Sunday, March 25, 2007

LIBAN, 'A LA RECHERCHE DE L'IDENTITÉ PERDUE'



Semaine du 26 mars au 1er avril 2007





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L’icône et l’islam : Pamela Chrabieh
Émission Second Regard,
3 décembre 2006, Radio Canada
Un reportage de Jean-Robert Faucher
Merci Robert et à toute l'équipe de Second Regard!
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De Philippe Martin:
'Voici la onzième édition des portraits de blogueurs, avec Pamela Chrabieh Badine'.

On peut trouver l'entrevue sur Dailymotion, Cent Papiers et YULBUZZ.
Merci à Philippe et Christian Aubry!

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En cette fin du mois de mars 2007, la recherche d'une solution à la crise Libanaise se poursuit, avec des facteurs-ingérences étrangers qui tantôt la favorisent et d'autres fois l'handicapent. La division des Libanais-es en plusieurs factions (dont les pro-gouvernement et les pro-opposition) constitue, selon le patriarche maronite Mar Nasrallah Boutros Sfeir, "la chose la plus grave qui puisse atteindre le pays dans son entité", puisque cette division s'intensifie avec les mois et ne semble pas vouloir laisser la place à une entente-consensus à long terme. Et plus cette division s'accroît, plus la crise perdure, et l'identité Libanaise est ballottée entre des intérêts politiques locaux et internationaux, diluée dans un marasme de tensions, d'exclusions, de haine et de rejet; une identité prise dans l'étau de la culture de la guerre sévissant au Liban depuis des décennies.
Il est vrai que l'avenir du Liban et son identité dépendent en partie des conjonctures étrangères (selon Michel Touma, "Le visage du Liban de demain, son rôle, sa vocation dans ce Moyen-Orient en pleine mutation dépendront dans une large mesure de l’évolution, et de l’aboutissement, de ces diverses motivations qui dictent l’action des acteurs qui se bousculent sur la scène libanaise", dans l'Orient-le-Jour, 26 mars 2007) , mais en large partie des Libanais eux-mêmes, et en particulier des jeunes générations se trouvant au Liban et ailleurs (ces jeunes lesquels pour Michel Touma poussent un cri de colère et un sentiment de révolte et de frustration, voire de répugnance face à la situation présente).


"Ce dont le pays et les jeunes ont besoin, dans le contexte actuel, ce ne sont sûrement pas des solutions boiteuses, « à la libanaise », pour sortir de la crise. Maintenant que les dés sont jetés, que tous les dossiers sont ouverts, en toute franchise, sans complaisance ni distorsion, n’est-il pas grand temps que les Libanais planchent, selon une approche radicale, sur la détermination de l’identité et du rôle de leur pays, qu’ils s’entendent enfin sur la physionomie de leur système politique ? N’est-il pas temps que les jeunes et les acteurs de la société civile se voient offrir l’opportunité de ne plus broyer du noir et de contribuer à la recherche de l’équilibre libanais et de l’identité nationale trop longtemps perdus dans les méandres de la politique politicienne ?(...) Les Libanais ont suffisamment enduré. Tous les abcès ont été crevés. Les pôles politiques, les intellectuels, les cadres supérieurs ont désormais l’audace de poser les problèmes tels qu’ils se présentent, sans complaisance. Les jeunes attendent avec anxiété de pouvoir surmonter leur désespoir, leur révolte, leur colère. Dans le sillage de la révolution du Cèdre, il est donc grand temps de s’atteler à la recherche de l’identité perdue".

Je n'irai pas jusqu'à affirmer comme le fait Michel Touma que cette identité est 'perdue'; à mon avis, le processus de sa construction-reconstruction se poursuit, mais non sans écueils et obstacles. D'ailleurs, quelle identité nationale à travers le monde s'est-elle édifiée sans larmes?
De plus, il n'est pas nécessaire qu'on aboutisse à une identité nationale unicitaire pour que l'on puisse parler d'identité 'trouvée' ou 'retrouvée'; l'identité Libanaise, forgée tout au long de milliers d'années, est plurielle et extrêmement riche de par sa diversité. Reste à trouver une mailleure formule qui gèrerait cette diversité.

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Ci-dessous un article sur l'affaire Habtoor (je réponds ainsi par quelques clarifications à un commentaire qui me fut envoyé la semaine passée par Sami concernant ce grand investisseur des Émirats arabes unis au Liban):

L’image du Liban écornée par l’émirati Al Habtour

26 mars 2007
Web Manager Center

Confronté en tant qu’investisseur à de multiples tracas au Liban, Khalaf Al Habtour brandit la menace d’un recours contre l’Etat libanais devant la Commission des Nations unies pour le Droit Commercial International et le Centre International pour le Règlement des Litiges d’Investissement. «Je suis venu dans ce pays en tant qu’investisseur croyant profondément dans ses lois et sa constitution. Mais malgré l’existence du cadre politique et légal, l’application de la loi est l’objet d’une grande interrogation. Les investissements nationaux et étrangers au Liban ont subi d’énormes pertes du fait de l’instabilité politique, économique et sociale causée par la composition actuelle du régime. Le pays est frappé d’une sorte de paralysie du fait des manifestations et grandes marches à répétition organisées par tous les acteurs politiques. Ce qui empêche le déroulement normal de la vie et déstabilise l’économie. D’autant que l’Etat a échoué à maîtriser la situation».

Ce cri d’alarme a été lancé par l’homme d’affaires émirati Khalaf Al Habtour, mercredi 21 mars, à l’aéroport de Beyrouth. Ce magnat de la construction, né à Dubai, en 1950, a investi à ce jour près de 500 millions de dollars au Liban. Il y possède le Metropolitan Palace, gigantesque hôtel cinq étoiles, un complexe résidentiel, le "Jamhour Village", les grands magasins Metropolitan City Center et le parc d'attraction Metropolitan Park.

Pour cet homme d’affaires, l’Etat «doit créer les bases de la paix dans le pays, garantir la justice pour tous et la sécurité aux investisseurs». Ce qui, d’après lui, n’est pas en train de se faire au Liban.

En effet, l’investisseur émirati a plus d’un grief à l’encontre de l’Etat libanais. D’abord, la paralysie du pays. Tout en reconnaissant que «les protestations, les manifestations et les actions terroristes se produisent partout et pas seulement au Liban», Khalaf Al Habtour constate une différence : «les autres pays n’entrent dans une phase de paralysie totale ; les commerces n’y ferment pas et les hôtels ne sont pas vides». Aussi, l’homme d’affaires émirati tire-t-il la conclusion que le Liban «a besoin d’une direction forte, puisque le bateau ne peut pas supporter plus d’un timonier», alors qu’il se distingue par un «éparpillement de ses directions». Et circonstance aggravante, «les institutions locales et les administrations de l’Etat fonctionnent comme des autorités indépendantes».

Ensuite, Khalaf Al Habtour reproche aux autorités libanaises de lui réclamer «des impôts injustifiés, dont personne ne nous a parlés lorsque nous sommes venus investir au Liban».

De même, la justice libanaise est un autre motif de récrimination pour l’homme d’affaires. A ce sujet, Khalaf Al Habtour fait état de «réserves concernant certains juges», car certaines de ses sociétés ont fait l’objet «d’actes suscitant de grandes interrogations». Des actes dont l’investisseur a «immédiatement informé le président de la République, le Président du Conseil des ministres et le Procureur général, sans que personne ne prenne la moindre décision contre ces juges». Et Khalaf Al Habtour d’ajouter que, en raison de «cet environnement défavorable à l’investissement au Liban, certains investisseurs arabes et libanais m’ont demandé de se joindre à eux pour porter plainte contre l’Etat libanais devant la Commission des Nations unies pour le Droit Commercial International et le Centre International pour le Règlement des Litiges d’Investissement». Mais après avoir dans un premier temps «convaincu» ses interlocuteurs de différer le recours à ces instances, Khalaf Al Habtour brandit la menace d’un passage à l’acte en se demandant s’il pourra retenir plus longtemps les investisseurs qui veulent en découdre avec l’Etat libanais.
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Ci-dessous un article très intéressant sur la possibilité - ou l'impossibilité - d'une guerre civile au Liban:

Another Civil War in Lebanon? Will Hezbollah Hand Israel Its 6th Defeat?

25-03-2007, Counterpunch

Franklin Lamb - A recent poll in Lebanon suggests deep pessimism about the chances of avoiding another civil war. Plenty of 'wise owls' here think civil war is just a matter of time. No less an oracle than Tarek, the doorman at the Alexandria Hotel in Ashrafiyeh, where the Israeli Military Command had it's HQ during its 1982 invasion says Civil war is certain. So does the sous-chef at Chez Paul's where Sharon, Bashir Gemayel and Eli Hobeika used to meet and discuss 'business'. And many in Lebanon's Parliament agree.
For months now large wooden crates have been arriving in various locals in East Beirut and the mountains and hurriedly carried into buildings and various party Headquarters, in violation of the 1989 Taif Accords which required local militias to disarm (Rafik Hariri exempted Hezbollah from Taif arguing that Hezbollah was not a militia but the Lebanese resistance force since it only used its weapons against Israel).
What's in those boxes? Are they weapons? If so, who paid for them? Hard to blame Iran and Syria this time since the recipients are their sworn enemies and are itching to fight them both, or more precisely, have Israel or the US act on their behalf. What about all that promised Bush administration cash and weaponry to shore up the Siniora regime? More than 200 million worth? It there a glitch with the shipping agent and is some of it is going to local addresses other than the "new robust Lebanese army"?
To know for sure, one would want to walk around the Gemezzeh neighborhood in east Beirut around 2 in the morning near the rebuilt Phalange Party HQ.where Baschir Gemeyal was blown up on September 14, 1982 and nose around a bit..
And what's that frenetic activity behind the Walid Jumblatt's estate at El Moukhtara in the Chouf? It has increased since his long meeting with GW Bush a couple of weeks ago.
And those fine new military style boots and swagger one sees among some of Saad Hariri's March 14 movement young men. Armani or US Army or Israeli issue?

Civil war may well be coming to Lebanon and there is currently plenty of sectarian tension and hatred in Lebanon . Some surfaced in late January when three Hezbollah supporters were killed. When the beautiful widow and young children of 29 year old Adnan Shamas, who was ambushed as he walked home following a visit to the opposition created 'tent city' in downtown Beirut, appeared at his funeral there were calls of "blood for blood."
Sabra-Shatilla massacre participant Samir Geagea, now the leader of the Lebanese Forces Militia and recently feted in Washington DC, beats his chest and taunts Hezbollah's Secretary-General with threats like "Don't you dare think Hassan Nassrallah that Beirut is Haifa (referring to the July War) or else Lebanon is headed for the worst."
Some in the opposition dismiss the Siniora government as nothing more than 'an organized crime syndicate that wants to turn Lebanon into another Iraq,' as Talal Arslan, an anti-government Druze leader (breaking ranks with Jumblatt) recently roared. Many accuse the government of functioning as agents of Israel and the Bush administration and demand early elections and a greater share of government posts for the growing anti-government coalition.

Other observers are concluding that Israel and the Bush administration must foment a civil war in order not to 'lose' Lebanon and be driven from the region.

Pro-Israel "tink tanks" (Robert Fisk's label) argue that having created a disaster for both the US and Israel in Iraq and Afghanistan, and having failed miserably to destroy, much less seriously damage. Hezbollah during the July War, both Olmert and Bush desperately need a Lebanese civil war.

Their reasoning is that if Bush and Olmert can provoke Hezbollah into turning its guns on Lebanese rivals, which it has never done and refuses to do,(Nasrallah recently declaring that "they can kill 1,000 of the opposition and we will still refuse to participate in a civil war") the US and Israel can invade, destroy the Lebanese resistance and set up another 'more sustainable' government, to borrow a pet term from Condoleezza Rice.

Other objectives expected to be achieve by another Lebanese Civil War are to restore Israel's deterrent credibility, intimidate the region and occupied territories, create a opening to attack Syria and conceivably go for a spectacular Trifecta and bomb Iran as well.

The other side of the coin.

Hassan Nassrallah and his allies have vowed to prevent a Civil War. In this goal they have the support of elements (if not a majority) in all the confessions and political parties.
Hezbollah has a habit to defeating Israel on the battle field and increasingly in political circles and they may just prevail in preventing a civil war.

Five brief examples:

1. The April 30, 1985 Israel withdrawal from Sidon, Tyre, Nabatieh, and some Western Bekaa villages were the direct result of military pressure from a new organization which was publicly announced on February 16, 1985 and calling itself Hezbollah. Interestingly the same day Hezbollah went public Israel began its withdrawal and it was Hezbollah's first victory over the Israeli military.

2. July 1993. Israel's "operation accountability". Same Israeli goals. Destroy Hezbollah, break its connection with the populace and pressure the Lebanese government to fight Hezbollah. The UN counted 1,224 air raids and more than 28,000 shells fired into Lebanon by Israel, killing more than 150 civilians, wounding more than 500 and displacing more than 200,000 from 120 south Lebanon villages. In retaliation Hezbollah fired Katusha rockets for 10 hours into Galilee settlements creating what Agence France Press of July 25, 1993 called a 'hell of shelling" Israel had enough and contacted Washington to arrange a ceasefire.

3. April 11, 1996 Israel's 'Operation Grapes of Wrath'. Same Israeli goals. Israel attacked Tallat al-Kayyal in Baalbek and expanded its attack the next against the Lebanese army base in Tyre and neighborhoods in Beirut. Israel killed more than 250 civilians. Hundreds of thousands were displaced, more than 7,000 homes partially or completely destroyed.

Hezbollah had planned well and Katyusha rockets were fired on Israeli forces and settlements on a daily basis. As in 1993, Israel asked the Clinton administration to have Warren Christopher arrange a ceasefire which began at 6 pm on April 27, 1996. Hezbollah's victory cost Shimon Peres, Clinton's candidate, to lose the May 29, 1996 Israeli election. Interestingly on March 23, 2007 Peres acknowledged before the Winograd Commission looking into Israel's performance in the July War, that he would not have invaded Lebanon and tried to defeat Hezbollah in July of 2006. Peres told the Commission: "We can't defeat Hezbollah unless we burn every inch of Lebanon".

4. May 24, 2000. After 22 years of occupying more than 10% of Lebanon, Hezbollah forced Israel to withdraw from all but the Shebaa farms in one night, abandoning its planned phased withdrawal as well as its agents, the South Lebanon's Army. Contrary to Israeli scare tactics, there was no Hezbollah retaliation against Lebanese collaborators. This fact earned Hezbollah the respect of all Lebanon's confessions, not least, the Christian community.

5. Hezbollah's victory in the 2006 July war is common knowledge and discussed in the new volume: The Price We Pay: A Quarter Century of Israel's use of American Weapons in Lebanon, available at ngolebanon@aol.com.

The consequences of these five Israeli defeats have been unacceptable for Israel. Its invincibility myth is now the butt of late night TV jokes. The Hezbollah led Lebanese resistance has caught the imagination of much of the World including the occupied Palestinian territories. Israel and the Bush administration believe the only solution is another Civil War Lebanon so they can destroy Hezbollah. As former US envoy John Bolton made clear to the BBC on March 22, 2007 he also favors 'another round'.

Bolton is aware of the recent reports sent to the US Senate Intelligence Committee in February, 2007 which suggests that the CIA believes Israel may well cease to exist in its current form by the centenary of the 1947-48 Nakba which led to the establishment of the Jewish state. The Report predicts a significant increase in the current emigration from Israel mainly to the US, Western Europe and Russia and continuing decline in immigration to Israel. Bolton blames Hezbollah. But a Congressional staff member offered the CIA view on March 21, 2007:

"History teaches us that resistance eventually trumps occupation every time and Israel has never seriously considered a just peace with the Palestinians or its Arab neighbors. There is no rational reason to think that they will now. It's the Masada syndrome. Fanatics run Israel and they would rather destroy themselves than give back what they stole from the Palestinians".

"Persia rising, Zionism sinking"! As another Congressional staff member put it.

As Israel continues its nearly daily violations of Lebanese sovereignty, the main concern of the US Intelligence analysts is not a nuclear Iran, but rather how to get Israel's finger off its 350+ nuclear warheads. Some US Defense Intelligence Agency analysts believe that Israel will indeed try to use its arsenal and that a nuclear holocaust is likely.

Rapture seeking Christian fundamentalists told the March 2007 AIPAC conference in Washington DC that when this happens it will be God's will and any surviving Jews will then convert to Jesus or burn in hell. Either way works for them.

Few in the US intelligence community doubt that if Israel fires its nuclear arsenal that their targets will include America. Why would Israel not spare the US after 60 years of support including total aid in excess of one trillion dollars? The reason is because Israel sees the American public as getting " all wobbly" (read: slightly more informed thanks to the diligent efforts of dozens of courageous pro-Palestinian/pro Arab and pro Peace interest groups in the US as well as the Iraq catastrophe) and will sooner rather than later, dump Israel.

Freezing Israel's nuclear trigger is the question of the hour. Meanwhile, Israel and the Bush administration continue trying to ignite an Iraq style Civil War in Lebanon. Hezbollah and their Christian and Muslim allies are trying to prevent one. Which side will prevail?

Ladies and gentlemen, the bell has sounded for Round Six: Israel vs. Hezbollah. The arena is holding its collective breadth. The outcome is uncertain. To date the score is Hezbollah 5, Israel 0. On the issue of a Civil War in Lebanon, place your bets please.




11 comments:

Lina said...

Pourquoi le gouvernement Libanais ne porte-t-il pas plainte contre les gouvernements israélien et américain pour la guerre de l'été 2006 (et les innombrables dégâts matériels, humains et psychologiques- surtout que les récentes déclarations de Bolton et d'Olmert sont des preuves irréfutables de leur entière responsabilité dans la planification et le déroulement de la guerre?

Pamela Chrabieh Badine said...

Bonne question!

La première réponse qui me vient à l'esprit: car le gouvernement Libanais actuel est en grande partie pro-américain.

Mais ce qui est encore plus complexe, c'est la culture d'amnistie et d'absence de justice qui sévit dans le pays: les leaders ayant participé aux guerres précédentes se sont amnistiés mutuellement (hormis quelques exceptions)et le peuple Libanais dans sa grande majorité a plus ou moins accepté son sort - hormis ceux et celles qui militent de plus en plus pour une mémoire de la guerre édificatrice, une justice réparatrice et la convivialité socio-politique; de plus, en l'absence d'un système judiciaire efficace et d'une culture de la justice équitable, comment ce peuple pourrait-il faire respecter ses droits?
Finalement, rappelons-nous le nombre inouï de résolutions onusiennes à l'encontre d'Israël au courant des dernières décennies pour ses multiples invasions et violations du Liban, et qui n'ont jamais pu être appliquées - Israël ayant le backup des États-Unis... Dans ces circonstances, beaucoup de Libanais se méfient du système juridique international et de la politique de deux poids deux mesures adoptée par l'ONU et d'autres instances internationales.

Wassim T. said...

Merci Pamela pour l'article de Franklin Lamb. On voit bien à qui profiterait une guerre civile au Liban: à Israël bien sûr, aux États-Unis et leur plan de partition du Moyen-Orient (diviser pour régner), à d'autres puissances également dont la Syrie, mais surtout pas aux Libanais, même ceux qui croient qu'ils en tireraient un quelconque gain... celui-ci n'est qu'une illusion!

Anonymous said...

Je me demande si ce qu'on concoctera au sommet arabe de Ryad le 28 mars sera d'une quelconque utilité pour arrêter la crise Libanaise...
Depuis quand les dirigeants arabes ont-il pu faire quoique ce soit pour leurs peuples et leurs pays? Qui pourrait nous assurer que ces derniers - en tous cas, la plupart d'entre eux -, ne vont pas finalement se plier aux pressions américaines?

G.

Anonymous said...

Suite à mes recherches approfondis, je viens de découvrir l'imamE cachéE, Cette imamE est polyvalente, elle est aussis le prophète des hébreux.
Et le cadeau sur la cerise, c'est une femme. c'est pas beau ça.
Bonne méditation les amiEs.

Patricia said...

Moi, je n'ai pas compris le commentaire ci-dessus de la personne 'anonyme' sur l'imamE!

Mais j'ai bien apprécié les autres commentaires et questions, et les articles publiés cette semaine, comme toutes les semaines précédentes.

Roland V. said...

On attend toujours pour voir ce qui va se passer à l'issue du sommet arabe de Ryad. Ce qui est malheureux et désolant de voir, c'est la classe politique Libanaise tellement divisée que sa division est représentée à l'extérieur du pays. Pourtant, on a appris à ne pas montrer le linge sale aux voisins! Deux délégations Libanaises au sommet arabe qui ne se saluent même pas et s'ignorent? C'est une honte pour le Liban, les Libanais, leur histoire et leur identité!

Anonymous said...

Finalement, on dirait que ce sont les pauvres palestiniens qui vont encore payer le prix de la lâcheté des pays arabes (lesquels n'ont pas daigné exiger avec plus de conviction le droit de retour des réfugiés en Palestine); l'Irak aussi paye le prix puisque les États-Unis poursuivent leur occupation et le chaos horrifique est à son paroxysme; et bien sûr le Liban... pas d'issue de sitôt on dirait.

Tarek

Leila said...

Fameux sommet arabe!!!

Comme tous les précédents je le crains. Ses résolutions vont résonner dans le vide!

Est-ce les gouvernements israélien et américain qui vont les accepter Nullement.

Anonymous said...

On a assez d'attendre des sommets régionaux et des ingérences de toutes sortes dans nos affaires pour qu'il y ait une issue à nos problèmes. Nous devons nous-mêmes nous en occuper. Mais même avec la bonne volonté, est-ce qu'on nous laissera le faire? Je ne le pense pas. A moins que toute notre classe politique est changée. On a besoin de nouvelles ressources humaines et de nouvelles stratégies.

G.

Anonymous said...

Aux dernières nouvelles (hier soir), Habtoor a déclaré à la télé - après avoir probablement changé d'avis suite à des pourparlers avec les Hariri et autres personnalités politiques au Liban - qu'il va poursuivre ses investissements au Liban et encourager d'autres investisseurs à le faire également.
Ouff!!!

L.