Monday, July 31, 2006

NOUVELLES DU LIBAN: JOUR DE DEUIL NATIONAL


JOUR DE DEUIL NATIONAL!

31 juillet 2006

Tout est fermé aujourd’hui… Jour de deuil national symbolique en mémoire des victimes de Cana. En ce moment, ma mère me rappelle ce passage du livre de Job :
« Reconnaissez au moins à présent que ce n’est pas avec équité que Dieu m’a ainsi affligé et m’a environné de ses fléaux. Je crierai dans la violence que je souffre et personne ne m’écoutera. J’élèverai ma voix et personne ne se présentera pour me faire justice… Il a répandu des ténèbres sur mon chemin. Les larrons sont venus et se sont fait passage dans moy et ils ont investi ma maison tout à l’entour… Mes proches m’ont abandonné et ceux qui me connaissaient le plus m’ont oublié ». La malédiction de Cana, ce petit village biblique sur lequel s’abat la fatalité effroyable… Bilan provisoire du pilonnage israélien par air, mer et terre ayant duré deux heures: des dizaines de bâtiments se sont effondrés, et plus de 63 civils Libanais ont été tués, dont une majorité de femmes et 37 enfants parmi lesquels quinze étaient handicapés physiques ou mentaux. A Cana, des femmes ont enlacé leurs enfants pour les protéger de la mort…Protection illusoire hélas! Selon Khadige de l’Agence France Presse, « les mères, dans leurs pantalons fleuris, gisaient sur le sol, les yeux épouvantés, seraient jusqu’à étouffer leurs enfants pour les protéger ».
« J’ai vu des femmes, en position fœtale, collées contre le mur, pensant que la cloison les protègerait, mais c’est le contraire qui s’est produit. Leur choix leur a été fatal, les cloisons se sont effondrées sur elles », raconte, entre deux sanglots, Naïm Rakka, responsable de l’équipe de la Défense civile dépêchée sur les lieux. « Le pilonnage était tellement intense que personne ne pouvait bouger. Les secours n’ont commencé que ce matin (hier) », ajoute cet homme, l’un des cinq survivants de l’abri. « J’ai sorti mon fils et mon mari, cheikh Mohammad Chalhoub, un paraplégique de 35 ans, je l’ai déposé dans un immeuble car je ne pouvais plus le porter. Mais quand je suis venue pour sortir ma fille restée dans l’abri, il était trop tard, l’immeuble s’était effondré », raconte, éplorée, Rabab (OJ, 31 juillet 2006).
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Les sauveteurs de la Défense civile craquent aussi
Naïm Rakka, 50 ans, chef de l’équipe de la Défense civile dépêchée à Cana, s’enfonce dans la cavité pour ressortir à trois reprises en serrant chaque fois contre son cœur un enfant sans vie. Puis, brusquement, ses nerfs lâchent et il ne peut plus retenir ses larmes, rapporte Béatrice Khadige de l’AFP.« Cessez de me poser des questions, cessez de me demander les chiffres. Vous ne voyez pas par vous-mêmes l’horreur autour de vous? » lance aux journalistes cet homme carré, aux cheveux gris et au regard direct, avant de se reprendre et de se remettre à la tâche. Si cela fait plus de 20 ans qu’il est employé de la Défense civile et que l’horreur n’a plus vraiment de secret pour lui, ce qu’il a vu hier à Cana l’a profondément remué. Les 25 membres de la Défense civile et les 55 volontaires de la Croix-Rouge libanaise de la région de Tyr au Liban-Sud, qui sont intrépides au feu, ont eu au total, depuis le déclenchement, le 12 juillet, de l’offensive israélienne contre le Liban, 15 blessés, en sus de deux ambulances et une pelleteuse détruites.« Ma pire expérience a été de retirer les corps calcinés d’une camionnette à Marwahine. J’ai vu des enfants brûlés, j’ai dû retirer des bras ou des jambes. C’était insupportable. J’en fais encore des cauchemars », confie Ismaïl Chahine, 22 ans, qui, sans travail, s’est porté volontaire il y a deux ans. Dix-huit personnes, dont onze enfants, ont été brûlées vives le 15 juillet, dans le bombardement de la camionnette à bord de laquelle elles fuyaient leur village frontalier, sur ordre de l’armée israélienne. Tous les sauveteurs reconnaissent que le plus dur est de porter secours aux enfants. « Mon cœur est noir de tristesse comme la chemise que je porte, et je n’ai plus de larmes car je sais que chaque fois que je trouve un enfant mort, je trouverai pire la prochaine fois », confie Abou Ali, 42 ans. Les membres de la Défense civile sont vêtus d’un pantalon et d’une chemise noirs avec des bandes jaunes. Cet homme, qui, en 23 ans de service, a vu tous les drames de la vie, confie que le plus dur est de porter secours à des enfants blessés. « Je vois des souffrances horribles, mais le pire ce sont les enfants, car ils ne comprennent pas ce qui se passe », assure-t-il.« Chaque fois que j’essaie de retirer un enfant des décombres, mon cœur se brise quand il crie en se débattant : “Je veux rester avec ma mère”, et, souvent, elle a déjà rendu l’âme. C’est bouleversant », ajoute-t-il.Alors que les dépouilles, enveloppées dans des couvertures, sont alignées dans un terrain vague à Cana et que les avions israéliens continuent à bombarder les collines environnantes, Khaled Yazbeck, 42 ans, actif au sein de la Défense civile depuis 1986, considère que cette « guerre est la pire, car la plus meurtrière ».En 19 jours, il y a eu au moins 750 tués et plus de 2 000 blessés, la grande majorité des civils, soit 40 victimes par jour, selon les estimations officielles.« Je n’ai secouru pour le moment que des civils et pas de combattants. La souffrance des survivants est terrible et me retourne plus encore que la vision des cadavres », dit-il (OJ, 31 juillet 2006).
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Voici deux textes poignants de Issa Goraieb et Nagib Aoun :

L'éditorial de Issa GORAIEB
La revanche des martyrs
C’est sur ces mêmes lieux, aiment à croire les Libanais, que le Christ, convié à une noce, changea l’eau en vin. Par deux fois ces dix dernières années, c’est à des noces de sang qu’aura été vouée toutefois la localité martyre de Cana. À deux reprises en effet Israël, dans de criminels accès de folie, y a impitoyablement écrasé sous les bombes des dizaines de civils innocents, dont de nombreux femmes et enfants. Aveuglé par la haine, il prétendait punir, intimider, épouvanter, terroriser, briser les volontés, à commencer par celle de vivre obstinément accroché à sa terre. Israël aspirait par-dessus tout à diviser, à instiller par le fer et le feu le venin du doute et de la désunion face à cette guerre que les Libanais n’ont jamais voulue. Mais tout ce que réussit à faire tant de sauvagerie, c’est de réunir au contraire. De ré-unir plus exactement ; de faire taire toutes les réserves, objections ou contestations que suscitait la poursuite sine die de la Résistance armée ; d’associer les Libanais, toutes croyances et tendances confondues, dans une même dénonciation de la barbarie. Dans son délire meurtrier, Israël se serait-il donc mis en tête de faire de tous les Libanais des hezbollahis ?
Impuissant depuis plus de deux semaines à imposer sa solution, c’est à tuer tout espoir de solution qu’œuvre, à l’évidence, un Ehud Olmert se disant pas pressé de faire taire le canon. Le Hezbollah faisait sensation, à la fin de la semaine dernière, en se ralliant au plan en sept points de Fouad Siniora, et même Washington n’a pu que saluer ce développement positif. Or la boucherie d’hier, dans son atrocité, est une invite on ne peut plus explicite à une escalade de la violence, à des tirs de missiles qui pourraient atteindre cette fois Tel-Aviv. Elle commandait, en tout cas, le refus des dirigeants libanais de recevoir, dans un tel climat de douleur et de colère, la secrétaire d’État américaine.
Le singulier prodige de Cana ne s’arrête peut-être pas là, cependant. En avril 1996, c’est un vin bien aigre que tira Israël de l’opération Raisins de la colère. Le bombardement systématique des hangars de l’ONU où avaient cherché refuge les habitants souleva un tel tollé de protestations dans le monde et en Israël même qu’il provoqua la chute du gouvernement de Shimon Peres. Auparavant déjà, la sanglante bavure de Sabra-Chatila, dont Israël assumait la responsabilité pour le moins morale, avait emporté le tandem Begin-Sharon. À leur tour, Olmert et ses acolytes ne sont pas à l’abri d’un tel retour de bâton, lequel serait en quelque sorte la revanche posthume des martyrs.
Car d’avoir appelé les habitants de Cana à se désenraciner de leur maigre sol, à aller grossir les longues files de déplacés et de réfugiés ne dédouane en rien l’agresseur, ne saurait le soustraire à l’accusation infamante de crime contre l’enfance et l’humanité qui lui colle désormais à la peau. Horrible, inqualifiable, injustifiable, choquant : c’est le même jugement sans appel, d’ailleurs, que la planète tout entière, ou presque, a prononcé. Hier même une première brèche est apparue dans le soutien inconditionnel qu’ont apporté les États-Unis à l’aventureuse expédition israélienne, quand Condoleezza Rice a fait part de son mécontentement à Ehud Olmert, quand elle a enfin constaté qu’il était temps de parvenir à un cessez-le-feu. À Londres, Tony Blair a de plus en plus de mal à endiguer la fronde qui s’est déclarée au sein de son propre cabinet. Mais surtout, il n’est plus exclu que l’opinion publique israélienne, tenue pour définitivement acquise par les sondages, en vienne à contester le bien-fondé d’une guerre longue, improductive et sale. Davantage que sur le terrain gorgé du sang des innocents, c’est au Conseil de sécurité de l’ONU, réuni d’urgence dès hier à la double demande de Kofi Annan et du Liban, que va se jouer l’issue de cette guerre en tous points démente. Ce n’est pas l’effet du hasard si le salut se présente sous la forme d’un projet de résolution français. Profondément divisées sur l’Irak, l’Amérique et l’Europe s’étaient retrouvées en 2004-2005 sur le Liban. Et c’est pour exorciser le spectre d’un Irak libanais que les diplomates montent en première ligne (O.J, 31 juillet 2006).

La chronique de Nagib AOUN
Deux fois crucifiée
L’horreur ! L’apocalypse en une seule image : Cana la martyre, Cana symbole de toutes les atrocités subies, de toutes les souffrances endurées. Cana, un nom biblique, un nom épelé en lettres de sang, Cana deux fois crucifiée, deux fois suppliciée. Vingt jours; vingt jours déjà que l’Homme est assassiné au Liban, humilié, poignardé au cœur ; vingt jours que le Liban est transformé en un champ de ruines, réduit en lambeaux ; vingt jours que les gens meurent sur les routes, agonisent sous les décombres, vivent l’indignité de l’exode, de l’exil. Le massacre doit s’arrêter. Aujourd’hui même, dans les heures qui viennent. Les armes doivent se taire, les barbares se terrer loin des lieux de leurs tueries.Hier, à Cana, c’est l’humanité même qui a été assassinée, ce sont les valeurs universelles qui ont été bafouées, pulvérisées. Le monde ne peut plus garder le silence, les agresseurs, les meurtriers doivent être mis hors d’état de nuire, sanctionnés, voués aux gémonies, à l’opprobre mondial.Alors de grâce, que cessent les explications oiseuses, le verbiage indécent, les fanfaronnades d’un autre âge. Que se taisent les analystes, les politologues en mal de reconnaissance, que se fassent tout petits les politiciens qui exploitent la tragédie pour se faire valoir.
Dimanche 30 juillet : une date noire dans l’histoire du monde, une date couleur de sang dans l’histoire du Liban. Aucune explication, aucune justification ne tiennent plus ! Hier, à Rome, les grands de ce monde avaient failli à leur devoir, échoué dans une tâche impérative, élémentaire : appeler à un cessez-le-feu immédiat, secourir une nation en danger de mort. Aujourd’hui, au Palais de Verre à New York, l’Organisation des Nations unies doit prouver que sa charte, son texte fondateur, n’est pas devenue une simple feuille de papier oubliée dans le bureau d’une salle abandonnée.Condoleezza Rice a bien fait de ne pas revenir au Liban. Cette visite aurait été inutile, aurait été perçue comme une provocation. Son travail, c’est auprès d’Israël qu’il doit être achevé : stopper l’agression, établir les bases d’un accord prévoyant nécessairement un échange de prisonniers et l’évacuation de Chebaa.Mais Fouad Siniora a d’ores et déjà clairement énoncé l’urgence : un cessez-le-feu immédiat, inconditionnel et une enquête internationale sur le massacre.En ces temps troubles, en ces temps de barbarie, alors même que l’État hébreu annonce cyniquement que la tuerie de Cana ne le dissuadera pas de poursuivre sa sale guerre contre le Liban, le ralliement unanime à la position adoptée par le gouvernement est indispensable. Nabih Berry, en homme d’État responsable, a donné le ton, plaçant toutes les potentialités au service du pouvoir exécutif.Mais attention : ne permettons pas, sous le coup de l’émotion, de la colère, que des dérapages surviennent, que des actes répréhensibles, comme l’attaque contre le siège de l’Escwa, se produisent. Ce serait desservir la cause pour laquelle nous luttons, rendre service à l’ennemi qui nous agresse. Redisons-le une fois de plus, une fois pour toutes : hors de la légalité, il n’y a point d’espoir, point de salut ; hors de la légalité, c’est la voie ouverte aux aventures, au chaos généralisé, aux guerres intestines ; hors de la légalité, le monde, révulsé par le massacre de Cana, ne viendra pas à notre secours (OJ, 31 juillet 2006).
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Ma chère Pamela,
Heureusement que tu es là pour nous tenir au courant. Ici aux nouvelles on ne parle que très peu de cette guerre. Elle fait rarement la Une desjournaux. On te pousse à oublier que depuis 3 semaines on massacre sansraison un pays, une nation.Je ne sais quoi te dire...Je suis moi même enragée face à tout ce qui arrive. Alors je vais continuer à prier pour que la paix revienne au plus vite et que les innovents cessent de payer le prix de la haine américo-israelienne. Je pense fort à toi, à michèle, à nicholas et à toute ta famille. J'admire votre courage, ne baissez pas les bras (S., Montréal).
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Salut Pamela.
Je viens de prendre connaissance des dernières nouvelles te concernant sur ton blog. Tu dis que tu n'as plus peur maintenant et que tu éprouves de la colère. Ça se comprend. C'est très sain ce que tu vis présentement. On le serait à moins... Les mots me manquent, Pamela. Nous (moi et des millions d'autres personnes) continuons de prier pour un cessez-le-feu immédiat, pour que la paix survienne le plus rapidement possible. Et je sais que toi aussi ainsi que ta famille priez aussi pour cela. C'est aussi une forme de résistance, je crois. Que tu aies choisi de rester avec ta famille est également une forme de résistance, toute ta vie en témoigne (comme tu l'indiques dans ton blog: la peinture, l'écriture, etc.) Tiens bon. Tenez bon. Dieu vous assiste présentement. Lui qui est un Dieu de paix (malheureusement, on dirait que pas tous ne le connaît ainsi). Si c'est la colère maintenant qui s'élève en toi, eh bien, qu'elle s'élève pour quelques temps, mais qu'elle n'abatte jamais l'espérance, ton espérance qui t'a toujours soutenue et sauvée, toi et tous les Libanais, pleins de courage. Je te laisse avec un extrait du psaume 42 (41).

Je dis à Dieu, mon rocher: Pourquoi m'oublies-tu? Pourquoi dois-je marcher dans la tristesse, Sous l'oppression de l'ennemi?
Mes os se brisent quand mes persécuteurs m'outragent, En me disant sans cesse: Où est ton Dieu?
Pourquoi t'abats-tu, mon âme, et gémis-tu au dedans de moi? Espère en Dieu, car je le louerai encore; Il est mon salut et mon Dieu.
(N., Montréal)
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Chère Pamela, Ton message m'a laissé "le coeur en paradoxe": très heureux d'avoir de tes nouvelles mais très malheureux à cause des nouvelles que tu donnais. (Quelle folie!) Je veux seulement te dire que je reçois ce que tu dis, en profondeur. De tout ce que j'entends au sujet de cette "terrible guerre", c'est à partir de tes yeux et de ce que tu en dis que j'essaie un peu de "comprendre" ce qui se passe, en tout cas de "compatir" à ce qui se passe. Dans cette guerre sans mesure où l'on tue des innocents par centaines... il y a tant d'injustifiable. Continue à écrire: ta parole est importante.
(J.M., Montréal)
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Bonjour Pamela, Je sais plus quoi dire à un non-sens. Je suis bouleversée, c'est peu dire, je suis révoltée, je ne sais quoi en faire, je suis inutile, pas la peine de le dire. Je prie pour vous, je prie pour que cela cesse, le massacre de l'espoir, de la vie, de l'enfance, de l'amour ... Je prie pour encore sentir que nous sommes humains. Bises à toi et ta famille Que la montagne surplombe ton chagrin (M. et G., Montréal)
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Ma chère Pamela,
Je te lis tous les jours et ne peux suivre qu'en toute impuissance la descente aux enfers que vivent le Liban et sa population. Ce qui arrive est inadmissible et encore plus l'attitude d'Israël et de son allié... les puissants n'ont vraiment que faire des vies humaines pour mener à bien leur plan. Je te garde dans mes prières, toi, Nicolas, Michèle et ta famille. Que les armes se taisent immédiatement! (F., Ottawa)
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Liban: vous avez dit terroristes?
Grégoire Baillod, pour le Collectif citoyen Suisse-Liban, Genève
Mercredi 26 juillet 2006
Lutte contre le terrorisme: c'est ainsi qu'Israël justifie sa campagne de destruction massive du Liban depuis dix jours, réalisant sa promesse de ramener le pays du Cèdre «vingt ans en arrière» en le mettant à feu et à sang sans la moindre retenue. Lutte contre le terrorisme: une justification qui jouit d'une acceptation pratiquement sans bornes de la part de la communauté internationale depuis un certain 11 septembre... A tel point que l'on ne se pose même plus la question de savoir ce que l'on entend effectivement par terrorisme - il suffit apparemment d'être Arabe et armé pour répondre aux critères. Hezbollah, Hamas, Al-Qaida, même combat. Vraiment? Voici la définition que donne l'encyclopédie en ligne Wikipédia de terrorisme: «Le terrorisme est la réalisation, par une personne, un groupe ou un Etat, d'actions violentes destinées à produire sur la population civile un sentiment de terreur et de produire des souffrances supérieures aux objectifs requis par l'objectif du combat. Le terrorisme vise la population civile en général ou une de ses composantes, une institution ou les structures d'un Etat. L'objectif peut être d'imposer un système politique, de nuire à un système politique, ou d'obtenir la satisfaction de revendications, de causer des destructions à un ennemi ou de déstabiliser une société.» C'est à se demander si Israël n'a pas consulté cette encyclopédie avant de mener son attaque contre le Hezbollah, ou plutôt contre l'ensemble du Liban et de sa population civile. (Pour plus de détails troublants lire le reste de l'article «Terrorisme» de Wikipédia, et s'informer sur la création du Hezbollah en réponse à l'invasion israélienne du Liban en 1982).

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C'est Israël le vrai responsable
LE MONDE 26.07.06 14h21 • Mis à jour le 26.07.06 14h21
par John Berger, Noam Chomsky, Harold Pinter et José Saramago.

Le dernier épisode du conflit entre Israël et la Palestine s'est ouvert avec l'enlèvement à Gaza de deux civils, un médecin et son frère, par les forces israéliennes. Un incident mentionné nulle part, sauf dans la presse turque. Le lendemain, les Palestiniens capturèrent un soldat israélien, puis proposèrent d'en négocier l'échange contre un certain nombre de prisonniers palestiniens - ils sont environ 10 000 dans les prisons israéliennes.
Que l'"enlèvement" d'un soldat israélien soit considéré comme un scandale alors que l'occupation militaire illégale de la Cisjordanie et l'appropriation systématique de ses ressources naturelles - en particulier de son eau - par les forces de défense (!) israéliennes sont acceptées comme un fait certes regrettable mais objectif : voilà qui est typique de la politique du deux poids, deux mesures que l'Occident pratique de façon systématique devant ce qu'endurent, depuis soixante-dix ans, les Palestiniens sur des terres qui leur ont été allouées par des accords internationaux.
Aujourd'hui, les scandales se répondent ; des missiles artisanaux croisent en plein vol des engins autrement sophistiqués. Ces derniers vont généralement atteindre leur objectif dans des zones où les plus déshérités s'entassent en attendant ce qu'on appelait autrefois la Justice. Les deux sortes de missiles déchiquettent les corps de façon tout aussi horrible - qui, hormis les chefs militaires, pourrait l'oublier un seul instant ?
Chaque provocation et contre-provocation est montée en épingle et donne lieu à des leçons de morale. Mais les débats qui en résultent, les accusations et les serments ne servent qu'à détourner l'attention du monde d'une pratique militaire, économique et géographique à long terme dont l'objectif politique n'est rien moins que la liquidation de la nation palestinienne.
Cela doit être dit à haute et intelligible voix car ladite pratique, seulement exprimée à demi-mot et souvent exécutée secrètement, progresse rapidement ces jours-ci, et c'est un devoir, à notre avis, que de lui résister et de la dénoncer sans cesse et toujours pour ce qu'elle est.
John Berger est romancier essayiste ; Noam Chomsky est linguiste ; Harold Pinter est dramaturge et Prix Nobel de littérature 2005 ; José Saramago est écrivain et Prix Nobel de littérature 1998. Traduit de l'anglais par Gilles Berton.
Voici une liste de noms d'intellectuels juifs vivant en Israël ou ailleurs qui seraient certainement d'accord avec ce texte:Sami Shalom Chetrit,Shlomi Segal,Ishai Rosen Zvi,Neve Gordon,Goush Shalom,David Grosman,Michael Ben Yaïr,Ami Ayalon,Yehoudith Harel,Michel Warschawski,Yehuda Shenhav,Baruch kimmerling,Uri Avnery,Amira Hass,Ilan Pappé,Ran Hacohen,Meron Benvenisti,Ytshak Laor,Reuven Kaminer,Tanya Reinhart,Gidéon Levy,Doron Rosenblum....
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Des rabbins orthodoxes ont manifesté à New York en signe de solidarité avec le peuple libanais:
De Paris à Perth, en passant par Tel-Aviv, des manifestants réclament l’arrêt de la violence
Plus de 2 000 personnes sont descendues samedi dans les rues de Paris afin d’exprimer leur solidarité avec le Liban. Les manifestants ont scandé des slogans réclamant « l’arrêt immédiat des bombardements israéliens sur le Liban », selon un reportage AFP. Répondant à l’appel de plusieurs associations et partis politiques, les manifestants ont arboré le drapeau libanais ainsi que le drapeau palestinien. Des pancartes réclamant « l’arrêt immédiat et sans conditions des bombardements » ont notamment été brandies. D’autres villes françaises ont aussi été le théâtre de manifestations de soutien au peuple libanais, notamment Lille, Lyon et Marseille. En Allemagne, quelque 3 500 personnes ont défilé à Berlin, dans le principal centre d’affaires de la capitale. Ils ont demandé la fin des affrontements au Proche-Orient et ont scandé des slogans dénonçant l’attitude israélienne : « Si nous, nous sommes des terroristes, qui êtes-vous alors ? » À noter que la communauté libanaise est forte de dizaines de milliers de personnes et qu’elle constitue une des principales communautés arabes à Berlin. Quelque 3 000 personnes ont en outre manifesté à Berne pour appeler à l’abandon de la violence contre les populations civiles au Liban. Elles ont aussi souhaité que les autorités suisses suspendent leur collaboration militaire avec Israël. À Bruxelles, 5 000 personnes ont manifesté en réaction au massacre de Cana. « Il semble que l’Europe et les responsables politiques internationaux ne veulent pas voir la vérité et ouvrir leurs bouches », a déclaré un imam de Bruxelles. « Nous demandons à l’UE de condamner cette agression de toutes ses forces et de mettre fin au conflit », a-t-il ajouté.À Tel-Aviv, une manifestation organisée par dix associations féministes sous le thème « Femmes pour la paix » a réuni samedi 1 500 personnes. Les manifestants ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Cessez de tuer, commencez à vous parler. » Même son de cloche à New York, où des femmes d’origine arabe ont tenu vendredi un sit-in devant le consulat d’Israël. Des rabbins orthodoxes, venus soutenir leur cause, arboraient les drapeaux libanais et palestinien, réclamant l’arrêt des violences. La capitale australienne Perth a par ailleurs été samedi le terrain d’affrontements entre des manifestants, venus soutenir la cause libanaise, et les forces de police australiennes. Une personne a attaqué la voiture du Premier ministre australien, John Howard. La police a procédé à l’arrestation de deux personnes. Par ailleurs, des milliers de personnes ont manifesté hier à Damas et Karachi en soutien au Hezbollah.Sur un autre plan, des habitants de Haïfa sont descendus dans les rues en signe d’appui à l’offensive israélienne au Liban (OJ, 31 juillet 2006).
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Israël a annoncé une trêve de 48h, suspendant ses frappes aériennes au Liban-Sud « hormis tout endroit où se trouverait le Hezbollah ». En pratique, sur le terrain, c’est traduisible par ce qui suit : « nous frappons là où nous voulons et quand nous le voulons ». Une chose est de parler d’une trêve et une autre est de l’appliquer. Depuis peu de temps encore ce matin, les frappes aériennes reprenaient de plus belle, notamment dans la plaine de la Békaa près de la frontière syro-libanaise. Et les combats se poursuivent! Ce n'est pas terminé!! A suivre...

3 comments:

logimar said...

Salut Paméla, tu te souviens, Marcel en théo...
Je te lis, résigné et révolté.Que puis-je faire. Je m'interroge?

Selon la presse d'ici, qui n'est surtout pas objective, sont intimement liés Hezbollah, Islamiste et Talliban. On dit que le Hezbollah prépare dans ses écoles une génération d'extrémistes musulmans qui apprennent à haïr les occidentaux, "Américains et israëliens", avec raison!??... Ils apprendraient le Coran de manière fondamentaliste. De prochain terroristes endoctrinés par des intégristes islamique?. C'est gros et exagéré assurément. Mais quant est-il exactement de ce parti "mouvement social?"?

Je suis avec toi et je cherche à comprendre les prétendues justifications des "forts et puissants" de ce monde.

Israël se venge dans la démesure: C'est indéniable. Je crois que cette guerre est absolument injustifiable.
Y a t-il un espoir de paix futur?

En attendant j'ai une pensée pour toi et les tiens. Un bout de prière. C'est peu face à votre situation si déplorable. Courage.

Marcel. A.

ursule said...

Marcel. A.

Pour ma part, se venger est toujours de la démesure qui mène infailliblement à la guerre.


De plus et toujours selon moi, il n'y a pas de guerre juste: il n'y a que de sales guerres tuant, en très grande majorité, des innocents et ça, c'est prouvé.

''Juste'' vient de ''justifier'' Rien de plus facile que de justifier ou de se justifier...surtout de se justifier. Regardez Bush, cet ignoble personnage: Il se justifie à longueur de jour, depuis qu'il a appris à parler. Idem pour ces dirigeants Israéliens! Il n'y a rien de plus facile, de plus lâche que de se sentir obligé de se justifier pour faire approuver les meurtres que l'on commet.

Pour qui se prennent-ils , ces ''élus'', ce cowboy, ces fanatiques illuminés pour parler de ce qui est juste?

L'Artique et l'Antartique se réchauffent : C'est la faute de Hezbollah...

André Tremblay.

Bon courage Pamela,

Le jour où ceux qui ne comprennent pas comprendront, ce jour là, ceux qui, présentement, sèment la mort et la désolation partout sur leur passage connaîtront des jours sombres ...très sombres. Ils n'auront plus de répit.

André.

Anonymous said...

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