:

http://www.avaaz.org/en/real_middle_east_talks/cf.php

With hope,

Ricken, David, Iain, Andrea, Jeremy, Rachel, Tom, Hannah, Paul, Lee-Sean, Galit, Graziela, Nicole and the whole Avaaz team

Anonymous said...

J'ai lu l'article d'Emile Sueur dans l'Orient-le-Jour ce matin du 14 février 2007: "Un air du déjà-vu" qui compare l'attitude de l'administration Bush à l'égard de l'Irak en 2003 et l'Iran actuellement. A faire frémir le dos. On fait résonner les tambours de la guerre presque de la même manière et avec des arguments aussi fallacieux et douteux. Vous rappelez-vous: 'armes de destruction massive','existence de liens entre Saddam et al-Qaeda' etc.? Mais, selon Sueur, l'Irak n'est pas l'Iran. 'D’offensive terrestre contre l’Iran, à l’image de celle menée contre le régime de Saddam Hussein, il n’est pas question. Empêtrés dans le bourbier irakien, les États-Unis manquent de moyens pour retenir une telle option. Des frappes ciblées sont envisageables. Contre des installations nucléaires. Quelle forme prendrait alors la réponse iranienne ? Alors qu’elle fait étalage de sa force, en termes de missiles notamment, la République islamique aurait du mal à répondre directement à une attaque américaine. Étant donné l’arsenal militaire naval déployé dans la région – un deuxième groupe naval américain a été envoyé dans le Golfe –, les missiles iraniens pourraient certainement être interceptés avant d’atteindre leurs objectifs. Toutefois, une réponse indirecte, au travers des différents groupes ou milices que l’Iran soutient à travers le monde arabe, serait assurément privilégiée. Avec le risque d’une exacerbation quasi certaine des tensions communautaires et confessionnelles qui rongent déjà une région transformée en véritable poudrière'.

S.

Pamela Chrabieh Badine said...

14 février 2007: il est 10h0 du matin heure de Beyrouth. Les partisans du gouvernement manifestent au centre-ville de Beyrouth pour la commémoration de l'assassinat de l'ex-premier ministre Rafik Hariri en 2005. La place des martyrs est malheureusement divisée en deux parties: l'une pour les partisans du gouvernement et l'autre pour les tentes de l'opposition, installées depuis plus de deux mois et dont le sit-in se poursuit. Le gouvernement a fait installer un mur pour diviser la place: fils barbelés, grillages et béton. C'est tellement malheureux de voir le peuple Libanais divisé de cette manière...
Espérons que cette journée passera sans bavures, tensions et affrontements, et bien sûr, sans attentats contre les civils.

Anonymous said...

Hello Pamela. Nice site.
Happy Valentine Day and Peace to all!
Gihane in Montreal

Marie said...

Pamela, c'est effectivement triste de voir les Libanais s'affronter, même si pacifiquement, au nom de tel leader ou tel autre, et le comble, c'est que tous disent qu'ils le font pour la liberté et l'indépendance du pays. Je suis certain que dans les médias internationaux, on va dire de cette manifestation aujourd'hui que c'est celle des 'justes' et de ceux qui veulent la liberté et l'indépendance et la démocratie... Quelle illusion. On en a assez du féodalisme, de ce système du culte des personnalités. La fidélité devrait être uniquement au Liban et non aux leaders lesquels sont pour la plupart des faiseurs de guerre et des criminels de guerre.

Pamela Chrabieh Badine said...

Merci Gihane et Marie pour vos commentaires. Le Liban a besoin de réformes à plusieurs niveaux dont son système socio-politique (ou la gestion de ses diversités) et le système féodal lequel devrait être démantelé. En ce sens, les jeunes générations auront beaucoup à faire, mais est-ce que les seigneurs de la guerre tant locaux que régionaux et internationaux les laisseront-ils oeuvrer pour la paix et la reconstruction du pays?
Enchallah...

Anonymous said...

Considérations sur le 14 février : la véritable bataille
L'article de Michel HAJJI GEORGIOU
(dans l'Orient-le-Jour, Beyrouth, 15 fev. 2007)

Sur le sentiment de vertige et de saturation ou les craintes profondes qu’inspirent désormais les grands rassemblements, et, plus encore, les discours tonitruants, on pourrait indéfiniment disserter...
Sur l’interminable et éprouvante épreuve de force qui dure depuis le 14 février 2005, avec ses moments d’euphorie et ses instants de détresse, il y a certes beaucoup à dire. Les nerfs sont sérieusement érodés, la violence est à l’état latent et n’attend que le moment où elle pourra s’exprimer. Le sentiment de désillusion et de dépression a atteint son zénith, et c’est la peur au ventre, après l’attentat de Aïn Alak, que les parents envoient désormais leurs enfants à l’école...
Sur la propension des Libanais à s’entretuer allègrement, à drainer vers eux et contre les autres des flots de violence verbale comme physique, qui plus est – et c’est là le comble de l’ironie – pour proclamer leur « amour pour la vie », le silence reste le meilleur des commentaires...
Sur cette image khaldounienne d’État-zaamat – de légalité-zaamat ou d’opposition-zaamat, puisque par-delà la haine et les convergences, le culte du chef, et cet imbécile suivisme total qui lui fait écho au sein de la société restent, il faut le souligner, l’énorme dénominateur commun –, on pourrait longuement s’arrêter. D’autant que cette image, reproduite à l’infini, n’est pas particulièrement rassurante pour ceux qui rêvent encore d’un renouvellement des élites et d’un Liban nouveau et différent...

Marcel M. said...

S'il vous plaît Pamela venez-moi en aide. Le montréalais que je suis ne peut comprendre le dernier paragraphe du bel article de monsieur Hajji Georgiou. Vous pourriez me dire les référents qui me manquent?
En passant, je vous remercie pour ce site si bien tenu et si bienvenu pour quiconque s'intéresse au Liban.

Pamela Chrabieh Badine said...

Salut Marcel. Si je ne me trompe pas, je crois que vous référez au concept de 'zaamat' que Michel H.G. a utilisé dans son article, terme en arabe qui veut dire 'leadership'. J'ai moi-même utilisé le terme 'za'im' dans un de mes commentaires, qui veut dire 'leader'. Le leadership au Liban est lié à un système féodal; il se transmet donc de père en fils et il se caractérise par le culte du chef, voire le culte de la personnalité. C'est ce système que Michel H.G. et moi-même critiquons, ainsi que beaucoup d'autres Libanais.

Paul Ladouceur said...

Christ est parmi nous !

Chers amis iconographes et iconophiles,

J’aimerais vous faire part de quelques informations concernant trois nouveaux livres sur les icônes et l’iconographie, que vous pouvez commander dès maintenant :

Michel Quenot, La Mère de Dieu, Joyau terrestre, Icône de l'humanité nouvelle, Éditions Saint-Augustin, Saint-Maurice, 2006. Relié / 172 p. / 45 illustrations couleurs / 14,5 x 21,5 cms.

René Léaustic, Écrire une icône, Initiation aux techniques, Médiaspaul, Paris-Montréal, 2006. Relié / 142 p. / Nombreuses illustrations couleurs / 28,5 x 22,0 cms. Vivement recommandé pour les iconographes en particulier !

Michel Quenot, Deviens ce que tu es, Propos familiers sur l’icône et son univers, Éditions Saint-Augustin, Saint-Maurice, 2006. 104 p. / 72 illustrations couleurs / 16,5 x 24,5 cms.

Pour des informations supplémentaires, écrivez-nous au thabor@megaweb.ca ou téléphonez au 450-834-7203.

Anonymous said...

Pourquoi un tel soutien à un gouvernement si contesté au Liban ?
17 Février 2007
La Vanguardia

Voici maintenant plus de deux mois que la crise libanaise s’aggrave sous le coup des interventions extérieures. Depuis la période 1840-1860 qui a vu une première déstabilisation du Liban sous le coup de la rivalité franco-anglaise qui secouait alors le Proche-Orient, le pays n’a pas connu une telle intensité d’interventions des pays occidentaux dans ses affaires intérieures.

Le nombre de déclarations quotidiennes des dirigeants américains et européens constituent, en réalité, une ingérence certaine dans les affaires internes du Liban, de même que le nombre de visite de ces mêmes dirigeants à Beyrouth pour rencontrer et soutenir le premier ministre, M. Fouad Saniora, l’organisation de la Conférence d’aide au Liban, dite Paris III à la fin du mois dernier, toujours pour soutenir ce même gouvernement : c’est une activité débordante et inquiétante dont est l’objet le Liban, enfoncé dans une crise ministérielle sans précédent, visant à maintenir au pouvoir un gouvernement qui a perdu sa constitutionnalité et sa légitimité.

Rappelons que cette crise a été déclenchée le 11 novembre 2006 par la démission des quatre ministres représentant la communauté chiite au conseil des ministres, organe collégial du pouvoir exécutif suivant la constitution libanaise, en sus de la démission de l’un des deux ministres représentant la communauté chrétienne orthodoxe.

Depuis l’indépendance, aucun gouvernement libanais n’a fonctionné sans que ne soit représenté l’une de ses communautés historiques en son sein. De nombreux premiers ministres, qui appartiennent de par la pratique constitutionnelle à la communauté sunnite, ont démissionné dans le passé pour des tensions ou des différents politiques d’envergure bien moindre que ceux qui affectent le Liban aujourd’hui. De nombreux gouvernements de par le monde démissionnent, soit parce que leur base est devenue trop étroite, soit parce que des mouvements de grève et d’opposition paralysent la vie du pays, ainsi que l’a fait le gouvernement d’Alain Juppé en 1995 en France, pour ne citer que cet exemple. Il est considéré normal aussi, dans de telles circonstances, d’appeler à des élections anticipées pour recomposer un paysage politique dépassé par des évènements nouveaux.

Or au Liban, depuis quelques mois, toute l’intervention occidentale massive consiste à empêcher le gouvernement libanais actuel de démissionner, soit pour faire place à un gouvernement d’union nationale où les partis de l’opposition (chrétienne et musulmane) auraient une participation substantielle, soit pour faire place à un gouvernement de transition qui organiserait de nouvelles élections après adoption d’une loi électorale plus juste que celle de 2005, d’où est issue l’actuelle chambre des députés. Seule, l’une ou l’autre de ces options permettrait de rendre la pays à une vie normale et de dissiper les formidables tensions qui se sont fait jour depuis la fin de l’attaque israélienne sur le Liban au cours de l’été dernier. Il est d’ailleurs curieux de constater que les pays qui prêchent le règne de la démocratie et de l’Etat de droit au Proche-Orient, soient aussi peux soucieux de la laisser mettre en pratique, sitôt qu’ils considèrent leurs intérêts stratégiques menacés.

Mais qu’est-ce qui peut donc amener tant de pays démocratiques à ne pas vouloir respecter les règles de l’Etat de droit au Liban, enfonçant ainsi ce petit pays phare dans une crise majeure de régime ?
La première hypothèse qui vient à l’esprit est celle de la peur d’une prise de pouvoir du Hezbollah et, derrière lui, de la communauté chiite et donc, aux yeux occidentaux, une influence accrue de l’Iran sur le Liban. Mais si tel était le cas, cela voudrait dire que les décideurs occidentaux ne tiennent aucun compte du fait que la popularité et la force politique du Hezbollah au Liban lui viennent moins de son rapport à l’Iran que de l’admiration qu’il a gagnée pour sa libération, en mai 2000, du sud du Liban après 22 ans d’occupation israélienne, ainsi que du refus général libanais du comportement israélien violent contre le Liban l’été dernier, comportement qui s’inscrit dans une longue suite d’opérations militaires israéliennes depuis 1968 et de violations constantes de la souveraineté libanaise.

Sa force est aussi celle de ses alliés chrétiens (le très populaire Mouvement patriotique du général Michel Aoun qui a tant lutté pour faire sortir la Syrie du Liban) et sunnites (anciens mouvements nassériens de Saïda et de Beyrouth, mouvements salafistes de Tripoli), ainsi que celle de divers autres petits partis. Va-t-on donc pousser le Liban dans la guerre civile sur une idée fausse et une mauvaise connaissance de la complexité politique et communautaire du terrain libanais où jamais une communauté religieuse n’a pu s’emparer du pouvoir et l’exercer au détriment des autres ? C’est ce qu’avaient tenté le parti Phalangiste chrétiens en 1982 dans le sillage de l’invasion israélienne cette année là et avec le plein soutien des pays occidentaux ; il en est résulté à l’époque une relance spectaculaire de la guerre interne libanaise. En soutenant le premier ministre actuel contre vents et marée, les pays occidentaux ne refont-ils pas la même erreur qu’en 1982 où leurs soldats présents aussi au Liban à l’époque ont payé un lourd tribut ?

Une autre hypothèse, bien plus grave, que l’on peut formuler est celle d’une politique occidentale encore plus agressive à l’endroit du Liban qui consiste à pousser le pays dans un processus « d’irakisation », opposant violemment entre eux sunnites et chiites libanais. La réalisation d’un tel processus permettrait d’affaiblir considérablement le Hezbollah et de ternir son image, ce qui faciliterait une nouvelle opération israélienne destinée à opérer le désarmement et l’éradication de ce parti qui inquiète tant Israël et les Etats-Unis et à rétablir le prestige fortement entamé de l’armée israélienne après la guerre de l’été dernier.

Comme on le voit, les données constitutionnelles internes de la crise libanaise ont été totalement kidnappées par les puissances occidentales qui instrumentalisent de plus en plus le Liban dans la lutte régionale qui oppose les Etats-Unis et Israël à l’Iran, mais aussi dans la guerre américaine tout azimut au terrorisme international qui inclut pour ces deux Etats le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien. Ne serait-il pas temps que les pays de l’Union européenne prennent leur distance avec de telles politiques qui jusqu’ici n’ont semé que le chaos et la souffrance dans la région, en éloignant toujours plus des perspectives de paix et de stabilité ?

Anonymous said...

La Suisse est le fruit d'une evolution de cinq cents ans et meme plus .Donnez au Liban le temps de s'unir .Le Liban moderne est ne en 1920 et le Liban ancien
ne comprenait pas de communautes .
Deja du temps d'Hannibal les familles pheniciennes se partageaient quant a l'aide qu'il fallait apporter a ses guerres .
"Hors de la paix point de salut"

S. (Liban) said...

Le Liban n'est pas né ou créé de toutes pièces en 1920 sous le Mandat Français! Plus de 6000 ans forgent son histoire - en fait, la présence humaine est au Liban depuis un million d’années, dès l’époque paléolithique elle suivit les étapes de la vie préhistorique -: invasions, guerres, mais aussi la rencontre d'une diversité de peuples, de civilisations, de cultures, de religions, des échanges et une mixité formidable.
Les communautés ne sont pas nées d'hier, même si leurs dynamiques changent avec le temps et les circonstances. Les communautés chrétiennes s'y sont formées depuis le 1er s.ap.J.C. Les communautés musulmanes dès le 7e s., ainsi que des juifs, perses, arabes etc. N'oublions pas que les maronites, chiites puis les druzes, rendirent le Liban (et surtout la Montagne Libanaise) un foyer et un refuge de leur présence humaine communautaire, face à l’autorité centrale et à l’orthodoxie religieuse. Avec les ottomans dès le 16e siècle, le Sultan conserva à leurs places les Emirs Libanais et leur accorda une certaine autonomie dans la gestion de leurs régions. Cette autonomie et l’affaiblissement de l’autorité du pouvoir central ottoman, encouragea l’esprit d’indépendance chez les Emirs de la Montagne de la famille Maan, surtout l’Emir Fakhr-ed-Din II (1572-1635).
L’Emir Fakhr-ed-Din II entreprit l’unité du pays en fédérant les notables druzes. Il conclut des traités militaires et économiques avec la Toscane. La tolérance religieuse qu’il pratiqua sur les Maronites encouragea ceux-ci à se répandre dans la Montagne du nord au sud du pays. Le Liban connut un véritable essor économique, et urbain: Les ports (Sidon et Beyrouth) s’ouvrirent sur le commerce de l’Occident, les réseaux routiers s’étendirent, des palais et des caravansérails furent construits par des ingénieurs italiens.
Un tournant, dans l’histoire culturelle du pays eut lieu avec la création de l’Ecole Maronite de Rome en 1584, par les soins de la Papauté, pour instruire les jeunes religieux maronites. Ce fut le point de départ d’un essor culturel qui était le préambule de la Renaissance du 19e s. etc.
Si la Suisse s'est construite en 500 ans, eh bien, le Liban poursuit sa construction depuis des millénaires, ou plutôt, le processus de destructions-reconstructions.

Anonymous said...

Je vous réfère à l'article suivant sur les communautés au Liban:
Joseph Maamari. COMMUNAUTES RELIGIEUSES ET SYSTEME POLITIQUE AU LIBAN
http://www.dirittoestoria.it/lavori2/Contributi/Maamari.htm

W.