Monday, September 03, 2007

After Naher Bared Lebanon

Et ensuite?
Septembre 2007
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En ce début du mois de septembre 2007 et suite à la victoire de l'armée Libanaise dans son combat de plus de 100 jours avec le groupe Fateh el-Islam au nord du Liban, on ne peut s'empêcher de se poser la question suivante: "et ensuite?". Car l'avenir du Liban ne dépend pas seulement d'une victoire contre un groupuscule extrémiste, mais également d'une panoplie de problématiques interreliées. L'une d'entre elles concerne évidemment les prochaines élections présidentielles, censées constituer un point tournant dans l'histoire contemporaine du Liban. Le futur président sera-t-il élu par le camp dit du "14 mars" ou celui dit du "8 mars"? Dans un cas ou l'autre, qu'adviendra-t-il de la situation politique interne? Le Liban sera-t-il de nouveau pris dans l'étau du conflit, mais cette fois, un conflit fratricide? Si le futur président est élu sur la base d'un consensus local (et donc d'un consensus régional et international, vu les allégeances évidentes des leaders de ces deux principaux courants politiques), serait-ce le signe d'un début d'application du processus de paix à un niveau national?
Quoiqu'il en soit, les élections présidentielles constituent certes une étape importante en vue de la reconstruction nationale, mais cette dernière ne s'y réduit pas. Contrairement à l'analyse de plusieurs politiciens Libanais, je n'établis pas un lien direct entre ces élections et l'avenir du pays. Du moins, je ne suis pas d'avis que cet avenir dépendra uniquement de la tenue ou de la non-tenue des élections et de leurs résultats. Plus qu'une question d'élections, il s'agit de la convivialité inter-Libanaise qui est en jeu, non seulement entre les deux camps politiques du "'8 et du 14 mars", mais aussi entre tous les Libanais, et notamment avec ce que je vais nommer ici le ou les camps "alternatifs" - en d'autres termes, les Libanais qui ne suivent pas le "8 ou le 14 mars", que certains nomment de "majorité silencieuse" (une expression qui ne reflète pas nécessairement la réalité puisqu'il existe au sein de ce camp une pluralité de visions et de positions, tant "silencieuses" qu'engagées); et ces Libanais sont bien plus nombreux qu'on ne le croit! Or, jusqu'à ce jour, ni le camp du 8 mars ni celui du 14 mars ne daignent s'adresser à ce "camp alternatif" ou en tenir compte dans le "jeu" politique.
Comment donc espérer une "union nationale" alors que des franges importantes de la population Libanaise (au Liban et dans la diaspora) sont marginalisées? Comment espérer un renouveau ou une renaissance du Liban alors que le nombre des "exclus" augmente jour après jour?
Qui dit exclusion, dit injustice, rêves brisés, violence, conflit...
Il ne suffit pas de clamer haut et fort vouloir l' "intérêt national" et que cette volonté devrait constituer la principale qualité du futur président de la République Libanaise. Après tout, qu'est-ce que l' "intérêt national"? Soyons réalistes: chacun le définit selon un point de vue personnel, selon ses croyances, appartenances, besoins et intérêts... A notre avis, il n'existe pas d'intérêt national supra-historique et dépourvu de tout ancrage dans la réalité des individus et des collectivités formant une société donnée dans un environnement particulier et à une époque spécifique. Tous les Libanais devraient donc oeuvrer à réduire les espaces et les dynamiques d'exclusion, à créer des "lieux" favorisant la construction de ponts entre les diversités et à formuler un "intérêt national" qui soit le produit de la rencontre des "intérêts personnels".
Pamela Chrabieh Badine
En direct de Mansourieh (El-Metn, Liban)
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Anouar Brahem’s mellow compositions united with Shaker Al-Absi’s almost confirmed death
By Michele Chrabieh in Beirut
Tuesday, September 4, 2007

The fall of Fath El-Islam militants in Nahr el Bared Palestinian refugee camp finally materialized and Anouar Brahem’s compositions echoed at the Musichall of Downtown Beirut.
On Sept 2, a jazz audience of 350 Lebanese listened to the latest creations of Brahem, the Tunisian oud player and composer, accompanied by the pianist Francois Couturier and the accordionist Jean-Louis Matinier. A couple of hours of contemplation and reflection while our soldiers, some 90 kilometers away, danced in the streets next to Nahr el Bared camp. Victorious, they celebrated, yet mourned more than 158 dead soldiers and 20 civilians (official army counts-Daily Star). Rumors surrounding the death or break out of Fatah El-Islam’s leader Shaker al-Absi circulated until his body was found and identified by his wife and daughter and by some medical examiners. DNA tests need still to confirm his death before we officially rest from one radical “wanna-be” knight in shining armor, one “advocate and protector” of an incomprehensible cause. It took our soldiers 105 days to cure one infectious agent which hopefully will not replicate on Lebanese soil. It will take us much longer and many more hours of contemplation and reflection to overcome other “viruses” and “germs”, the offspring of years and years of internal and regional conflicts, wars and instabilities.
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The Nile and the World News
By Michele Chrabieh in Beirut
Friday September14, 2007

The Nile, a panoramic vision of enduring peacefulness, has been hitherto constantly overwhelmed by despairing world news. Lately, the September 11 memorial day, the ETA threats, the bombs that killed dozens of Algerians, the protests against radicalism and the Islamization of Europe, the confirmed flee and survival of Shaker El Abssi (leader of the Fath El-Islam) and the political deadlock in Lebanon are just some of the uncovered news the rest of the world is trying to gobble up.
Hammered by this series of world news while staring at the Nile from a hotel room, I wondered about the strength of this ancient and deep-rooted water. When taken in isolation, its apparent immortality and invincibility take over and it makes us smile and dream; but when we dare to turn a TV set on, the news blurs our vision and the defects and imperfections of the Nile emerge. You can see the filth and smell the stench: it feels our survival and safety are being significantly “impaired”.
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L’icône et l’islam : Pamela Chrabieh
Émission Second Regard,
3 décembre 2006,
Radio Canada
Un reportage de Jean-Robert Faucher
Merci Robert et à toute l'équipe de Second Regard
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De Philippe Martin:
'Voici la onzième édition des portraits de blogueurs, avec Pamela Chrabieh Badine'.
On peut trouver l'entrevue sur Dailymotion, Cent Papiers et YULBUZZ.
Merci à Philippe et Christian Aubry!
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VISITEZ MON BLOG EYKOUNA SUR MA DÉMARCHE ARTISTIQUE!
UN NOUVEAU BILLET Y EST PUBLIÉ: Identités composites.

16 comments:

Rabih said...

MABROUK POUR LE LIBAN ET POUR SON ARMEE! les combats au nord furent très durs!
Mais l'heure n'est pas à la fête. Beaucoup de morts et de blessés ont résulté de ces combats, et surtout au sein de l'armée Libanaise, sans compter l'état lamentable des réfugiés palestiniens qui ont dû encore une fois plier bagage et se loger tant bien que mal ailleurs, en attendant que la crise soit achevée.

Anonymous said...

Une étape de terminée... Mais qu'en est-il de trouver les causes de la formation de Fateh el-Islam et de beaucoup d'autres groupes extrémistes? Qu'en est-il de trouver des solutions autres que militaires pour faire face à la réalité de l'extrémisme (qui rime bien avec l'exclusion) que l'on trouve partout, dans toutes les cultures et les civilisations et à travers toute l'histoire de l'Humanité?

T.

From Tadamon! Montreal said...

Tadamon: La Nuit de la Solidarité.
Une soirée culturelle au profit de Tadamon! Montréal
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VENDREDI 7 SEPTEMBRE, 20h
La Sala Rosa
4848 St. Laurent
Montréal
Entrée: $10-20
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* Avant première à Montréal du film "Routes en Palestine":

Avant première du dernier film de Brett Story, avec une musique au piano composée par Stefan Christoff. Un voyage cinématographique à travers les routes de l'occupation et de la résistance de Cisjordanie en Palestine.

Avec les performances de:

* La Banda de Gaza: Groupe de six musiciens dont un violon, une contrebasse, des percussions, une guitare, un clavier et un accordéon. Le tout dirigé par Iqi Balam qui apporte des paroles mordantes et engagées politiquement au mélange électrique de musiques et de rythmes latino-américains, de percussions africaines et de beats modernes. http://labandadegaza.sbqc.org/

* Mohamed Mehdi: Le chanteur / compositeur / poète du collectif Kalmunity Vibe se produira en solo

* Hassan el-Hadi: performance solo de cet auteur, compositeur, interprète accompli et excellent joueur de Oud. Originaire de Marrakesh au Maroc, où se mélangent de nombreuses traditions musicales et culturelles, la performance de el-Hadi puisera son inspiration dans les chants traditionnels libanais, le jazz et les traditions musicales du Moyen-Orient. http://hassanelhadi.net

* DJ Leila P: cette performance en direct apportera des rythmes d'Asie et du Moyen-Orient pour la soirée

Cet événement sera aussi l'occasion de soutenir le travail de Tadamon! Montréal en faveur de réseaux de solidarité avec les mouvements de justice sociale et économique, de Montréal au Moyen-Orient. Les campagnes actuelles de Tadamon! incluent la campagne de Boycott, Désinvestissement & Sanction contre l'apartheid Israélien et la campagne de contestation de la mise du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes par le gouvernement canadien.

* Tadamon! Délister Hezbollah!
http://tadamon.resist.ca/index.php/campaigns/de-listing-hezbollah

* Tadamon!: Boycott, Désinvestissement & Sanction contre l'apartheid Israélien
http://tadamon.resist.ca/index.php/campaigns/boycott-divestment-and-sanctions-against-israeli-apartheid

Tadamon! Montreal:
http://tadamon.resist.ca / 514 664 1036 / tadamon[at]resist.ca

Faysal A. Bentahar said...

Le Figaro 06 septembre 2007

US:une image violente toutes les 3,5 minutes

Les enfants sont assaillis d'images violentes ou à caractère sexuel toutes les 3,5 minutes aux heures de grande écoute à la télévision américaine, affirme l'étude d'une organisation parentale, le Parents Television Council (PTC).
Durant les 180 heures de programmes étudiées en 2006-2007, 90% des 208 émissions observées sur la première heure de grande écoute (20H00 à 21H00) comprenaient soit des injures, soit des images sexuelles, soit de la violence.
(AFP)


Et si on fesait le compte avec les enfants du proche et moyen orient, ainsi que du maghreb, vous imaginez...

Pamela Chrabieh Badine said...

L'avalanche des images 'violentes' et des discours 'violents' sur nos écrans (partout dans le monde)constitue un des facteurs majeurs de la diffusion d'un savoir et d'une culture d'exclusion, de conflit et de guerre. Le rôle des médias est ici crucial en tant qu'éducateurs et communicateurs, et de là l'importance de revoir les politiques médiatiques pour y intégrer plus de programmes, de discours et d'images de convivialité et de paix.

Alia Kh. said...

Une belle pensée pour nous donner à tous du courage et que j'ai trouvée dans l'ouvrage de Brian K.Murphy (De la pensée à l'action. La personne au coeur du changement social, Montréal, Écosociété, 2006):
Comment faire face au découragement, à l'épuisement et à la tentation de l'inertie? En portant d'abord notre regard sur nous-mêmes, sur les croyances et les attitudes qui nous empêchent de créer le monde auquel nous aspirons. Nous avons le pouvoir de nous transformer en profondeur et d'inventer notre avenir, en nous ouvrant aux autres et en unissant nos efforts. Pour tirer parti de cette force, nous devons avant tout en prendre conscience, puis choisir de l'exprimer par l'action concrète.

Faysal A. Bentahar said...

Débarrassons-nous surtout de la bêtise collective ! par Pierre Rabhi

Il y a à l’œuvre dans le cosmos, une intelligence universelle. Notre rôle est de la percevoir, de la révéler, pas d’en être la source. Elle est dans la graine, insignifiante, sans cerveau et contenant pourtant un programme incroyable. Elle est dans la plante, capable, en conditions extrêmes, d’abréger sa croissance pour hâter sa reproduction. Nous, humains, croyons posséder un cerveau individuel, alors que celui-ci n’est rien s’il n’est alimenté par le collectif, comme le montre l’histoire de l’enfant sauvage, isolé des siens, qui marche à quatre pattes. Et nous transposons cette coupure à grande échelle, nous prétendant d’un ordre étranger aux autres, enclave à part dans la nature.

L’urbanisation, le hors-sol appliqué à l’humain, les prodiges techniques employés sans lucidité, l’intelligence réduite aux diplômes, l’idée que l’antagonisme est la seule dynamique de vie, tout cela fait perdre la capacité à se brancher sur l’intelligence universelle. Et ne résout pas vraiment notre angoisse primale, fondamentale, d’humains se sachant faibles et mortels. Pour nous rassurer, nous avons maîtrisé le feu, inventé cultes au soleil, rituels, religions et aujourd’hui, bombes atomiques, assurances et sécurité à tout prix. Mais la vie est une aventure, un chemin initiatique qui n’a d’intérêt que si l’on en surmonte les difficultés !

On le sait, sortir de la bêtise collective actuelle passe par un travail individuel autant que collectif. L’individu rencontre la nécessité de « se libérer du connu », comme disait Krishnamurti. Comment émerger à ma propre conscience si je ne suis libéré de la conscience collective ? L’évolution d’un être passe par un affranchissement le plus large possible de ce qui l’a déterminé, afin de déterminer lui-même sa vie. Cette transition - initiatique - lui permet de ne plus se sentir comme défini par son appartenance à quelque chose, mais comme une conscience reliée au tout. Résoudre ses conflits, peurs et angoisses, atteindre l’apaisement, l’acceptation, faire de soi-même son propre chef-d’œuvre, autant de libérations qui, par les comportements qu’elles induisent, contribuent à la libération de tous, sans intention pédagogique ni prosélytisme.

Quand l’action collective reflète de telles consciences en marche, elle conduit forcément à raccorder l’humanité à l’intelligence universelle, donc à la planète. L’écologie, en ce sens, n’est pas un catalogue de solutions techniques - même si ces solutions sont à appliquer d’urgence, surtout dans l’agriculture et en Afrique. De même, le vrai intérêt des monnaies locales n’est pas le troc, mais le lien social ! L’écologie implique mon esprit, mon émotion, mes sens, tout ce qui fait de moi un mammifère doté d’entendement, capable de s’enchanter devant la beauté, accédant au sacré. Nul n’a envie de nuire à ce qui l’enchante. Porter l’intelligence universelle, pour la conscience collective, c’est retrouver la dimension sacrée des choses. Les religions qui croient en un Dieu créateur devraient être en tête sur le front !


Pierre Rabhi
Agriculteur, écrivain et penseur français d'origine algérienne, Pierre Rabhi défend un mode de société plus respectueux des hommes et de la terre et soutient le développement de pratiques agricoles accessibles à tous et notamment aux plus démunis, tout en préservant les patrimoines nourriciers. Il appelle à l'"insurrection des consciences" pour fédérer ce que l'humanité a de meilleur et cesser de faire de notre planète-paradis un enfer de souffrances et de destructions. Devant l'échec de la condition générale de l'humanité et les dommages considérables infligés à la Nature, il nous invite à sortir du mythe de la croissance indéfinie, à réaliser l'importance vitale de notre terre nourricière et à inaugurer une nouvelle éthique de vie vers une « sobriété heureuse.
Depuis 1981, il transmet son savoir-faire dans les pays arides d'Afrique, en France et en Europe, cherchant à redonner leur autonomie alimentaire aux populations. Il est aujourd'hui reconnu expert international pour la sécurité alimentaire et a participé à l’élaboration de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification. Il est l’initiateur du Mouvement pour la Terre et l’Humanisme. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont Paroles de Terre, du Sahara aux Cévennes, Conscience et Environnement ou Graines de Possibles, co-signé avec Nicolas Hulot.

Anonymous said...

The United Nations General Assembly has declared that the International Day of Peace be observed on September 21st as “… a day of global ceasefire and non-violence, an invitation to all nations and people to honor a cessation of hostilities.”

Lina Sh.

Anonymous said...

Et voilà une belle blague:

"Le Hezbollah pourrait attaquer les États-Unis, selon le chef du renseignement US (dans l'Orient-le-Jour du 11 septembre 2007):

Le Hezbollah pourrait organiser un attentat contre les États-Unis s’il jugeait que Washington le menaçait directement ou menaçait l’Iran, a prévenu hier le directeur du renseignement américain, Michael McConnell, à Washington.
« Nous estimons que le Hezbollah libanais, qui, dans le passé, avait lancé des attentats contre des cibles américaines hors des États-Unis, pourrait selon toute vraisemblance envisager des attentats sur le territoire américain au cours des trois prochaines années, s’il estimait que les États-Unis représentent une menace directe contre le mouvement ou contre l’Iran », affirme M. McConnell dans un témoignage écrit remis au Congrès.
À Beyrouth, le Hezbollah s’est refusé à tout commentaire dans l’immédiat".

Comme si le Hezbollah n'avait rien de mieux à faire que s'occuper des États-Unis... Mon Dieu quelle propagande! Si l'on croit tout ce qu'on voudrait nous faire avaler comme faussetés...

ps: je ne fais même pas partie du Hezbollah, mais j'ai horreur de la désinformation.

L.

Anonymous said...

Trois réportages de LA TELE LIBRE sur "Le Liban un an aprés la guerre"

http://www.latelelibre.fr/index.php/2007/09/le-liban-un-an-apres-la-guerre-15/

http://www.latelelibre.fr/index.php/2007/09/le-liban-un-an-apres-la-guerre25/

http://www.latelelibre.fr/index.php/2007/09/le-liban-un-an-apres-la-guerre-35/

De Simon Paré said...

Religion et espace public

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Jeudi le 27 septembre à 19h30
Entrée libre
À l’Église des Dominicains ; 2715, Côte Sainte-Catherine, Montréal
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Débat sur : La religion, une affaire privée ?
entre Gérald Larose, Georges Leroux et Jean-Pierre Proulx
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Montréal, mercredi le 12 septembre, pour diffusion immédiate. La religion doit-elle se confiner à la vie privée et ne pas se manifester en public ? A-t-elle une place dans l’espace public ? Et si oui laquelle ? Ces questions feront l’objet d’un débat entre Gérald Larose, syndicaliste et militant bien connu, le philosophe et essayiste Georges Leroux et Jean-Pierre Proulx, spécialiste des affaires religieuses et ex-président du Conseil supérieur de l’éducation. Ce débat organisé par le Centre Culturel Chrétien de Montréal se tiendra à 19h30, le 30 janvier, en l’église des Dominicains, au 2715, Côte Ste-Catherine. L’entrée est libre.
Le Québec s’est engagé lentement mais sûrement dans la laïcité. Dans ce nouvel environnement, quelle place est dévolue à l’expression de la religion ? Certains voudraient la confiner à la vie privée et bannir toute manifestation religieuse de la place publique. D’autres réclament, même dans une structure laïque, un espace pour les phénomènes religieux. Pour toutes formes de religion. La laïcité devient alors une égalité entre les différentes formes de religion. Comment s’orienter dans ces diverses options ? C’est ce qu’étudieront nos trois spécialistes. Ce débat du CCCM s’inscrit logiquement à la suite de celui de septembre 2006 sur les accommodements raisonnables et qui avait réuni Me Julius Gray et Marie-Andrée Bertrand.

Ex-président de la CSN et actuel président du Conseil de la souveraineté (entre autres), Gérald Larose est bien connu pour son franc parler et pour ses engagements sociaux. Il enseigne à l’UQAM (travail social) ; il est un habitué des médias. Georges Leroux est professeur de philosophie à l’UQAM. Observateur attentif du Québec, il s’intéresse particulièrement à l’éducation, entre deux études savantes sur Platon ou Plotin. Il a participé à l’élaboration du nouveau programme d’éthique et de culture religieuse, qui sera implanté dès septembre 2008. Il vient de publier : Éthique, culture religieuse, dialogue (Fides, 2007). Jean-Pierre Proulx a présidé le Conseil supérieur de l’éducation de 2002 à 2006. En 1999, il a dirigé le groupe qui a défini la place de la religion à l’école. Il enseigne à l’université de Montréal (éducation).

Ce débat sera donné à 19h30, jeudi le 27 septembre 2007, en l’église des Dominicains, 2715, côte Sainte Catherine, Montréal, (autobus 129, métro U de M.). L’entrée est libre.

Pour plus de renseignements sur ce communiqué, on peut communiquer avec Guy Lapointe au numéro 514-739-1665 ou à lapointe.g@opmontreal.net ou encore avec Simon Paré pare@videotron.ca .

Raymond (Beyrouth) said...

Ces temps-ci, il me semble ainsi qu'à plusieurs de mes amis et collègues, que le va-et-vient des ambassadeurs étrangers dans notre pays ne présage rien de bon... Contrairement à ce qu'on nous présente dans les médias - comme quoi nos leaders, les puissances régionales et internationales, cherchent un compromis -, je pense que la lecture de la réalité actuelle au Liban n'est pas optimiste. Ce va-et-vient cache des dynamiques de lutte au pouvoir et Dieu seul sait quoi encore.
Avec les élections présidentielles qui approchent (en principe le 25 septembre), attendons-nous à tout!
Merci Pamela pour ton billet. Courage!

Raymond (Beyrouth) said...

Et merci à Michèle aussi pour son billet!

ps: au fait, le corps qui fut trouvé au nord du Liban n'est pas celui de Absi (suite aux tests d'ADN). Celui-ci se serait évadé avec quelques-uns de ses collègues.
On se croirait dans un film hollywoodien.

From Nahwa al-Muwatiniya said...

Dear Na-am Friends, Partners and Members, Do you think Lebanon, your country, is worth saving?

Khalass!! (No More) Crisis

Khalass! (No More) Deadlock

Khalass! (No More) Provocation

Volunteer this weekend to begin a civic action and petition signing to pressure Lebanese politicians to reinvigorate national dialogue and reactivate state institutions. We are all needed!
At 10am this Saturday, September 15, 2007 at Notre Dame de Jamhour School, 200 KHALASS! volunteers will travel on 20 KHALASS! buses throughout Mount Lebanon over two days stopping village per village, door to door, to unify citizens around the KHALASS! call for creative solutions and permanent peace.
KHALASS! volunteers will encourage every citizen they meet to sign the KHALASS! petition and take a stand now before we lose our country. Together we can save Lebanon and build the country we dream of.
All meals will be provided for volunteers throughout the weekend.
Those interested can either contact Nayla Geagea: +961-70-177070, or fill out the application form, fax it 01-35 44 66 or mail it info@na-am.org

Please forward this to anyone who may be interested!!!

For more information about the campaign and to sign the petition, visit www.khalass.net.

De Tadamon! Montreal said...

MONTRÉAL: Commémoration des 25ans du massacre de Sabra et ChatilaPiquetage et hommage à la mémoire au centre-ville de Montréal ------------------------------>SAMEDI, 22 SEPTEMBRE, 13H Librairie IndigoCoin Sainte-Catherine et McGill College métro McGillMontréal, Canada------------------------------> http://tadamon.resist.ca/index.php/post/877 Entre les 16 et 18 septembre 1982, les forces militaires israéliennes au Liban, sous le commandement direct de l'ancien ministre israélien de la Défense Ariel Sharon, ont fourni la logistique militaire pour le massacre de milliers de civils palestiniens dans les camps des réfugié-e-s de Sabra et Chatila par la milice phalangiste libanaise de droite. Il y a 25 ans, Ariel Sharon a dessiné les plans avec les milices des Phalangistes libanais qui sont entrées dans les camps de Sabra et durant 36 à 48 heures, ils ont massacré les habitant-e-s pendant que l'armée israélienne gardait les camps, les éclairant la nuit à l'aide de fusées lumineuses. À ce jour, aucun des commandants ou officiers responsables du massacre n'a été tenu poursuivi pour les crimes contre l'humanité commis à Beyrouth il y a 25 ans, dans les camps de réfugié-e-s de Sabra et Chatila. L'impunité totale continue encore aujourd'hui tant pour les commandants de l'armée israélienne que pour les membres des milices de droite, alors que les milliers de victimes civiles palestiniennes de Sabra et Chatila sont toujours enterrées dans des fosses communes à Beyrouth, au Liban. En mémoire des victimes palestiniennes de 1982 et afin de protester contre les violations continuelles des droits fondamentaux du peuple palestinien dans les territoires occupés de la Cisjordanie, de la Bande de Gaza et plus récemment dans le camp de réfugiés de Nahr el-Bared dans le nord du Liban, la Coalition pour la Justice et la Paix en Palestine, la Coalition contre l'apartheid israélien et Tadamon! appellent à un piquetage et à un rassemblement. Cette journée d'action à Montréal marquera le 25e piquetage organisé devant la librairie Indigo au centre-ville de Montréal, faisant partie de la campagne pancanadienne de boycott des librairies Chapters/Indigo. Lancée en décembre 2006, la campagne s'oppose au soutien qu'Heither Reisman et Gerry Schwarts, actionnaires majoritaires d'Indigo/Chapters, accordent à Israël. Dans le contexte de la campagne internationale de Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre l'appartheid Israélien, un nombre croissant de personnes à travers le Canada soutiennent le boycott de Chapters/Indigo. Reisman et Schwartz ont établi le controversé "HESEG Foundation for Lone Soldiers", un programme de soutien financier pour les ancien-ne-s "soldats solitaiores", des non-israélien-ne-s combattant dans l'armée israélienne, défendant l'apartheid et l'occupation. Joignez-vous à nous en mémoire de Sabra et Chatila et contre l'apartheid israélien! * La Coalition pour la Justice et la Paix en Palestineweb: http://www.cjpp.org * La Coalition Contre l'Apartheid Israéliencourriel: bdsmontreal at gmail.comtel: + 514 941 9792 * Tadamon! Montréal.courriel: tadamon at resist.catel: + 514 664 1036web: http://tadamon.resist.ca Information sur le boycottage de Chapters/Indigo et la campagnede boycottage contre l'apartheid israélien: * Coalition Against Israeli Apartheid (Toronto)http://www.caiaweb.org/indigoboycott * Campagne BDS Palestine:http://www.bds-palestine.net/index.cfm?id=fr * Campagne palestinienne contre le mur de l'apartheid:http://www.stopthewall.org * Campagne palestinienne de boycott académique et culturel d'Israël:http://www.pacbi.org

Faysal A. Bentahar said...

Sérénité et amour face à ce regain de folie meurtrière. On en a marre de toute cette grammaire de la mort, mais il faudra résister encore une fois de plus à la démence ! Et rejetez toute excés de peur, c'est cela que visent les meurtriers.

Salamat