Sunday, November 26, 2006

We won't forget our leaders and elites who were assassinated
Gebran Tueni

Georges Haoui

Pierre Gemayel

Bechir Gemayel


Rafik Hariri

And so many more...

But let us not forget the pain and the suffering of the Lebanese people,

Let us not forget the war and its horrific impact on millions of individuals,

And most of all,

Let us not forget Lebanon with all its beauty


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Semaine du 27 novembre - 3 décembre 2006
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On trouve dans une grande partie des régions du Liban d'immenses affiches et posters étayant les images de leaders et d'élites assassinés avec le slogan suivant: "lan nanssa" (nous n'oublierons pas). Mais très rares sont les lieux dans lesquels on pourrait trouver un rappel ou un souvenir des souffrances quotidiennes du peuple Libanais, de leurs larmes et de leurs peurs, et aussi, de leurs espoirs, leurs croyances et leur joie de vivre. L'Histoire n'est pourtant pas construite sur la base unique des chronologies de combats, des discours de figures charismatiques et des initiatives-actions de gouvernements. Elle s'édifie jour après jour grâce à des millions et des milliards d'individus et de collectivités qui se rencontrent, se confrontent, échangent, s'interpénètrent et s'entrechoquent. Elle s'édifie sur la base de divers vécus d'êtres humains, et non sur ceux d'une poignée de 'leaders' - même si la contribution de ces derniers au cours des événements est indéniable - surtout si ceux-ci tiennent à imposer leurs histoires spécifiques en tant que Vérités sacrées, des histoires construites à partir de présupposés idéologiques, négationnistes d'autres histoires.
Lorsque l'histoire sociale est écrite au Liban, elle est caractérisée par une prédominance des études consacrées à quelques élites et aux classes dominantes. La recherche n'a pas bénéficié d'importants renouveaux historiographiques, et le 'peuple' ne constitue pas un objet du champ de l'histoire sociale; il en est pourtant le sujet... Le 'peuple' (al-cha'eb) dans le cas du Liban constitue l'ensemble des individus et des collectivités y vivant à une époque donnée, ainsi que les membres de la diaspora Libanaise qui contribuent au développement du Liban à tous les niveaux.
Évidemment, ma définition ne réduit pas 'le peuple' à la marginalité ou la pauvreté, ou à des composantes particulières - ou des acteurs particuliers - de la société Libanaise. Mais comment arriver à rédiger une Histoire du Liban, basée entre autres sur une mémoire de la guerre, et qui puisse créer des ponts entre les diverses histoires et mémoires? Comment y intégrer les histoires et les mémoires n'émanant pas d'élites et de leaders? Comment étudier ces histoires et mémoires et comment identifier les types de sources (discours, gestuelles, pratiques...) qui permettent cette étude? Quelle méthode critique faut-il mettre en oeuvre pour analyser ces sources et trouver des liens avec les discours, gestuelles, pratiques, etc. généralement produits par les 'dominants'?
Qu'en est-il de la problématique de la domination? Les relations sociales se réduisent-elles à des rapports de domination? Nullement, mais ces rapports prennent de plus en plus le dessus sur d'autres formes de rapports comme la convivialité. En ce sens, l'Histoire qui est promue à grande échelle est celle de rapports de domination, et ainsi, de rejets, d'exclusions, d'injustices et d'inégalités.
Remarque: les rapports de domination ne constituent pas l'unique dimension du pouvoir. Le pouvoir n'est pas nécessairement source de 'mal'; c'est aussi des jeux - ou dynamiques - stratégiques. Le problème est de savoir comment éviter dans ces dynamiques et jeux les effets de dominations destructrices. Il faudrait peut-être poser ce problème en termes de règles de droit, de techniques rationnelles de gouvernement et d'éthos, de pratique de soi et de liberté (cf. Michel Foucault, "L'éthique du souci de soi comme pratique de la liberté" (entretien, 1984), dans Dits et Écrits II, 1976-1988, Gallimard, 2001, p. 1546).
Enfin, je tiens ici à publier un message qui m'a été envoyé par Khal Torabully:
L'illusion démocratique décrite par Huxley le visionnaire se réalisera-t-elle... malgré nous ????
«(...) par le moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation mentale, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques – élections, parlements, hautes cours de justice– demeureront mais la substance sous-jacente sera une nouvelle forme de totalitarisme non violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu'ils étaient aux bon vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions (...) et de tous les éditoriaux mais (...) l'oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs mentaux mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera.»
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Jeudi 30 novembre 2006:
L'heure "0" a été annoncée par l'opposition (incluant plusieurs partis et courants politiques de toutes confessions religieuses: le courant patriotique libre du général Michel Aoun, le Hezbollah, Amal, d'anciens ministres sunnites, des leaders druzes, etc.). Vendredi le 1er décembre, à 15h, il devrait y avoir des manifestations à l'encontre du gouvernement actuel, qualifié 'd'illégitime' de la part de l'opposition, puisqu'à la suite de la démission des ministres chiites, la Constitution Libanaise stipulant la convivialité interconfessionnelle au sein du gouvernement a été brisée. Pour sa part, le gouvernement défend sa 'légitimité' et qualifie l'opposition de 'fauteuse de troubles'. Les tensions internes sont virulentes, les deux camps se mobilisent, hôtels et restaurants sont menacés de faillite, la crise économique s'intensifie, les violations de l'espace aérien Libanais par l'aviation israélienne se poursuivent et nous craignons une étincelle qui fasse exploser le baril de poudre.
Au Liban, les événement se succèdent tellement rapidement qu’on a à peine le temps de réfléchir sur un problème qu’un autre a déjà pointé le nez. C'est l'action continue et la plupart des événements nous échappent... Pourtant, l'abdication face à une situation tumultueuse et chaotique ne ferait que signer l'arrêt de mort du peuple Libanais. La paix et la convivialité restent à construire-reconstruire, et bien des efforts sont nécessaires de la part de tous et toutes (l'État, les leaders et élites, la société civile, la diaspora...) afin d'implanter ces deux processus. Aussi, les actions politiques et diplomatiques ne suffisent plus : il faut désormais tenir compte, au moment d’engager la construction-reconstruction, des conséquences économiques, sociales, symboliques et psychologiques de la guerre. Des espaces de collaboration devraient être créés et des passerelles devraient être tendues. Malgré les difficultés et les ambiguïtés, l’important est de retenir la préoccupation commune de tous les acteurs, qui est celle "du rejet de l’inacceptable, et l’affirmation selon laquelle chaque être humain, quelles que soient ses origines, sa nationalité, sa religion, a droit à un cadre de vie où son existence ne soit pas mise en danger, où il puisse s'épanouir. Des expériences, nombreuses, sont là pour nous montrer que le pire peut être combattu, et que des messages d’espoir sont envoyés" (cf. Christophe Garda. Construire la paix aujourd'hui, la responsabilité des acteurs).
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TÉMOIGNAGES- TESTIMONIES
I would like this message to be a wake-up call to all Lebanese everywhere; whatever our political beliefs, religion or sect!
Please hear this plea:

Lebanon is going through a very difficult period on many different levels but most importantly on a street level.
I URGE everyone to try your best to calm the people around you. Now is not the time to 'talk' or to inflame friends and neighbours.
Please practice restraints!

If we allow them, the political crisis our politicians are putting us through will soon spill onto our streets!
If WE, as sovereign and independent Lebanese citizens , do nothing to stop it we will have a civil war on our hands again!

We have to use our rational and our common sense and not be manipulated into hatred of one another and street expressions!

None of us want to see our children fighting and killing each other on the streets again!
None of us want to witness a new wave of death, hate, destruction and humiliation again!
None of us want to be manipulated and treated like sheep without any will or conscious again!
None of us want to live in fear of sending our children to their universities and schools where students are being bullied and bitten for expressing an opinion again!

Please talk to your children and friends and convince them:
Not to rise to provocation
Not to allow anyone to push their buttons
Not to be source of provocation
Not to inflame other's political and/or religious loyalties
Not to get into a war of words with others over politics or religion
Not to get into fist-fights or feuds with others over politics or religion
Not to destroy or assist in the destruction of another's properties/cars over politics or religion
Not to be influenced into expressing their opinions in our streets !
If you love our Lebanon, please forward this message to as many Lebanese as you possibly can ...
...so that we can helpcalm and defuse a highly explosive situation and maybe avert a crisis!
Our country's survival and the lives of our children depend on our collective efforts!

Peace be upon us all!

A Patriotic Lebanese
On behalf of all Lebanese
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ANNONCES- NEWS
Nahwa al Muwatiniya presents the Project:
"They're Accountable to Us"
Lebanese Parliamentary Monitor

During this session, we will discuss the importance of educating and informing citizens so that they have the resources that allow them to hold public servants accountable for their actions and their votes.

'They're Accountable to Us' aims to facilitate good governance and promote political awareness amongst Lebanese citizens. Through a formal parliamentary monitoring website publishing information and articles on Lebanese parliamentarians, their activities and work, on laws passed in parliament, citizens will have access to objective information that facilitate their decision while participating in the political life and therefore entails holding government officials accountable for their decisions.

SPEAKERS: Fadi Toufic, Karim Moufti, Serge Yared, Nada Haddad, Shadi
Date & Time: Monday 27 November, 2006 at 8:00pm
Place: Club 43 –Gemayzé- facing Doculand (Lebanon)
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Bombes à fragmentation et attaque militaire israélienne 2006 au LIBAN.
Présentation de HABBOUBA AOUN du Landmine Resource Center de Beyrouth sur les bombes à fragmentation israéliennes et leurs conséquences sur la population libanaise....
VENDREDI 24 NOVEMBRE à 20 heures Centre Communautaire Musulman de Montréal [CCMM] 3300, Crémazie Est, coin Saint-Michel [Métro Saint-Michel]
Les dons sont bienvenus.
Joignez-vous à l'Association Al Hidaya de Montréal et à Tadamon! pour une présentation interactive de diapositives et un exposé par HABBOUBA AOUN du Landmine Resource Center de Beyrouth. Habbouba Aoun fait une visite au Canada cette semaine pour donner un aperçu et de l'information sur les conséquences des bombes à fragmentation israéliennes sur le Liban. Pendant sa visite au Canada, Mme Aoun s'est adressée à la presse nationale sur la Colline parlementaire à Ottawa et aux membres du Parlement canadien. Le présent événement à Montréal permettra aux Montréalaises et Montréalais ainsi qu'aux membres de la diaspora libanaise d'entendre le récit d'un témoin direct sur les effets dévastateurs des bombes à fragmentation israéliennes dans le contexte d'une campagne internationale en pleine expansion qui vise à interdire ces armes dans les guerres. Les représentants officiels de l'ONU estiment qu'Israël a largué jusqu'à un million de bombes à fragmentation miniatures pendant l'attaque de 2006, et que 40 % d'entre elles n'ont pas explosé au Sud Liban. Les centaines de milliers de ces bombes à fragmentation miniatures dont on a arrosé le pays constituent un danger mortel pour la population libanaise. Depuis le cessez-le-feu négocié sous l'égide de l'ONU le 14 août 2006, 156 personnes ont été victimes de munitions à fragmentation, 90 % d.entre elles étaient des civils et un tiers de ces personnes avaient moins de 18 ans.
* Visitez le blogue de Tadamon! Montréal sur les incidents concernant les bombes à fragmentation au Liban.
Pour en savoir davantage, veuillez contacter les organismes suivants:
* Centre Communautaire Musulman de Montréal: http://www.ccmmontreal.com / ccmm@ccmmontreal.com / 514 277 3999.
* Tadamon! Montréal: http://tadamon.resist.ca / tadamon@resist.ca / 514 690 8499
* Mines Action Canada: http://www.minesactioncanada.org
Avec l'appui des organismes suivants: Tadamon! Montréal, Association des jeunes libanais musulmans [AJLM], QPIRG [Quebec Public Interest Research Group] McGill, Mines Action Canada, Al Hidaya Association & Centre Communautaire Musulman de Montréal
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Centre d'Études et de Recherches Internationales (Université de Montréal)
10 novembre 2006
Séminaire transdisciplinaire
L’humanitaire en crise
États d’urgence et politiques transnationales de la survie
Everyone : Towards a Moral Space for the Global Individual
Nigel Rapport (Concordia University)
Du Darfour au Kosovo, du Timor à Haïti, des zones de crise politique aux sites de catastrophes naturelles, la scène internationale a récemment vu l’émergence d’un nouveau dispositif d’action humanitaire. Depuis la fin de la guerre froide, en effet, la stabilité de l’ordre international semble passer par la sécurisation de populations cibles, la défense des droits fondamentaux des individus et la prévention et le traitement biomédicaux. Dans cette deuxième séance du séminaire transdisciplinaire 2006-2007, l’anthropologue Nigel Rapport (Concordia) présente son point de vue sur l’intervention humanitaire.
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9 novembre 2006
Table ronde
La presse et l’évolution de la politique canadienne au Moyen-Orient
Rachad Antonius (UQAM) - Alberto Rabilotta (Notimex) - Guy Taillefer (Le Devoir).
La politique canadienne au Moyen-Orient est en pleine évolution. Dans la presse, tant écrite qu’électronique, la présentation des événements dans la région se conjugue-t-elle avec cette évolution ? Rachad Antonius (UQAM), Alberto Rabilotta (Notimex) et Guy Taillefer (Le Devoir) donnent leur avis sur la question.

6 comments:

Marchello said...

Pamela, je pense que ce Huxley est un grand visionnaire. Faut que je me procure ce livre. Je pense que pour l'humanité le Liban "était" est un exemple idéale d'une société qui bati sa culture sur des collectivités qui se rencontrent, se confrontent, s'échangent, s'interpénètrent et s'entrechoquent, comme tu le dis si bien.
Marchello

Christian Aubry said...

Chère Pamela, tes deux derniers billets sont vraiment étonnants. Tu es passée de la chronique factuelle et abasourdie de mardi, mercredi et jeudi, à la résurgence des émotions et de l'indignation de vendredi, puis à l'analyse, prélude à l'action, en ce dimanche. Si ton cheminement reflète celui du peuple libanais, tous les espoirs sont encore permis :)

Anonymous said...
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Anonymous said...

Very useful site with good content, thanks!!!

Anonymous said...
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Anonymous said...

It's very interesting!
See you tomorrow