Monday, March 12, 2007

LIBAN: 'La destruction d'une nation

Semaine du 12-18 mars 2007

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L’icône et l’islam : Pamela Chrabieh
Émission Second Regard,
3 décembre 2006, Radio Canada
Un reportage de Jean-Robert Faucher
Merci Robert et à toute l'équipe de Second Regard!
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De Philippe Martin:'Voici la onzième édition des portraits de blogueurs, avec Pamela Chrabieh Badine'.
On peut trouver l'entrevue sur Dailymotion, Cent Papiers et YULBUZZ.
Merci à Philippe et Christian Aubry!

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En ce début de printemps au Liban, marqué par un beau soleil, des pourparlers inter-Libanais, régionaux et internationaux, et l'espoir de l'implantation d'une solution pacifique à la crise Libanaise, le scepticisme est quand même à l'ordre du jour. La menace ne proviendrait pas du Hezbollah (cf. l'article de la semaine précédente: Peut-on penser la fin de l'extrémisme islamique au Liban?) tel que le dépeignent les médias traditionnels internationaux, mais d'extrémismes de toutes formes et couleurs, tant internes qu'externes (menaces israélienne et syrienne, menace états-unienne, al-Qaida, etc.).
En ce sens, je vous conseille de lire l'entrevue suivante faite par le Figaro Magazine avec le reporter de renom Robert Fisk:

Liban : "la destruction d'une nation et d'un peuple"
12 mars 2007

Selon Robert Fisk, spécialiste du Liban, le drame se joue sans répit. Il estime que les menaces proviennent moins du Hezbollah que de groupes sunnites inspirés par al-Qaida.

Installé à Beyrouth et correspondant de guerre pour le quotidien britannique The Independent, Robert Fisk parcourt le Moyen-Orient depuis plus de trente ans.La version française de son best-seller, Pity the Nation, vient d'être publiée et retrace l'histoire tragique du pays du Cèdre*. Selon lui, une chronique de la destruction de la nation libanaise.

Le Figaro Magazine - Quel est votre avis sur la situation au Liban aujourd'hui ?

Robert Fisk - Ce qui a été véritablement détruit par la guerre au Liban, c'est ce sentiment qu'avaient de nombreux Libanais de voir émerger un Etat indépendant. Un sentiment cruellement sacrifié le jour où les puissances occidentales ont abandonné ce pays à son sort face aux bombardements d'Israël à l'été 2006. Le Hezbollah est sorti sensiblement renforcé de l'épreuve de force et son influence dans le pays est grandissante. Cette guerre a creusé le fossé entre les chiites et les sunnites et divisé encore plus la société libanaise.
La principale menace aujourd'hui au Liban, c'est le risque de voir des groupes sunnites, inspirés par al-Qaida, s'en prendre aux Casques bleus stationnés dans le sud du pays.Il y a maintenant au Liban des contingents français, espagnols, italiens, turcs et des forces navales allemandes. Soucieux de ne pas être accusé d'attaquer la Finul, le Hezbollah, doté d'un service de renseignement humain très efficace, surveille de près les sunnites. Dans chaque village, au Sud-Liban, et dans le quartier chiite de Beyrouth, il dispose d'un réseau d'informateurs pour collecter l'information au plus près. De plus, la dernière guerre a montré les capacités d'espionnage de la guérilla chiite. Au début du conflit, le Hezbollah a utilisé un drone en territoire israélien pour obtenir des photos aériennes des positions ennemies. De plus, quand les Israéliens ont pénétré au Sud-Liban, ils ont retrouvé leurs propres photos satellites identifiant des caches d'armes dans les bunkers du Hezbollah...Il y aussi le problème des bombes à fragmentation lancées par Israël dans le sud du pays après l'annonce du cessez-le-feu. Selon des spécialistes du déminage à l'oeuvre sur le terrain, il faudra peut-être quarante ans pour déminer cette région infestée de bombes. A chaque nouveau conflit, c'est une couche supplémentaire qui s'ajoute !

Le Hezbollah a-t-il un vrai programme politique ? Est-ce un danger pour la démocratie au Liban ?

A mon avis, le Hezbollah est le seul parti, peut-être avec le mouvement du fils de Rafic Hariri, à ne pas être corrompu. Il jouit d'une vraie popularité auprès des habitants chiites du Sud-Liban et de la banlieue sud de Beyrouth. Il a une influence grandissante dans le pays où les chiites sont les opprimés et les dépossédés, toujours ignorés par les chefs et patriarches du gouvernement libanais. Depuis sa naissance en 1982, et jusqu'à aujourd'hui, le Hezbollah a perdu beaucoup de combattants. Il a une carte à jouer après cette crise. D'ailleurs, en public comme en privé, il affirme ne pas vouloir instaurer de république islamique. Aussi, il sera impossible pour le pouvoir de continuer à ignorer le Hezbollah. Il sera nécessaire pour le gouvernement d'ouvrir ses portes aux chiites. Même si, en appelant à la désobéissance civile, le Hezbollah joue avec le feu...

Quelle est votre analyse de la stratégie de Bush, qui entend «remodeler le Moyen-Orient» ?

La politique du président Bush au Moyen-Orient est un véritable échec. La campagne d'Irak s'est transformée en désastre, le conflit israélo-palestinien fait du sur-place et la dernière guerre au Liban n'a fait que détruire le pays. Cette stratégie de «Grand Moyen-Orient» conduit la région dans une nouvelle tourmente. Elle consiste à diviser le monde arabe entre chiites et sunnites, entre chrétiens et musulmans... A l'Ouest, nous aimons diviser ou voir le monde avec des cartes séparant les communautés. Bush parle de démocratie, mais il ne fait que semer la division dans le monde arabe.

Quelle a été votre démarche pour l'écriture de ce livre de près de 900 pages ?

Ce récit est le fruit de plus de trente ans de reportages au Liban et dans le Moyen-Orient. C'est un travail de reporter. Depuis que je couvre la guerre dans cette région en ébullition permanente, j'ai gardé des montagnes de carnets, de coupures de presse, de notes personnelles et de comptes rendus, parfois gribouillés sur des vieux papiers que j'ai conservés dans des sacs de linge et de duty-free à l'aéroport de Beyrouth. La plupart d'entre eux portent sur le Liban, comme une chronique de la destruction d'une nation et d'un peuple sur plusieurs décennies. C'est donc un livre de témoignages, un regard personnel sur l'histoire du Liban, ses espoirs, ses tragédies, ses épisodes sanglants. J'ai toujours pensé le journalisme comme un grand challenge contre les pouvoirs en place. C'est dans cet esprit que je réalise mes enquêtes de terrain, au plus près des acteurs du conflit et des victimes, pour dénoncer les massacres, les oppressions ou les injustices.


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Ireland, Sierra Leone, Uganda and Lebanon: A comparative mayhem
By Michele Chrabieh in Beirut
Friday March 9, 2007


Fractions of Ireland, Sierra Leone and Uganda’s mayhem are exhibited in “The Wind that Shakes the Barley”, “Blood Diamond” and “The Last King of Scotland” now showing in Lebanon’s movie theatres. Regardless of time and space, Lebanon shares with those countries mutual or adjacent denominators: corruption, war, carnage, death and what could be referred to as “The Illusionist”, that is peace itself and not “Eisenheim”.

I have already mentioned in one of my previous texts “The Wind that Shakes the Barley” as I was above all disturbed by the scene where one of the protagonists sentences his own brother to death because their visions of Ireland and freedom spaced out. We, in Lebanon, have always followed a similar pattern and today’s crisis and mutiny- created by the loyalists to the government and the opposition- point out the latter regardless of the several possible solutions and international support and/or interference. We have always misinterpreted and apprehended each other because brothers and sisters believe in different “Lebanons” whether in its foundation or outward appearance.

“Blood Diamond”, alternatively, propels the image of the bloody, corrupt and starving vicious circle many of the third world nations are drowned in while satisfying developed nations’ consumer needs and interests. Maybe Lebanese do not necessarily starve to death like many Africans but we have definitely lived a civil war and a war for others at the price of death, immigration, and economic, social and political crisis.

Finally, in “The Last King of Scotland”, I saw Uganda at the time of Amin Dada’s rule (Coup d’état in 1970), and I saw Dada’s bloodthirsty soul wandering and longing for power and the “discharge” from our planet of any audacious “opposition”. I dare not compare Dada with our leaders, but maybe I should consider it for the sake of our nation.
The last scenes of the movie reminded me of Lebanon as well, and that, mainly in the midst of the 1975-1990 war when the Palestinians high jacked an Israeli plane and landed in “Entebbe”. The Palestinians and the Israelis have always been part of our war and will remain at the core of Lebanon’s problem and ongoing crisis until “The Illusionist” decides to materialize and stick around.

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ANNONCES- NEWS

Soha Béchara de retour au LIBAN.
Résistance et Hezbollah
Une soirée film, discussion et musique...
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MARDI, 20 Mars
Centre culturel Mile End
5390 St-Laurent [coin St Viateur] Montreal
Portes: 19h00
Dons suggérés: 7-10$
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* Film: 'Soha, Retour au pays du Hezbollah' Un reportage télévisé tourné en automne 2006. [français]
* Musique Arabe: Hasan el-Hadi au Oud DJ Leila P. / DJ Kandis
Tadamon! présente la première diffusion publique au Canada du plus récent documentaire télévisé sur Soha Béchara. Au Liban, Soha Béchara est considérée comme l'incarnation même de la résistance nationale contre l'occupation Israélienne du Liban-Sud. Ancienne prisonnière politique dans la tristement célèbre prison de Khiam du Sud Liban, elle en sortira en 1998 après une importante campagne internationale pour sa libération. Des caméras ont suivi la première visite de Soha Béchara au Liban après l'attaque israélienne de juillet 2006. Ce puissant documentaire montre ses interactions et discussions au Liban au sortir de la guerre de cet été, démystifiant le Hezbollah et la résistance libanaise tout en mettant en lumière la complexité de la situation politique du pays. Tadamon! présente ce film dans le but de briser les mythes communs concernant le Liban et la résistance nationale libanaise répandus par le gouvernement canadien et les grands médias. Le Canada considère présentement le Hezbollah comme une organisation "terroriste", alors que le Premier ministre Stephen Harper a qualifié l'attaque israélienne dévastatrice de 2006 contre le Liban de "réponse mesurée". Ce positionnement politique du Canada montre un soutien inconditionnel à l'occupation et l'apartheid israéliens, alors qu'il condamne toute résistance nationale libanaise et palestinienne en criminalisant les mouvements populaires au Moyen Orient et les populations qui les soutiennent au Canada. Joignez-vous à Tadamon! pour cette projection ayant pour objectif de créer un réel espace de débat politique concernant le Hezbollah et le rôle de la résistance nationale libanaise face aux agressions répétées d'Israël.
Info: http://tadamon.resist.ca / 514 664 1036 / tadamon[at]resist.ca

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Lettre ouverte au Peuple des Six Nations
Campagne Citoyenne Palestinienne contre le Mur de l'Apartheid
(par Tadamon)

À l'occasion de l'anniversaire de la Réclamation Territoriale des Six Nations, nous vous exprimons notre solidarité ainsi qu'à tous ceux qui défendent aujourd'hui leur terre et leur existence contre la spoliation et la colonisation. Le 28 Février 2006, après que le gouvernement Canadien a donné un permis de construire une colonie sur leur terre, le peuple des Six Nations s'y opposa, exigeant la fin de la spoliation et de la destruction de leur terre et de l'empiétement des colons sur leur territoire. Plusieurs d'entre eux sont maintenant poursuivis par des tribunaux Canadiens pour avoir défendu leur terre. Tout ceci nous semble tragiquement familier, en Palestine et à de nombreux autres autour du monde. Depuis plus de 500 ans, les mêmes mécanismes ont été utilisés contre les peuples indigènes, pour les coloniser et les déposséder. Il y a 500 ans, des empires et leurs missionnaires ont répandu le Christianisme et la civilisation avec leurs épées. Aujourd'hui, ces empires et leurs chaînes de TV répandent leur soi-disant "liberté" et "démocratie" avec des bombes à sous-munitions.

La vérité derrière cette "démocratisation" est devenue évidente quand nous avons expérimenté leur démocratie, mais sous l'occupation et l'apartheid Israéliens. La communauté internationale nous a imposé un siège brutal pour nous punir de ne pas avoir choisi leurs candidats pour nous diriger. En tant que Palestiniens, nous sommes toujours les victimes d'un projet colonial et d'un état qui continue à se prétendre la "seule démocratie au Moyen Orient". Le fait qu'il ait été épinglé par le Comité pour l'Elimination de la Discrimination Raciale de l'ONU pour sa politique, et même qu'il ait été accusé de pratiquer une politique d'apartheid par le Rapporteur de l'ONU pour les Droits de l'Homme, ne semble pas le détourner de son statut. Apparemment, seule la technologie s'est améliorée. Après les épées, en Amérique vinrent les accords. Les accords devaient régler les "conflits" territoriaux contre une paix durable. Les violations et les renégociations de ces accords par les colonisateurs - en d'autres termes la continuation de la spoliation territoriale - sont monnaie courante aujourd'hui.


Ici en Palestine, nous faisons face aux mêmes tactiques coloniales. La communauté internationale nous demande d'approuver et de nous conformer à tous les accords signés pour devenir des "partenaires" et être exemptés de l'embargo qui nous est imposé. Une logique absurde qui force ceux qui sont occupés, à passer une série de tests pour pouvoir devenir, à la fin, des partenaires des occupants. Au même moment, Israël, la puissance occupante, n'a jamais respecté aucun des accords qu'elle a signé avec nous, et obtient néanmoins des Traités de Libre-Echange et des honneurs diplomatiques dans le monde entier. Son insoumission n'importe pas. Le peuple Palestinien est pressé de signer de nouveaux accords et compromis pour ranimer le "processus de paix" et les autorités d'Occupation ont déjà clairement fait savoir qu'ils ne seront pas aussi "généreux" que les précédents. Il y a près de 300 ans, quand les peuples indigènes de l'Ile de la Tortue (l'Amérique du Nord) furent parqués dans des réserves, l'Homme Blanc vint enseigner aux nations chasseresses comment utiliser la terre qui n'était pas propice à l'agriculture. Aujourd'hui, après la seconde révolution industrielle, il vient en Palestine apporter les sweatshops (ateliers de misère) et les zones industrielles aux fermiers dépossédés enfermés derrière le Mur de l'Apartheid Israélien. Une initiative de "charité" du Royaume Uni a récemment proposé une nouvelle stratégie pour adapter nos peuples aux ghettos. Pour nos diplômés d'université elle propose d'exporter l'industrie des centres d'appel en Palestine - des emplois non qualifiés, mal payés, sans droit du travail, décentralisé dans différentes villes.

Au cours des siècles, quelque chose a changé. Les puissances coloniales ont mis en place des règles et des institutions qui doivent réguler les relations internationales et conduire à la justice mondiale. Une longue liste de conventions internationales et de lois ont été développées, et la Cour Internationale de Justice a son siège dans un magnifique palais à La Haye. Pourtant, tout ceci ne protège pas les Six Nations, les Palestiniens et les autres peuples occupés et colonisés. La Cour Internationale de Justice (CIJ) a unanimement déclaré le Mur en Cisjordanie illégal, il y a presque 3 ans. Pourtant Israël continue sa construction, 70% en étant déjà achevé. Personne n'a bougé pour faire appliquer cette résolution. Israël fut admis à l'ONU avec l'obligation de respecter les lois internationales et les résolutions de l'ONU. Aujourd'hui, Israël fait fi de douzaines de résolutions et de conventions internationales, et conserve néanmoins son statut de membre à part entière.

Tout récemment, Israël a admis la possession d'armes nucléaires; pourtant Israël n'a jamais autorisé la venue d'inspecteurs de l'ONU, et refuse de signer le Traité de Non-Prolifération Nucléaire. Néanmoins, une guerre totale se prépare contre l'Iran à cause de son programme de développement de l'énergie nucléaire. Au début de l'année, à Herzeliya, les dirigeants néo-conservateurs américains et israéliens ont tenu leur conférence annuelle pour planifier le futur dans la région. A Jérusalem, les autorités d'Occupation distribuent déjà de nouveaux masques à gaz, en prévision du nouveau code de guerre appelé 'Opération Liberté Iranienne'. Dans les faits, le Canada montre une certaine cohérence dans sa politique. Il criminalise ceux sur la terre desquels il a construit sa richesse, pour avoir défendu le peu qu'il leur restait. En même temps, il s'assure que cette logique est respectée mondialement. Il s'est abstenu à l'Assemblée Générale de l'ONU de voter l'acceptation du verdict de la CIJ concernant le Mur de l'Apartheid en Israël; il continue à maintenir les Traités de Libre-Echange avec Israël; il fut le premier état à imposer le siège au peuple Palestinien pour avoir démocratiquement élu ses dirigeants; et il continue à s'aligner sur l'agression par les Etats-Unis et Israël contre les peuples du Monde Arabe. Mais l'espoir existe et il est fort. Vous avez fait face à 500 ans de spoliation territoriale, de massacres et de génocide, mais vous vous battez encore pour votre souveraineté et votre dignité. C'est un message à l'attention de ceux qui, aujourd.hui, attendent notre reddition. 60 ans ne sont pas assez pour oublier notre terre et notre dignité, le temps ne peut pas tuer ces choses là. Réécrire l'histoire ne fonctionne qu'avec ceux qui veulent croire aux mensonges. Bien que nous ayons été dépossédés, nous connaissons notre histoire, nous connaissons le nom de chaque village et ville que nos colonisateurs ont essayé d'effacer, nous nous souvenons de chaque arbre qu'ils ont déracinés, et de chaque rivière et lac qu.ils ont asséchés et pollués.

De la même façon que la mémoire et la dignité du peuple Iroquois dans l'Ile de la Tortue est toujours vivante, 6 millions de réfugiés Palestiniens se battent encore pour retourner dans plus de 500 de leurs villages détruits et victimes de nettoyage ethnique en 1948. Nous ne disons pas cela en tant que survivants d.une époque révolue; notre histoire est encore devant nous. L'avenir ne sera significativement meilleur que le passé que lorsque les peuples du monde seront unis par leur solidarité. L'oppression des colonisateurs ne s'achèvera que lorsqu'ils y seront forcés par les états qui les soutiennent. Si les états qui constituent la communauté internationale ne prennent pas des mesures pour arrêter ces crimes, alors c'est aux peuples qui constituent la société internationale de le faire, et le peuple de Palestine se tiendra toujours aux côtés de ceux qui se battent pour leur liberté et leur dignité.

21 comments:

From Nahwa al-Muwatiniya said...

Nahwa al Muwatiniya is pleased to present political youth to speak about:
‘Where can political youth find a space for cooperation in Lebanon?’

Between the 23-25th of Feb 2007, over 100 youth political representatives joined together in Istanbul Turkey for a dialogue conference organized by the Danish Council. Out of these participants, 27 were from Lebanon representing 15 different youth political movements and university clubs. Focusing on dialogue on such topics as youth in decision-making, religion and politics, and networking; the workshop became an open space for expression between the Lebanese participants, in many ways allowing them a chance to befriend each-other. Participants will speak about their experience and discuss ways that cooperation can continue in Lebanon.

Date & Time: Monday March 11, 2007 at 8:00pm
Place: Club 43- Gemayzeh- facing Doculand (Lebanon)

Sami said...

Cette entrevue avec Robert Fisk est très intéressante et offre une lecture différente de la situation au Liban. D'ailleurs, j'apprécie beaucoup ses écrits et les trouve incontournables dans l'analyse et la compréhension du Liban contemporain.

Anonymous said...

C'est une première que de comparer la situation du peuple des six nations avec celle du peuple palestinien! A explorer encore mais de manière plus approfondie. Je note qu'il y a eu quelques travaux de faits concernant la comparaison de l'aparteid en Afrique du Sud et celui 'israélien' à l'encontre des palestiniens.

R.

Nadia said...

Quelques infos sur Robert Fisk: né en 1946, un journaliste anglais, grand reporter pour le journal britannique The Independent (basé à Beyrouth). Il est décrit par le New York Times comme « probablement le plus grand reporter britannique à l'étranger ». Eduqué en Grande Bretagne et en Irlande, Fisk a reçu plus de prix journalistiques -24- que n’importe quel autre grand reporter pour sa couverture de la révolution iranienne, des guerres du Liban, du Golfe, du Kosovo et d’Algérie. Il a reçu le prix Amnesty International en 2000 pour ses reportages en Serbie pendant les bombardements de l’OTAN et le David Watt Memorial Award en 2001 pour sa couverture du Proche Orient. 'Liban, nation martyre' est son ouvrage le plus connu (version anglaise: Pity the Nation). Il s'agit d'un récit épique du conflit Libanais,l'histoire de trahison des démocraties occidentales et de lutte contre la sphère d’influence américaine au Moyen Orient. Dans un récit qui est un reportage de guerre en même temps qu’une analyse politique, Robert Fisk décrit les méandres de la guerre civile libanaise, des invasions israéliennes qui s’en suivirent, les milices libanaises et leur brutalité qui n’épargna personne, les marines américains et légionnaires français qui furent pris au piège libanais, dont beaucoup ne revinrent pas, et les Israéliens qui tentèrent d’imposer leurs hommes de paille, avant de commettre avec leur invasion de 1982, leurs premiers crimes de guerre. Leur retrait en 2000 et l’élection d’Ariel Sharon allaient donner un espoir énorme à la population libanaise. Cette première version française de Pity the Nation comprend aussi le récit de l’assassinat de Rafik Hariri, que Fisk a vu se perpétrer sous ses yeux. Et l’invraisemblable enchaînement de violence qui a suivi depuis, jusqu’à susciter une guerre avec Israël. La version française de Pity the Nation comprend 60 pages de plus que la version anglaise.
(voir Wikipédia pour plus d'infos)

Nadia said...

Il a aussi un nouvel ouvrage de publié:
La Grande Guerre pour la civilisation par Robert Fisk
essai (poche). Paru en 01/2007

En résumé: L’épopée tragique du Moyen-Orient (1979-2005), à travers la chronique détaillée de ses sanglants épisodes.
Dans cet ambitieux livre de quelque 900 pages, Robert Fisk s’intéresse à l’histoire tumultueuse du Moyen-Orient au cours des vingt-cinq dernières années. Fort d’une réputation de journaliste à l’intégrité exceptionnelle, fort également d’une expérience extraordinaire de grand reporter au Moyen-Orient qu’il parcourt depuis trente ans, fort surtout de plusieurs rencontres personnelles avec Ben Laden avant les attentats du 11-Septembre, l’auteur signe un livre au propos vertigineux et à la documentation impeccable.

Le fil directeur du livre est le suivant : les puissances occidentales, singulièrement la France et l’Angleterre, dont la place fut prédominante au Moyen-Orient au début du XXe siècle, puis l’Amérique, ont continué à jouer un rôle trouble dans cette aire du globe qu’elles ont toujours voulu maintenir sous leur influence. Après le colonialisme actif, une période obscure de manoeuvres diplomatiques et d’alliances obscures avec les pouvoirs en place… ce bien sûr, au détriment des populations civiles et des victimes des conflits locaux.

Le résultat ? Face au cynisme de l’Occident, la haine actuelle de millions de musulmans…

Un livre exceptionnel mêlant enquêtes, dialogues avec les acteurs et analyses..

Anonymous said...

En effet, extrémismes et colonialismes (et néo-colonialismes) vont de pair! Pour se débarrasser des uns, il faut se débarrasser des autres et vice-versa.

Ch.

Marchello said...

Intéressant cet entrevue avec Robert Fisk. Moi tout ce que je peux lire d'impartial sur le Hezbollah m'intéresse au plus haut point. Par contre je me méfie de tout ces anonyme qui écrivent sur ton blog. Continue Pamela.

De Présence Musulmane (Montréal) said...

Le Lundi 12 Mars 2007

"Les deux attitudes" par Salah Bassalamah

On a coutume d’appeler la différence, voire la divergence entre les mondes anglophone et francophone du Canada par « les deux solitudes » en référence au titre du fameux roman de Hugh McLennan paru en 1945. Ce qu’on a vu dernièrement, autour de l’expulsion d’une jeune fille de onze ans d’un tournoi de soccer interprovincial à Laval, nous démontre la diversité de comportement face au foulard des musulmanes (...)

Pour lire l'article:
http://www.presencemusulmane.org/publication_view.php?id=28

Pamela Chrabieh Badine said...

Merci Marchello, mais ne t'en fais pas pour les 'anonymes'. La plupart de ceux-ci sont des jeunes Libanais et Canadiens que je connais (connaissances, amis-es et collègues) - mais qui préfèrent garder leur anonymat pour plusieurs raisons -, et chacun-une exprime sa position ou son avis par rapport à une problématique particulière. Le blog est ouvert à la diversité des opinions, hormis les propos diffamants que je ne tarde pas à retirer ou effacer.

De Christine Paré said...

Bonjour,
Dans le cadre de la semaine d'action contre le racisme; vous trouverez ci-joint une invitation à la prochaine conférence organisée par la Chaire de recherche du Canada sur l'Éducation et les rapports ethniques, qui aura lieu le vendredi 16 Mars 2007 de 12h00 à 14h00. Monsieur Richard Bourhis, Département de psychologie, Université du Québec à Montréal et directeur du Centre d'Études Ethniques (CEETUM) présentera une conférence intitulée : « La lutte au racisme et la discrimination à l'école : l'apport de la psychologie sociale »
Merci de transmettre cette information aux personnes intéressées par cette activité et n'hésitez pas à communiquer avec moi pour toute autre information à ce sujet.

Cordialement,

Christine Paré
Coordonnatrice
Chaire de recherche du Canada sur
l'Éducation et les rapports ethniques
Université de Montréal
(514) 343 6111 poste 1 4052

Soirées Relations said...

Du maintien de la paix à la militarisation :
le rôle du Canada dans le monde?

Le Canada a longtemps joui d'une image emblématique sur la scène politique internationale. Cela est pour beaucoup tributaire de l'héritage de la doctrine de Lester B. Pearson en faveur du maintien de la paix et de l'intervention humanitaire. Toutefois, beaucoup constatent désormais une confusion croissante au sein de la population canadienne quant au rôle des Forces armées canadiennes sur la scène internationale. Le Canada semble opter pour un alignement plus serré sur le paradigme sécuritaire et l'instrumentalisation qu'en fait l'administration étasunienne.

L'industrie militaire canadienne joue-t-elle un rôle dans cette dynamique?
De plus, dans le milieu intellectuel, on assiste à la floraison des concepts d'impérialisme et d'expansionnisme pour expliquer la politique étrangère des grandes puissances. Quelle place occupe le Canada dans ces débats et cela remet-il en cause les fondements du libéralisme pour la paix entre les nations?

Nous en débattrons

À Montréal
Le lundi 12 mars 2007, de 19 h à 21 h 30
À la Maison Bellarmin
25, Rue Jarry Ouest (Métro Jarry ou De Castelnau)

À Québec
Le jeudi 22 mars 2007, de 19 h à 21 h 30
Au Centre de spiritualité Manrèse
2370, rue Nicolas-Pinel (derrière la pyramide)

Avec :
Frédérick-Guillaume Dufour, Chercheur au Département de relations internationales de l'Université Sussex et à la Chaire-MCD (Mondialisation, citoyenneté et démocratie) de l'UQAM;
Aude-Emmanuelle Fleurant, Chercheure au Groupe de recherche sur l'industrie militaire et la sécurité (GRIMS) de l'UQAM;
Yannick Quéau, Enseignant au Campus Fort-Saint-Jean et chercheur au Groupe de recherche sur l'industrie militaire et la sécurité de l'UQAM

Contribution suggérée : 5$

Informations : Mouloud Idir (514) 387-2541
midir@cjf.qc.ca

Roland V. said...

Il n'y a toujours pas de progrès au niveau des relations entre leaders et forces politiques libanais, ou alors ils ne sont pas substantiels car rien ne semble avoir changé dans notre quotidien: le sit-in au centre-ville de Beyrouth se poursuit, les tensions entre les divers partis politiques sont encore au rendez-vous, et la menace d'attentats à la bombe plane toujours.

ursule said...

Bonjour Pamela,

J'ai beaucoup aimé ton nouveau site. En fait, je constate de plus en plus que Pamela et Art sont synonimes !

À compter de la semaine prochaine, je reprendrai la bonne habitude de venir te faire une visite à chaque jour.

Bonne fin de semaine,

André.

Pamela Chrabieh Badine said...

Merci André, cela m'encourage à poursuivre ma quête et mon travail.

Bon week-end!

Anonymous said...

Pourquoi ne pas construire un mur séparant beyrouth en trois zone bien distinctes.
comme cela personne ne sera emmerder par les autres.

hemoniste said...

Le barbu a coulé un beau discours la semaine derniere à l’occasion du 40ème jour de l’imam hussein. Je vous explique, le 40eme jour est normalement une veillée au 40eme jour qui suit la mort, c’est tout. Le 40eme n’est pas sensé être fêté chaque année depuis des siècles après chaque date anniversaire de la mort ! Mais c’est sans compter avec la morbidité shiite qui dépasse de loin celle de la famille Adams et de Dracula réunis!
Le saint homme suait comme un porc pendant son bref discours, la crypte bourrée de centaines de barbus devient vite un hammam. Donc le barbu a fait court mais violent, menaçant directement les libanais en les invitant a mettre a profit le peu de temps qui reste avant le sommet de la Mecque diplomatique pour faire le point sur ce qui s’est passé depuis 1975, le but du jeu étant de faire comprendre aux libanais que parier sur Israël, l’Europe ou les usa est un pari qui va déclencher la colère de dieu dont la hezb est la main et nasrallah le doigt du milieu ! Le hezb dit-il est prêt a passer a la vitesse supérieure et a utiliser d’autres moyens si une solution n’est pas trouvée a la Mecque! Le plus drôle lors du discours de nasrallah (je rappelle que c’est pour chialer l’imam hussein) c’est qu’il se positionne en tant que shiite en victime du terrorisme en Irak ! Eh oui mes amis, victime du terrorisme ! Il pleure les 140 pèlerins morts lors d’un attentat sunnite ces derniers jours poussant la blague jusqu'à dire que si on lui a dit qu’Israël les avait bombardés ça aurait été plus supportables que de les voir trucidés par des frères Comme si les libanais n’avait que ça a foutre de participer aux festivités shiites ! Mais c’était la bonne transition pour fustiger un Israël sanguinaire et gros looser dont l’invincibilité n’est plus qu’un mythe, mais il oublie qu’Ashkenazi est grand fan de mythe et de contes de fées Golanis.. !

Reste à espérer que les shiites n’auront pas la bonne idée de célébrer le 40eme de chaque martyr Ce serait trop lourd!

Pamela Chrabieh Badine said...

Un petit commentaire suite au billet 'd'hemoniste':

Chers lecteurs et lectrices, ce genre de discours et le ton qui y est utilisé est fortement dénoncé dans ce blog. Je l'ai exprès gardé comme exemple de discours stigmatisant et haineux à l'encontre d'un groupe particulier et une des confessions religieuses majeures au Liban. Il est évidemment important de donner son avis et de critiquer, mais sans diffamation ni irrespect des différences. On peut très bien ne pas être d'accord avec une vision du monde ou une manière de penser et de faire, et même dénoncer ce qui nous semble aberrant, tout en appuyant nos propos par des arguments bien pensés, et aussi objectifs qu'ils peuvent l'être. Ce n'est pas verser dans le 'politically correct' des diplomates, mais de s'exercer à un raisonnement respectueux et de s'ouvrir au dialogue. Sans ces assises de base, il ne peut y avoir de convivialité pacifique au Liban; il n'y aurait que des identités meurtrières.

De plus, je ne pense que la solution réside en la partition du Liban ou de régions du Liban selon des partis politiques particuliers ou des confessions religieuses particulières. La convivialité existe depuis des centaines d'années, voire plus d'un millénaire et ce ne sont pas trente années de guerre multiforme (non uniquement civile) qui vont effacer ce patrimoine et cette histoire riches en échanges et interpénétrations entre les diversités. L'important est de ne pas désespérer de la paix... et de ne pas miser sur la haine, la violence. En matière de guerre, tout le monde est perdant!

NAD said...

SOIXANTE ANS ! depuis la creation de l'Etat d'Israel ,n'avons nous pas encore compris que la Paix est necessaire pour le developpement du Liban .Peut on imaginer que certains leaders declarent que" le Liban sera le dernier pays a signer la paix avec Israel" le dernier pays arabe ou meme apres l'Iran ....Comme Israel n'est vulnerable que par le Sud du Liban c'est inviter tout ceux qui veulent lui faire la guerre a venir s'essayer par le Sud ,invites des palestiniens avant 1982 ou du Hezbollah apres 20000 ."HORS DE LA PAIX AVEC ISRAEL POINT DE SALUT"

Pamela Chrabieh Badine said...

Ultimement, une paix régionale devrait être implantée, mais pas aux dépens du Liban qui paye un lourd tribut depuis des décennies. Une paix équitable et juste. Pour y arriver, il faudra travailler à plusieurs niveaux et avec une bonne volonté de la part de tous les protagonistes, tant locaux, que régionaux et internationaux. Il ne suffit pas de dire que seule la Paix avec tel pays ou tel autre va résoudre tous les problèmes, il faut surtout y travailler.

Pamela Chrabieh Badine said...

J'ajoute: une première étape à franchir pour implanter la paix est d'arrêter la guerre et la promotion de sa culture tant au Liban qu'en Israël et ailleurs au Proche-Orient!

Anonymous said...

Pour revenir au discours d'hémonisme
nous avons eu le même commentaire déposé il y a assez longtemps sur le site Libnanews, commentaire que j'ai d'ailleurs viré.
Cette personne a part ailleurs copié ce texte d'un blog d'un soit disant francais expatrié au Liban et qui jette en pature sur le net ce genre de choses pour ne pas dire plus et se fait passer pour un expert du MO, sans savoir que ce à qu'il prophece nous conduira vers la guerre civile qu'il faut absolument éviter.
Comme quoi la désinformation semble être un passe temps bien idiot de certaines personnes...