Tuesday, March 20, 2007

Opposition et gouvernement - Conflit au Liban

LE BLOCAGE DE L'ENGRENAGE

Semaine du 19-25 mars 2007





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L’icône et l’islam : Pamela Chrabieh
Émission Second Regard,
3 décembre 2006, Radio Canada
Un reportage de Jean-Robert Faucher
Merci Robert et à toute l'équipe de Second Regard!
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De Philippe Martin:
'Voici la onzième édition des portraits de blogueurs, avec Pamela Chrabieh Badine'.

On peut trouver l'entrevue sur Dailymotion, Cent Papiers et YULBUZZ.
Merci à Philippe et Christian Aubry!

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Le 'blocage de l'engrenage'. Voici une expression bien particulière proférée par mon mari Nicolas en ce matin du 20 mars 2007, suite à la 'prise d'assaut' du Parlement Libanais par des parlementaires du bloc pro-gouvernement - exigeant la réouverture des sessions parlementaires pour l'année 2007 - et la position 'défensive' des députés du bloc pro-opposition. On pensait pourtant que les pourparlers entre le gouvernement et l'opposition se dirigeaient dans la bonne voie (voire les rencontres à Aïn el-Tiné, entre le Président du Parlement, Nabih Berri, représentant de l'opposition, et le chef du Courant du futur, Saad Hariri, représentant le gouvernement)... L'engrenage du jeu politique Libanais se bloque de plus en plus et rien ne semble y remédier: ni les initiatives externes (bien que le secrétaire de la Ligue arabe, Amr Moussa, reprend sa médiation dans le but de favoriser, avant le sommet arabe du 28 mars, une rencontre saoudo-syrienne qui pourrait, si elle a lieu, se répercuter positivement sur le dossier libanais), ni celles internes. Or, plus il y a blocage, plus le mécanisme chauffera, et finalement explosera (en d'autres termes, entre le blocage de l'engrenage du jeu politique et l'engrenage de la violence, voire du conflit, il n'y a qu'un fil qui tienne); et ce ne sont pas les mathématiques qui vont pouvoir résoudre le problème, mais une société, un peuple et une nation spécialisés dans la gestion de l'engrenage de manière à le lubrifier et le tailler à leur mesure, non à la mesure des ambitions régionales et internationales! Cette gestion est nécessaire, surtout que le passage du temps semble vain face aux morales douteuses qui pervertissent l'être humain lorsqu'il s'engage dans le jeu politique et entretient dramatiquement l'engrenage du pire - et comme exemple du pire, quoi de plus adéquat que la réalité irakienne que certains semblent vouloir exporter au Liban ...! Bagdad brûle et se meurt, et ce sera bientôt le tour de Beyrouth, pour la ènième fois!

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Quatre ans après, Bagdad brûle toujours
L'article de Rania MASSOUD
(L'Orient-le-Jour, Beyrouth, 20 mars 2007)

Quatre ans après le déclenchement de la guerre américaine contre l’Irak, l’on se demande toujours si la décision de George W. Bush était la bonne. Depuis la date fatidique du 20 mars 2003 jusqu’à ce jour, rares sont les « bonnes » nouvelles qui nous parviennent de Bagdad. Il y a certes eu la chute d’un régime dictatorial, la capture de Saddam Hussein, la tenue d’élections démocratiques et libres et surtout la mort du chef de la branche irakienne d’el-Qaëda, Abou Moussab al-Zarkawi.
Mais la liste semble relativement courte face à l’ampleur de la catastrophe humanitaire et des carnages confessionnels qui font désormais le quotidien de ce pays. Entre 100 000 et 150 000 civils irakiens auraient trouvé la mort depuis le début de la guerre. Ces estimations effrayantes ont été dévoilées en novembre 2006 par le ministère irakien de la Santé. Pour la seule année 2006, plus de 34 000 personnes ont été tuées. Un rapport du Pentagone, récemment publié, indique que les attaques meurtrières en Irak ont atteint leur pic fin 2006. L’ONU estime qu’en moyenne près de 100 Irakiens sont tués chaque jour. En un mot comme en mille, l’Irak est plus que jamais livré à la violence et au chaos.
Dans l’ouest et le nord du pays, el-Qaëda poursuit son insurrection brutale contre le gouvernement irakien et les forces américaines, tandis que dans le sud, les milices chiites rivalisent pour le contrôle des régions et des ressources pétrolières.
La guerre a également poussé des millions d’Irakiens à quitter leurs foyers pour se réfugier dans des pays voisins comme la Syrie, la Jordanie et le Liban. En quatre ans, l’UNHCR a enregistré plus de 4 millions de déplacés. Ce chiffre représente le plus grand déplacement de personnes au Moyen-Orient depuis la crise palestinienne de 1948.
La situation sécuritaire en Irak s’est tellement détériorée ces dernières années que les médias internationaux n’hésitent pas à utiliser le terme de « guerre civile ». Dans son dernier rapport, le Pentagone a cependant jugé que ce terme ne permet pas de saisir la complexité du conflit, qui inclut des violences confessionnelles mais aussi des attaques contre les forces de la coalition. Pour Washington, comme la majorité des attaques vise principalement les forces de la coalition, il n’est donc pas question de « guerre civile » en Irak.
Mais comment alors expliquer les centaines d’attentats confessionnels contre des marchés populaires ou des mosquées dans des régions majoritairement chiites ? Comment expliquer les attaques contre les places publiques, les universités et les hôpitaux ? Désormais, plus aucune des nouvelles qui nous parviennent d’Irak – aussi scandaleuse qu’elle soit – ne nous surprendra. Même les ambulances ont été piégées. L’ONU parle de « torture généralisée » en Irak.
Par ailleurs, aux États-Unis, un quart des soldats américains soignés à leur retour d’Irak souffrent de troubles mentaux. Une étude américaine récente établit que plus de 55 % des soldats diagnostiqués présentent plus d’une maladie mentale.
Face à ces données alarmantes, le président américain ne recule pourtant pas et décide d’envoyer 25 000 soldats supplémentaires en Irak. Les forces américaines qui ont perdu plus de 3 000 de leurs membres depuis 2003 devraient compter 160 000 soldats d’ici à juin.
Vendredi dernier, le Premier ministre français, Dominique de Villepin, a déclaré que la guerre en Irak a « brisé l’image de l’Amérique » tout en soulignant « qu’aucun pays ne peut aujourd’hui imposer seul un nouvel ordre mondial ». Avec le déclenchement de la guerre contre le régime baassiste irakien, non seulement le « rêve américain » a été brisé, mais les États-Unis ont également perdu le respect de nombreux Arabes, Européens, Asiatiques et – même – Américains qui ont manifesté par centaines de milliers le week-end dernier à Washington, New York, Séoul, Tokyo, Ankara et Athènes pour réclamer la fin de la guerre.
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Robert Fisk: US power games in the Middle East

As the West looks anxiously at Iraq and Afghanistan, dangerous cracks are opening up in Lebanon ­ and the White House is determined to prop up Fouad Siniora's government

Published: 19 March 2007 (The Independant)

The spring rain beat down like ball-bearings on the flat roof of General Claudio Graziano's office. Much of southern Lebanon looked like a sea of mud this week but all was optimism and light for the Italian commander of the United Nations Interim Force in Lebanon, now 11,000 strong and still expecting South Korea to add to his remarkable 29-nation international army. He didn't recall how the French battalion almost shot down an Israeli jet last year - it was before his time - and he dismissed last month's border shoot-out between Israeli and Lebanese troops.

No specific threats had been directed at Unifil, the UN's man in southern Lebanon insisted - though I noticed he paused for several seconds before replying to my question - and his own force was now augmented by around 9,000 Lebanese troops patrolling on the Lebanese-Israeli frontier. There was some vague talk of "terrorist threats ... associated with al-Qa'ida" - UN generals rarely use the word 'terrorism', but then again Graziano is also a Nato general -- yet nothing hard. Yes, Lebanese army intelligence was keeping him up to date. So it must have come as a shock to the good general when the Lebanese Interior Minister Hassan Sabeh last week announced that a Lebanese Internal Security Force unit had arrested four Syrian members of a Palestinian "terrorist group" linked to al-Qa'ida and working for the Syrian intelligence services who were said to be responsible for leaving bombs in two Lebanese minibuses on 13 February, killing three civilians and wounding another 20.

Now it has to be said that there's a lot of scepticism about this story. Not because Syria has, inevitably, denied any connection to Lebanese bombings but because in a country that has never in 30 years solved a political murder, it's pretty remarkable that the local Lebanese constabulary can solve this one - and very conveniently so since Mr Sabeh's pro-American government continues to accuse Syria of all things bestial in the state of Lebanon. According to the Lebanese government - one of those anonymous sources so beloved of the press - the arrested men were also planning attacks on Unifil and had maps of the UN's military patrol routes in the south of the country. And a drive along the frontier with Israel shows that the UN is taking no chances. Miles of razor wire and 20ft concrete walls protect many of its units.

The Italians, like their French counterparts, have created little "green zones" - we Westerners seem to be doing that all over the Middle East - where carabinieri police officers want photo identity cards for even the humblest of reporters. These are combat units complete with their own armour and tanks although no-one could explain to me this week in what circumstances the tanks could possibly be used and I rather suspect they don't know. Surely they won't fire at the Israelis and - unless they want to go to war with the Hizbollah - I cannot imagine French Leclerc tanks are going to be shooting at the Middle East's most disciplined guerrilla fighters.

But Unifil, like it or not, is on only one side of the border, the Lebanese side, and despite their improving relations with the local Shia population -- the UN boys are going in for cash handouts to improve water supplies and roads, "quick impact projects" as they are called in the awful UN-speak of southern Lebanon - there are few Lebanese who do not see them as a buffer force to protect Israel. Last year's UN Resolution 1701 doesn't say this, but it does call for "the disarmament of all armed groups in Lebanon". This was a clause, of course, which met with the enthusiastic approval of the United States. For "armed groups", read Hizbollah.

The reality is that Washington is now much more deeply involved in Lebanon's affairs than most people, even the Lebanese, realise. Indeed there is a danger that - confronted by its disastrous "democratic" experiment in Iraq - the US government is now turning to Lebanon to prove its ability to spread democracy in the Middle East. Needless to say, the Americans and the British have been generous in supplying the Lebanese army with new equipment, jeeps and Humvees and anti-riot gear (to be used against who, I wonder?) and there was even a hastily denied report that Defence Minister Michel Murr would be picking up some missile-firing helicopters after his recent visit to Washington. Who, one also asks oneself, were these mythical missiles supposed to be fired at?

Every Lebanese potentate, it now seems, is heading for Washington. Walid Jumblatt, the wittiest, most nihilistic and in many ways the most intelligent, is also among the most infamous. He was deprived of his US visa until 2005 for uncharitably saying that he wished a mortar shell fired by Iraqi insurgents into the Baghdad "green zone" had killed then- Deputy Defence Secretary Paul Wolfowitz. But fear not. Now that poor old Lebanon is to become the latest star of US foreign policy, Jumblatt sailed into Washington for a 35-minute meeting with President George Bush - that's only 10 minutes less than Israeli prime minister Ehud Olmert got - and has also met with Condi Rice, Dick Cheney, Defence Secretary Gates and the somewhat more disturbing Stephen Hadley, America's National Security Adviser. There are Lebanese admirers of Jumblatt who have been asking themselves if his recent tirades against Syria and the Lebanese government's Hizbollah opponents - not to mention his meetings in Washington - aren't risking another fresh grave in Lebanon's expanding cemeteries. Brave man Jumblatt is. Whether he's a wise man will be left to history.

But it is America's support for Fouad Siniora's government - Jumblatt is a foundation stone of this - that is worrying many Lebanese. With Shia out of the government of their own volition, Siniora's administration may well be, as the pro-Syrian President Emile Lahoud says, unconstitutional; and the sectarian nature of Lebanese politics came violently to life in January with stonings and shooting battles on the streets of Beirut.

Because Iraq and Afghanistan have captured the West's obsessive attention since then, however, there is a tendency to ignore the continuing, dangerous signs of confessionalism in Lebanon. In the largely Sunni Beirut suburb of Tarek al-Jdeide, several Shia families have left for unscheduled "holidays". Many Sunnis will no longer shop in the cheaper department stores in the largely Shia southern suburb of Dahiya. More seriously, the Lebanese security forces have been sent into the Armenian Christian town of Aanjar in the Bekaa Valley after a clump of leaflets was found at one end of the town calling on its inhabitants to "leave Muslim land". Needless to say, there have been no reports of this frightening development in the Lebanese press.

Aanjar was in fact given by the French to the Armenians after they were forced to leave the city of Alexandretta in 1939 - the French allowed a phoney referendum there to let the Turks take over in the vain hope that Ankara would fight Hitler - and Aanjar's citizens hold their title deeds. But receiving threats that they are going to be ethnically cleansed from their homes is - for Armenians - a terrible reminder of their genocide at the hands of the Turks in 1915. Lebanon likes its industrious, highly educated Armenians who are also represented in parliament. But that such hatred could now touch them is a distressing witness to the fragility of the Lebanese state.

True, Saad Hariri, the Sunni son of the murdered ex-prime minister Rafik Hariri, has been holding talks with the Shia speaker of parliament, Nabi Berri - the Malvolio of Lebanese politics - and the Saudis have been talking to the Iranians and the Syrians about a "solution" to the Lebanese crisis. Siniora - who was appointed to his job, not elected - seems quite prepared to broaden Shia representation in his cabinet but not at the cost of providing them with a veto over his decisions. One of these decisions is Siniora's insistence that the UN goes ahead with its international tribunal into Hariri's murder which the government - and the United States - believe was Syria's work.

Yet cracks are appearing. France now has no objections to direct talks with Damascus and Javier Solana has been to plead with President Bashar Assad for Syria's help in reaching "peace, stability and independence" for Lebanon. What price the UN tribunal if Syria agrees to help? Already Assad's ministers are saying that if Syrian citizens are found to be implicated in Hariri's murder, then they will have to be tried by a Syrian court - something which would not commend itself to the Lebanese or to the Americans.

Siniora, meanwhile, can now bask in the fact that after the US administration asked Congress to approve $770m for the Beirut government to meet its Paris III donor conference pledges, Lebanon will be the third largest recipient of US aid per capita of population. How much of this will have to be spent on the Lebanese military, we still don't know. Siniora, by the way, was also banned from the United States for giving a small sum to an Islamic charity during a visit several years ago to a Beirut gathering hosted by Sayed Hussein Fadlallah, whom the CIA tried to murder in 1985 for his supposed links to the Hizbollah. Now he is an American hero.

Which is all to Hizbollah's liking. However faithful its leader, Sayed Hassan Nasrallah, may be to Iran (or Syria), the more Siniora's majority government is seen to be propped up by America, the deeper the social and political divisions in Lebanon become. The "tink thank" lads, as I call them, can fantasise about America's opportunities. "International support for the Lebanese government will do a great deal for advancing the cause of democracy and helping avoid civil war," David Shenker of the "Washington Institute for Near East Policy" pronounced last week. "... the Bush administration has wisely determined not to abandon the Lebanese to the tender mercies of Iran and Syria, which represents an important development towards ensuring the government's success," he said.

I wouldn't be too sure about that. Wherever Washington has supported Middle East "democracy" recently - although it swiftly ditched Lebanon during its blood-soaked war last summer on the ridiculous assumption that by postponing a ceasefire the Israelis could crush the Hizbollah - its efforts have turned into a nightmare. Now we know that Israeli prime minister Olmert had already pre-planned a war with Lebanon if his soldiers were captured by the Hizbollah, Nasrallah is able to hold up his guerrilla army as defenders of Lebanon, rather than provokers of a conflict which cost at least 1,300 Lebanese civilian lives. And going all the way to Washington to save Lebanon is an odd way of behaving. The answers lie here, not in the United States. As a friend put it to me, "If I have a bad toothache, I don't book myself into a Boston clinic and fly across the Atlantic - I go to my Beirut dentist!"




13 comments:

Marchello said...

Pamela, pour paraphraser Dominique De Villepin: Aucun pays ne peut dicter, à lui seul, un nouvel ordre Mondial.

Les Américains ont perdus le respect mondial qu'ils avaient en attaquant l'Iraq ce qui est bien supérieur aux mille-milliards de dollards que leur coûtent leur sapré guerre. Sans compter leurs soldats qui reviennent tous handicapés psychologiquement ou physiquement.

Israël s'enligne lui-aussi dans cette voie et il a déjà perdu le respect et le peu d'estime qu'il lui restait en attaquant le Liban.

Qu'il est triste de lire dans ton billet que Beyrouth pourrait s'apparenter à l'Iraq dans un proche avenir.

Courage en attendant que les humains évoluent en grâce et en sagesse.

Anonymous said...

Je suis d'accord avec Marchello.

Courage Pamela et à tous les Libanais!

G.

Pamela Chrabieh Badine said...

Merci Marchello, et G.

Je ne perds pas encore espoir, mais je crains la dégringolade.

Peut-être que ce n'est pas de notre vivant que la paix et la convivialité seraient implantés au Liban et au Moyen-Orient, mais nos actions d'aujourd'hui - même si ponctuelles et minimes - pourraient contribuer d'une manière ou d'une autre à forger l'avenir. En attendant, il faudra malheureusement s'attendre à passer par de mauvais moments.

Charbel said...

Pour renchérir sur les 'mauvais moments' à passer, Robert Fisk et d'autres ont prédit une autre attaque-invasion d'Israël en été.
Je ne mise pas trop sur les prédictions, mais je ne peux m'empêcher d'y réfléchir profondément.

From Wadih al-Asmar said...

The Montreal Human Rights Film Festival presents:
- A summer not to forget
by Carol Mansour
Saturday March 24th at 15:30
- Invisible children
by Carol Mansour
Monday March 26th at 15:00

A summer not to forget: Synopsis
On July 12th 2006, Hezbollah captured 2 Israeli soldiers. For the following 34 days, Lebanon witnessed continuous Israeli bombardment. This documentary takes you beyond the news headlines into the harsh realities of war. It explores the devastation of a nation and a people caught under siege.
Through powerful and often disturbing images, this documentary tells the story of yet another war on Lebanon: 1,200 civilians killed and 4,000 injured, more than one million people displaced, 78 bridges destroyed, 15,000 homes damaged, the environmental disaster of 15,000 tons of oil spilled on 80 km of Mediterranean coast, and many more catastrophes. In footage not shown by the Western media, the film also exposes the devastation of 57 collective massacres in an attempt to capture the horror of its victims and their families.
“A summer not to forget” is an important and revealing chronicle of the brutalities of war and the plight of people as they deal with loss and destruction.

Invisible children: Synopsis
One of the few films on child labor in Lebanon, this documentary provides a sensitive look into the tragic and triumphant lives of working children through personal interviews with the youth themselves. The young people take you on an emotional journey through their work, family lives and communities.
Invisible Children explores the issues giving voice to the children usually ignored, not heard or seen. This documentary chronicles their stories, their work, their failures and successes.

For more information visit the website: http://www.ffdpm.com/en/home.php

Pamela Chrabieh Badine said...

La décision doit être entérinée dimanche. Israël s’est enfin décidé : l’offensive de juillet s’appellera « la deuxième guerre du Liban » -la première ayant eu lieu en 1982:
Sept mois après la fin des hostilités, Israël a enfin trouvé un nom à la guerre de l’été. Hier, une commission ministérielle israélienne a décidé d’appeler l’offensive menée du 12 juillet au 14 août « la deuxième guerre du Liban ». « Nous avons décidé de choisir comme nom : “la deuxième guerre du Liban” , car c’est une expression qui s’est imposée au sein de la population », a annoncé le ministre sans portefeuille Yaakov Edri. Ce choix de la commission ministérielle pour les symboles et cérémonies officielles doit être définitivement entériné dimanche en Conseil des ministres. Lundi, cette même commission avait officiellement qualifié de « guerre » les 34 jours de combats. Auparavant, les responsables israéliens parlaient de « campagne », de « combats », d’« offensive » ou d’« opération ».
Alors que cette guerre suscite les protestations de nombreux militaires réservistes et fait l’objet de plusieurs commissions d’enquête israéliennes, des internautes, invités par le site Web Ynet à suggérer des noms, avaient proposé : « Opération échec », « la guerre stupide », « la grande honte » ou « ma dernière guerre, par Amir Peretz (le ministre israélien de la Défense, ndlr) ».

(L'Orient-le-Jour, 22 MARS 2007)

Sami C. said...

A propos des articles concernant les extrémismes islamiques, je viens de lire aujourd'hui que selon
le général Alain Pellegrini, ancien commandant en chef de la Finul au Liban, ce sont les groupes islamistes affiliés à el-Qaëda et non le Hezbollah qui constituent « la menace principale ». Selon lui, le danger viendrait des petits groupuscules sunnites et non du parti chiite, contrairement à une idée reçue, a-t-il dit en substance. Il a en outre révélé que les islamistes sunnites étaient en train « de préparer des plans pour porter atteinte à la Finul ».
Ses propos rejoignent et confirment l'analyse de Robert Fisk et la tienne Pamela.

Sami C. said...

Et à propos de déblocage, on peut aussi lire dans l'Orient-le-Jour aujourd'hui (23 mars 2007) que ses chances s'amenuisent de plus en plus. A croire que notre classe politique se fout du peuple, de ses souffrances et de l'énorme crise qui sévit dans le pays. J'ai entendu hier dire qu'un des principaux investisseurs arabes, Habtoor, penserait à vendre ses hôtels bientôt. Je ne sais pas si la nouvelle est fondée, mais si l'on croit Habtoor lui-même qui a vivement critiqué nos politiciens il y a quelques jours à la télé (car selon lui, ils devraient trouver une solution à la crise Libanaise le plus vite possible pour ne pas perdre les investisseurs et investissements étrangers)...

Sami C. said...

Je me permets encore d'ajouter svp une petite remarque concernant la politique du gouvernement américain au Moyen-Orient et dans ce cas particulier, au Liban: dans un entretien accordé à la BBC, l’ancien ambassadeur des États-Unis aux Nations unies, John Bolton, a reconnu que son pays avait laissé du temps à Israël durant sa guerre au Liban, en été, pour battre le Hezbollah. Il a considéré que les appels de la communauté internationale à l’application immédiate d’un cessez-le-feu, rejetés durant plusieurs semaines par les États-Unis et la Grande-Bretagne, étaient « dangereux et malencontreux ». « Qu’y a-t-il de faux là-dedans ? a-t-il poursuivi. Ils (les Israéliens) ont été attaqués et ils ont réagi. C’est un fait qu’Israël a fait continuellement l’objet de menaces militaires de la part du Hezbollah. »
Et de poursuivre : « Le Hezbollah a commis une agression et Israël réagissait en légitime défense. Et si cela signifie battre son ennemi, c’est parfaitement légitime aux yeux de la loi internationale et, honnêtement, c’est politiquement correct. » M. Bolton, qui a abandonné son poste en décembre dernier, s’est déclaré « très fier » de ce qu’il a fait.

De la fierté face à des massacres de civils et des destructions massives?

Pamela Chrabieh Badine said...

Merci Sami pour tes commentaires et ces nouvelles bien fâcheuses. Mais croisons-nous les doigts et prions pour que notre classe politique soit éclairée et réagisse positivement avant qu'il ne soit trop tard.
Pour ce qui est de l'affaire Habtoor, je n'ai pas d'informations certaines là-dessus; la question de la vente de ses hôtels constitue pour le moment une rumeur, à moins d'une preuve contraire. Pour ce qui est de Bolton, ses déclarations ne sont pas une surprise; nous le suivions très bien durant la guerre de l'été 2006 et nous savions très bien que le gouvernement américain (et anglais) aidaient Israël aux dépens du Liban. Il ne fallait pas être futé pour le saisir, c'était clair comme le jour!

Marchello said...

Pamela, plus je me documente sur le Liban plus je comprends que sa destruction est une perte gigantesque pour l'humanité.

À commencer pas son système politique confessionnaliste qui était un exemple de "vivre ensemble" pour le monde entier.

J'ai la nette impression que ce que la communauté international, en particulier les états-unis, a laissé faire à Israël sera regretté encore dans des siècles.

En saccageant le pays du cèdre, par vengeance et dramatisation, Israël a fait reculer l'histoire de notre salut. Pendant qu'ils sont occupés à trouver un nom à leur dévastation; Toi gardes-tu espoir que le Liban s'en remettra?

Anonymous said...

Hello tout le monde,
J'aimes le cinéma, l'image d'hier reste celle de Poké-moon en irak, une flipette qui casse sans bonjour ni merde les mythes jackie Chan, Bruce Lee et Goldorak réunis par un misérable tir de mortier sous l'oeil presque amusé de Maliki!
Plus fort que Bollywood, le BOOMywood irakien!
bonne journée les amis!

Pamela Chrabieh Badine said...

Je garde espoir Marchello, en dépit de tout!