Friday, July 13, 2007

Lebanon Summer War 2006... One year later!

Le Liban et les combats de l'été 2006:
1 an plus tard
12-29 juillet 2007

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L’icône et l’islam : Pamela Chrabieh
Émission Second Regard,
3 décembre 2006,
Radio Canada
Un reportage de Jean-Robert Faucher
Merci Robert et à toute l'équipe de Second Regard!
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De Philippe Martin:
'Voici la onzième édition des portraits de blogueurs, avec Pamela Chrabieh Badine'.
On peut trouver l'entrevue sur Dailymotion, Cent Papiers et YULBUZZ.
Merci à Philippe et Christian Aubry!
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A l'occasion de la commémoration des victimes des combats de l'été 2006 entre Israël et le Liban, les mots me manquent pour exprimer l'horreur vécue, les traumatismes et les destructions massives. Heureusement que des acteurs de la société civile et de la diaspora Libanaises oeuvrent à la construction de mémoires de la guerre. Tel est le cas par exemple à Montréal:

GUERRE au LIBAN: 1 an après A Montréal, une commémoration communautaire de témoignages et réflexions sur l'attaque israélienne de 2006 contre le Liban.
SAMEDI, le 14 JUILLET, à 18h
Centre communautaire Côte-des-Neiges
5347 Côte-des-Neiges, 2ème étage Juste à côté du Métro Côte-des-Neiges
DONS: 0-20$
Témoignages de guerre * Poésie en arabe & anglais / Lectures * Exposition de photos / diaporama * Souper communautaire * Discussions * Micro-ouvert
Un réseau de groupes communautaires et d'organisations montréalaises de solidarité avec le Moyen Orient vous invitent à participer à un événement social important pour se souvenir et réfléchir sur l'attaque israélienne de 2006 contre le Liban, un an après.
La soirée inclura :
* Des témoignages de la guerre et un 'micro-ouvert' : une série de témoignages de personnes ayant vécu les attaques israéliennes sur le Liban ou la guerre à partir du Canada, incluant une prise de parole de Hasan Al Akhras, survivant de la famille Al Akhras dont 11 membres ont perdu la vie le 16 juillet 2006 dans un raid aérien israélien sur Aitaroun, au Sud du Liban. Il évoquera les crimes de guerre d'Israël et les stratégies pour lutter contre l'impunité internationale.
* Exposition de photos / diaporama : des photos des mobilisations montréalaises de l'été 2006 contre la guerre prises par des photographes locaux & des diaporamas d'informations sur l'attaque israélienne contre le Liban par Canadiens pour la Justice et la Paix au Moyen Orient (CJPMO).
* Discussions : cette soirée fournira un espace de discussion, de planification et de construction des résistances locales contre l'attaque israélienne de 2006. Ce sera une opportunité pour les militants locaux de se retrouver, provenant des multiples organisations et groupes locaux ainsi que des milliers d'individus qui s'étaient organisés activement l'été dernier en opposition à l'attaque israélienne contre le Liban et au soutien affiché du gouvernement canadien à la politique israélienne. Cet événement sera aussi l'occasion de discuter de la situation actuelle au Liban, des conséquences du siège du camp de réfugiés de Nahr el Bared qui a abouti à un désastre humanitaire pour des dizaines de milliers de réfugiés palestiniens.
* Souper communautaire : des groupes communautaires locaux, des individus & des restaurants vont fournir des repas pour le souper communautaire, en geste de solidarité avec le travail actuel de soutien aux luttes d' auto-détermination au Liban, en Palestine et à travers le Moyen Orient.
* Poésie en arabe, anglais & français / Lectures de : EHAB LOTAYEF, poète local renommé et militant égyptien de la Coalition pour la Justice et la Paix en Palestine (CJPP) à Montréal, GHADA CHEHADE, poète & doctorante à l' Université McGill, HAYDAR MOUSSA, militant et poète de AJLM, Association des jeunes libanais musulmans, HISHAM ELSALFITI, militant palestinien et membre de la Fondation Canado-palestinienne (CPF).
---> Information sur le contexte: Le 12 juillet 2006, le mouvement de résistance libanais Hezbollah capture deux soldats israéliens dans le cadre d'une campagne de libération de milliers de prisonniers politiques arabes des prisons israéliennes, dont certains y sont enfermés depuis plus de 20 ans. Le jour même, Israël attaque le Liban dans une campagne militaire violente qui a abouti au décès de plus de 1300 civils libanais, à la destruction d'une grande partie de l' infrastructure nationale et à la présence d'un million de bombes à fragmentation non explosées au sud du Liban. Cette campagne militaire israélienne de punition collective déclenchée contre le peuple libanais s' est poursuivie pendant 33 jours jusqu'au cessez-le-feu de l'ONU du 14 août 2006. Alors que des bombes s'abattaient sur le Liban, des militants pour la justice sociale et les droits humains sont descendus dans les rues, de Johannesburg à Londres, du Caire à New York et jusqu'aux rues de Montréal. Face aux nombreux communiqués publics de soutien aux bombardements israéliens contre le Liban émis par le gouvernement canadien qui a qualifié l'attaque de 'réponse mesurée', des milliers de personnes ont immédiatement réagi à Montréal. Des manifestations, des actions directes, des mobilisations spontanées, du travail de pression, des campagnes d'éducation populaire et d'autres actions ont exprimé durant tout l'été 2006 une résistance locale à l'attaque israélienne contre le Liban, représentant une des plus fortes réponses politiques d'une ville en dehors du Moyen Orient. Nombreuses sont les personnes dans la communauté libanaise, et au-delà, à avoir souffert des attaques israéliennes et perdu de la famille, des amis et des camarades.
Venez participer à cette soirée de résistance, de réflexion et de construction communautaire ! Organisé par:
* Association des Jeunes Libanais Musulmans (AJLM)
* Association Al Hidaya
* Tadamon ! Montréal INFO: 514-664-1036

Entretemps, d'autres acteurs de la société civile Libanaise oeuvrent à l'édification d'un comité de dialogue national qui ferait pression sur les principaux partis et leaders du pays. Certes, la tâche est rude, mais elle est louable. Tel est le cas du mouvement de jeunes activistes Ou3a (regroupement de plusieurs ONGs et groupes de jeunes) et de sa campagne de sensibilisation et de conscientisation à un véritable dialogue lequel engagerait les diverses composantes libanaises à cheminer vers la paix et la convivialité. Ci-dessous le contenu de leur appel:

Dear Friends and Partners. Our Country is in Danger… We Need to Act Immediately!

You are all invited to join us at a Press Conference on Friday, July 13 at 10:30 in The Crowne Plaza Hotel, Hamra to raise our voices and pressure the participants in the La Celle-Saint-Cloud dialogue to genuinely engage in a constructive dialogue to bring about an END TO THE POLITICAL DEADLOCK. The press conference is being organized by a diverse group of Lebanese activists, journalists, academics, intellectuals, and members of the private sector, originally brought together by the Ou3a network, in a two-day brainstorming forum on June 20-21.
At the press conference, we will present a series of citizen demands and alternative proposals aimed at achieving this necessary end. A final paper including these demands and proposals is being sent to all of the participants of the La Celle-Saint Cloud dialogue and is attached here in three languages.
We are calling on you to endorse this letter by sending an email by Thursday, July 12 at 24:00, in order to have your name added during the press conference.
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Il est certain que l'action citoyenne et les mouvements sociaux en vue de la paix se heurtent à plusieurs obstacles dont: le clanisme et le confessionnalisme exacerbés, l'ingérence excessive de puissances régionales et internationales, la mouvance croissante d'extrémistes de tous bords (rappelons ici que les combats entre l'armée Libanaise et Fateh el-Islam au nord du Liban se poursuivent et s'intensifient), etc. En outre, la plupart des groupes et des associations se mure dans des tours d'ivoire et est incapable d'édifier des partenariats pour constituer une force majeure de pression. En ce sens, il est souhaitable d'établir le plus grand nombre de liens possibles, qu'ils soient locaux ou transnationaux. L'exemple du mouvement Ou3a répond à ce besoin pressant. A mon avis, il constitue un point de départ qui ne peut être négligé et qu'il faudrait suivre de près, tout en essayant d'y contribuer.
Un an a passé depuis le fameux 12 juillet 2006, et un véritable cessez-le-feu entre le Liban et Israël n'a pas été établi. La situation au Liban est des plus critiques, et ce à plusieurs niveaux dont politique, sécuritaire et socio-économique. Le spectre d'un embrasement de grande envergure est toujours présent, mais aussi, l'espoir d'une solution inter-Libanaise. Un premier pas consiste à se rappeler pour ne pas oublier et pour ne pas commettre les mêmes erreurs du passé. Un deuxième pas complémentaire du premier consiste à opérer une ouverture entre les divers acteurs Libanais. Il ne suffit pas que celle-ci se trame dans les coulisses des leaders, mais elle devrait également inclure toutes les autres composantes de la société Libanaise - et de la diaspora. Sans ce mouvement progressif de solidarité et de convivialité qui prendrait nécessairement du temps et de la persévérance - mouvement qui s'étalerait sur une ou deux générations au minimum -, le Liban ne pourra se relever de ses cendres.
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Le Devoir (Montreal): La tentative d'hégémonie américaine au Moyen-Orient
Mardi 24 juillet 2007.
Hoda Asmar, Historienne, membre de Tadamon! Montreal.

Le 20 juillet, dans les colonnes du Devoir, M. Attali, consul général d'Israël à Montréal, pose la question suivante: «Quel est le point commun entre les nombreuses turbulences que traverse le Moyen-Orient actuellement, qu'il s'agisse de la prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas, de la lutte pour le pouvoir du Hezbollah au Liban, de l'agitation qui secoue l'Irak ou de l'acquisition prochaine de l'arme nucléaire par une dictature radicale? La réponse est l'Iran.» En réalité, cette réponse serait plutôt: les États-Unis. Lorsqu'on connaît les projets américains de «nouveau Moyen-Orient», agiter la «menace iranienne» constitue une stratégie de diversion qui ne résiste pas à l'examen des faits. Premièrement, l'Iran n'est pas responsable de l'attaque américaine en Irak. Rappelons que, après la Révolution islamique de 1979, celle-ci risquant de se répandre à l'Irak, Saddam Hussein avait lancé une guerre sanglante contre le nouveau régime iranien. La guerre Iran-Irak, qui a duré huit ans (1980-1988) et a fait environ un million de morts, a été soutenue par les puissances occidentales, États-Unis en tête, qui armaient sans vergogne le régime dictatorial d'un Saddam qu'ils anéantiront un peu plus tard. Que le régime iranien, en tant que voisin, joue un rôle dans la guerre en Irak est une évidence, mais dire que «l'agitation» (qualifier 650 000 morts irakiens «d'agitation» est quelque peu troublant) vient de l'Iran ajoute la désinformation à l'euphémisme. Rappelons encore une fois que ce sont les États-Unis de Georges Bush avec leurs alliés qui ont attaqué l'Irak sous le prétexte de la présence menaçante d'armes de destruction massive (qui n'existaient pas, faut-il également le rappeler?).
Deuxièmement, les conflits qui secouent la Palestine actuellement sont, là encore, liés aux États-Unis (et bien évidemment à Israël). Lors d'élections reconnues comme démocratiques par la communauté internationale en janvier 2006, le Hamas a obtenu la majorité des suffrages dans les territoires palestiniens toujours occupés par Israël. Ouvertement, les États-Unis ont fait savoir qu'ils ne reconnaîtraient que le Fatah (le parti minoritaire) et qu'ils continueraient à le soutenir (comme ils avaient financé sa campagne électorale). Et si de nombreux Palestiniens ont voté pour le Hamas, c'est également pour exprimer leur opposition à cette ingérence impérialiste étrangère (étant donné leur histoire, les Palestiniens peuvent difficilement voter pour un parti soutenu par les Américains.).
Troisièmement, le Hezbollah. Là encore, le consul d'Israël réécrit l'histoire: «L'agression du Hezbollah contre Israël en 2006 a provoqué un affrontement majeur. Sans l'appui logistique et idéologique de l'Iran, jamais le Hezbollah n'aurait osé cette confrontation voulue par Téhéran.» Monsieur le consul ignore-t-il que son propre premier ministre, Éhoud Olmert, a reconnu publiquement que la guerre, déclenchée par Israël, était planifiée depuis des mois? Devant une commission d'enquête officielle, M. Olmert a affirmé que sa décision de riposter à l'enlèvement de soldats par une vaste opération militaire a été prise dès mars 2006, quatre mois avant que n'éclate la guerre au Liban (Haaretz, 8 mars 2007). Alors que les Libanais commémoraient ce 12 juillet le premier anniversaire du début de cette attaque israélienne qui a fait plus de 1100 morts civils (dont un tiers d'enfants) côté libanais, alors qu'Israël poursuit des exactions quotidiennes en Palestine et continue à construire un mur de la honte au mépris de toutes les résolutions internationales, accuser l'Iran d'être l'instigateur d'une «agression» contre Israël est un peu fort!
En outre, le consul d'Israël accuse le Hezbollah de vouloir «prendre le contrôle du Liban». En réalité, les élus du Hezbollah (parti politique légitime au Liban, qui participe aux élections) se sont retirés du gouvernement pour réclamer davantage de représentativité. Depuis la fin 2006, ils n'ont donc plus aucun portefeuille ministériel et ont rejoint l'opposition (composée d'une dizaine de partis) qui réclame (pacifiquement) des changements politiques. La coalition restée au pouvoir, soutenue là encore par les États-Unis et les puissances occidentales, continue donc de diriger le pays. Dans les faits, bien que le Hezbollah soit en partie financé par l'Iran, affirmer qu'il tente de «prendre le contrôle du Liban» est totalement infondé (il n'y a eu ni coup d'État ni agression interne qui puisse être attribuée au Hezbollah dans cette bataille politique). Il est évident que l'Iran joue un rôle majeur dans la politique au Moyen-Orient. C'est un grand pays, une puissance régionale et, en effet, un régime contestable pour de nombreux aspects de ses politiques intérieures et extérieures. Néanmoins, les puissances qui sont responsables, dans les faits, de déstabiliser la région sont les États-Unis et Israël (guerres contre l'Irak et l'Afghanistan, attaques militaires contre le Liban et occupation des territoires palestiniens).
En outre, venant de représentants politiques israéliens dont l'État a mis en place une politique d'apartheid, qui ne se cache plus de posséder l'arme nucléaire, qui est accusé de crimes de guerre par de nombreuses enquêtes au Liban comme en Palestine et qui viole plus de 70 résolutions onusiennes, ces accusations contre «l'axe du mal iranien» font grincer des dents. Le soutien inconditionnel des États-Unis à Israël n'est un secret pour personne, et les visées américaines au Moyen-Orient non plus. Ces discours de diabolisation de l'Iran sont particulièrement dangereux car ils préparent le terrain à une future attaque contre ce pays, attaque dont les conséquences cette fois ne seront pas régionales mais bien mondiales. Le fait que les néoconservateurs américains ne semblent pas exclure une guerre contre l'Iran, que le régime israélien pourrait encourager, constitue la réelle menace qui pèse aujourd'hui sur le Moyen-Orient.

12 comments:

Anonymous said...

Merci Pamela pour ce billet commémoratif. Je souhaite à tous les Libanais que leurs maux cessent le plus tôt possible. Courage pour la suite

(Justine de Montréal)

Wadih Kh. said...

Dans un entretien avec Georges Corm dans l'Humanité du 14 juillet 2007, on peut lire ce qui suit:

Quelle est la place du Liban dans la stratégie états-unienne ?

Georges Corm. Le Liban n’est évidemment qu’un pion sur l’échiquier du Moyen-Orient pour les États-Unis. Mais c’est un pays aussi petit que compliqué et cette grande puissance n’a jamais pris en compte cette dimension. En 1982, à l’occasion de la nouvelle invasion d’Israël, qui amène son armée jusqu’à Beyrouth, le gouvernement américain a pensé qu’il pourrait installer un gouvernement libanais phalangiste pro-israélien qui signerait un traité de paix avec cet État, ce qui en ferait un second État arabe, après l’Égypte, liée à Israël par un tel traité. Ils avaient simplement oublié que le Liban ne se gouverne pas par la dictature d’un parti communautaire sur l’ensemble des communautés. Il en est résulté une relance spectaculaire des hostilités entre Libanais et les attaques meurtrières contre les contingents de la Force multilatérale d’intervention (américains et français), censés protéger la population civile.

Huit ans plus tard, en 1990, les États-Unis mettent le Liban sous contrôle total syrien, en récompense de l’attitude de la Syrie qui participe à la coalition contre l’Irak pour libérer le Koweït. Ils ont même, à l’époque, demandé à la Syrie d’en finir avec le général Aoun, commandant en chef de l’armée libanaise, qui avait déclaré en 1989 une « guerre de libération » contre les milices libanaises et la Syrie. Le général Aoun dérangeait, en effet, leur plan de pacification du Moyen-Orient de l’époque où, déjà l’Irak avait été transformé en bouc émissaire des problèmes de la région. Aujourd’hui aussi, le même général qui refuse de laisser le pays être manipulé par les États-Unis est très critiqué par les Américains et jusqu’à récemment par le gouvernement français lui-même. Les médias occidentaux (y compris français) le présentent comme un « pro-syrien », ce qui est une contre-vérité flagrante et scandaleuse, et qui montre combien peu ces médias sont objectifs dès qu’il s’agit de politique étrangère.
Les États-Unis commettent donc le même type d’erreurs que par le passé. Ils pensent pouvoir continuer d’instrumentaliser le Liban dans la lutte contre le régime syrien et ils considèrent comme « démocratique » la dictature qu’exerce une faction des Libanais sous domination d’un parti sunnite, le Courant du futur de M. Hariri. Mme Rice, lors de l’agression israélienne de l’été dernier, a même eu le très mauvais goût d’affirmer que cette agression n’était que les « douleurs d’enfantement » du nouveau Moyen-Orient dont les États-Unis ont bassiné le monde pour justifier son agression contre l’Irak en 2003 et son soutien inconditionnel à l’État d’Israël et ses pratiques contraires au droit international

Farid said...

Il me semble que la société civile au Liban détient plus de pouvoirs qu'elle ne le croit. Ceux-ci sont tout simplement inexploités à grande échelle. Merci pour nous éclairer sur les belles initiatives entreprises par des jeunes au Liban et au Canada.
En outre, j'ai lu l'entretien avec Georges Corm et je le trouve très intéressant. Il présente une lecture de la situation au Liban qui diffère du jargon médiatique et académique habituel.

Nahwa al-Muwatiniya said...

Dear friends and supporters,
We would like to inform you that Na-aM lil hiwar will be on a summer break starting Monday 16, July until Monday the 6, August.
We thank all the speakers for sharing with us their thoughts and experiences and the participants for attending these sessions and contributing in the discussions.
If you wish to join the committee and participate in the preparation of the next series of Na-aM lil Hiwar, please send us an e-mail to info@na-am.org.

Anonymous said...

Pamela, je souscris entièrement aux mots de Justine de Montréal qui dit:
« Merci Pamela pour ce billet commémoratif. Je souhaite à tous les Libanais que leurs maux cessent le plus tôt possible. Courage pour la suite

(Justine de Montréal)».

André.

Pamela Chrabieh Badine said...

Merci André et Justine!

J'étais plutôt silencieuse la semaine passée. Il faut dire que la situation actuelle est empreinte d'un statut-quo au niveau des attentats à la bombe. Certes, on arrive à souffler un peu, mais le spectre de nouveaux attentats est toujours présent. Entretemps, les combats se poursuivent au nord du Liban. C'est fou combien ceux-ci prennent du temps et de ce fait, ils fragilisent encore plus la précaire et relative cohésion interne.
Toutefois, cette situation n'empêche pas les proches et les amis de visiter le Liban ce mois...

Pamela Chrabieh Badine said...

Un article très intéressant!

Pour les extrémistes, l’apostasie est passible de la peine de mort
Un musulman peut choisir sa religion, assure le grand mufti d’Égypte (OJ, Beyrouth, 25 juillet 2007)

La plus haute autorité religieuse d’Égypte a décrété que les musulmans étaient libres de changer de religion, une décision à contre-courant de la pratique dans le monde musulman où l’apostasie est même parfois passible de la peine de mort.

«La question essentielle qui nous est posée est : est-ce qu’un musulman peut choisir une autre religion que l’islam ? La réponse est oui », écrit le grand mufti d’Égypte, Ali Gomaa. Cette déclaration, tirée d’une contribution adressée au forum du Washington Post-Newsweek et reprise dans la presse égyptienne hier, pourrait avoir des conséquences considérables en Égypte, où les coptes représentent 6 à 10 % des 76 millions d’habitants et constituent la plus grande communauté chrétienne du Moyen-Orient. « L’acte d’abandonner sa religion est un péché punissable par Dieu le jour du Jugement dernier. Dans le cas où quelqu’un rejetterait simplement sa foi, aucun châtiment n’est prévu en ce bas monde », poursuit-il.
Dans la plupart des pays musulmans, les personnes qui se convertissent à une autre religion sont considérées comme apostates et sont parfois passibles de la peine de mort. Cheikh Ali Gomaa a toutefois mis en garde contre des conversions qui viendraient saper les « fondements de la société ». Les tentatives de musulmans en Égypte de se convertir à une autre religion ont été entravées par le refus de l’État de modifier les papiers d’identité où apparaît la religion, voire parfois par des arrestations et des placements en détention.
« Malgré le fait qu’il ne s’agisse pas d’un crime en Égypte, ces personnes sont arrêtées en vertu de la loi d’urgence ou sont traduites en justice pour outrage à la religion si elles désirent se convertir », explique Hossam Bahgat, membre de l’Initiative égyptienne pour les droits individuels. « Cette fatwa est significative, surtout venant de M. Gomaa », a-t-il ajouté. « Depuis 2004, il y eut plusieurs procès impliquant des chrétiens qui s’étaient convertis à l’islam et qui veulent revenir au christianisme », poursuit-il. Le 1er septembre, le haut tribunal administratif égyptien examinera ainsi l’appel de douze coptes convertis à l’islam et cherchant à redevenir chrétiens. M. Bahgat, dont l’association est impliquée dans la défense de ces douze coptes désireux de revenir à la religion de leur naissance, ajoute que dans ses précédentes fatwas, M. Gomaa estimait que l’apostasie menaçait l’ordre public. Sa nouvelle déclaration permet, par contre, de se convertir sans menacer « les fondements de la société ».
Un porte-parole de Dar al-Iftaa, l’organisme dirigé par le mufti et qui est chargé de rendre des avis religieux, affirme que la position de ce dernier n’a pas changé.
dans un communiqué publié par l’agence de presse égyptienne Mena, le Dar al-Iftaa a démenti ces informations. « Durant la rencontre, le mufti a affirmé que l’islam interdit aux musulmans de renoncer à leur religion ou d’arrêter d’y croire et que si un musulman renonçait à l’islam et se dirigeait vers une autre religion, il commettrait alors un grand péché au regard de l’islam », poursuit le communiqué.
« Cheikh Ali Gomaa a déclaré que l’apostasie est une sorte de subversion et une forme de crime qui nécessite un châtiment », souligne Dar al-Iftaa. L’apostasie est une question épineuse dans le monde musulman.
L’apostasie est une question épineuse dans le monde musulman. Pour les plus extrémistes, les apostats méritent la mort.
« Le châtiment pour apostasie est controversé. Aucun texte du Coran ne le mentionne », affirme le vice-président du haut tribunal administratif, le juge Ahmad Mekky. Au contraire, les textes évoquent des cas d’apostats exécutés pour trahison, un crime politique plutôt que religieux.

Anonymous said...

Bonne nouvelle Pamela! La liberté religieuse et le respect du pluralisme religieux nécessitent la reconnaissance de la liberté de croyance et de ce fait, le changement de religion ou le choix de telle ou telle autre religion.

G.

Tadamon! Montreal said...

Remember the 2006 Qana Massacre in LEBANON.
Boycott Israeli Apartheid! Picket Indigo/Chapters!

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SATURDAY, JULY 28th, 1pm - 3pm
Chapters/Indigo Bookstore
North-West corner of St. Catherine & McGill College
[McGill Metro]
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http://tadamon.resist.ca/index.php/post/791

On July 30th, 2006, Israel's air-force bombed the town of Qana in southern Lebanon, hitting a three-story apartment block in which Lebanese refugees fleeing the bombardments had taken shelter. The building collapsed under Israeli bombs, burying the people inside and killing many, including at least 16 children.

Human Rights Watch denounced Israel's military action as a "war crime", noting a consistent failure on the part of Israel to distinguish between civilians and combatants in its 34-day assault on Lebanon last summer.

Over ten years previously, Israel shelled Qana during the "Grapes of Wrath" military assault on Lebanon. In 1996, Israel hit a United Nations compound where an estimated 800 Lebanese civilians had taken refuge from the Israeli bombardment. An estimated 106 civilians were killed and many injured according to the UN.

A investigation conducted by the UN concluded that "it is unlikely that the shelling of the United Nations compound was the result of gross technical and/or procedural errors" on the part of the Israeli military. In short the attack on Qana was a targeted military attack on Lebanese civilians.

Israel must be held accountable for its war crimes in Lebanon, Palestine & throughout the Middle East region. Join us on Saturday, July 28th to remember the 2nd Qana massacre, and to support the growing boycott movement targeting Israeli apartheid. Israel's destabilizing role in the Middle East region will never end until the unsustainable, unjust apartheid system, on which Israel is based, falls.

This special picket to remember the Qana massacre is part of a weekly picket of the downtown Montreal Chapters/Indigo bookstore as part of a national boycott campaign.

A Canada-wide boycott of Chapters/Indigo bookstore was launched in December 2006 to oppose the support that Heather Reisman and Gerry Schwartz, the company's majority shareholders, give to Israeli apartheid.

Reisman and Schwartz have established a fund called "the HESEG Foundation for Lone Soldiers", a program of financial support for former 'lone soldiers', non-Israelis who fight in the Israeli military, in defense of apartheid and occupation. Israeli 'Lone Soldiers' participated in last year's military attack on the people of Lebanon.

At its peak, HESEG will distribute up to $3M a year to provide scholarships and other benefits to former 'Lone Soldiers' who remain in Israel.

As long as the majority shareholders maintain their financial links with HESEG, this campaign are calling on everyone to stop buying from Chapters, World's Biggest Bookstore, SmithBooks, Coles, the Book Company and Indigospirit.

Anonymous said...

J'ai bien apprécié l'article sur l'hégémonie américaine au Moyen-Orient. L'auteure n'a pas froid aux yeux!

L.

Prince Taliesin said...

Bonsoir.

Je viens de parcourir plusieurs de vos textes et notamment celui relatant un séjour que vous fîtes dans un monastère de Syrie : cela a du être une expérience des plus enrichissantes, il n'est qu'à voir le beau texte que vous avez écrit.
Intéressant, entre bien d'autres, le passage où vous parlez de la génèse de l'aventure chrétienne et son héritage sémitique combiné à l'héritage antique. je pense que l'on pourrait y ajouter l'héritage celtique.

Je suis également allé sur votre site "Eykouna" : j'aime votre style de peinture, j'y retrouve une simplicité proche de l'Art Roman européen. Connaissez-vous l'Art copte éthiopien ? Lui aussi très proche de l'Art Roman et donc de votre création. Sans oublier la référence à votre "frère d'âme" Greschny ; voire même à Cocteau ou Matisse et leurs fresques dans plusieurs édifices religieux ; ou encore au moins connu Bringuier et ses fresques dans la Chapelle ND de la Salette à Sète.

Je vous souhaite bonne route sur le chemin de la vie. A bientôt peut-être sur nos blogs respectifs.

Prince Taliesin
http://princetaliesin.ublog.com

Pamela Chrabieh Badine said...

Un grand merci Prince Taliesin! Votre commentaire est bien apprécié. Je visiterai sûrement votre blog et j'invite mes lecteurs et lectrices à le faire également.
Bon courage à vous aussi!