Friday, July 14, 2006

NOUVELLES DU LIBAN: L'INVASION ISRAÉLIENNE BAT SON PLEIN!



Vendredi 14 juillet 2006

Voici les dernières nouvelles (que je fais acheminer à tous nos amis-es): Je ne sais pas pour combien de temps encore nous aurons l'internet. L'électricité vient d'être coupée dans toute la capitale Beyrouth. Nous fonctionnons pour le moment grâce aux générateurs mais nous ne savons pas aussi pour combien de temps. Mon mari et moi, tous les deux de double nationalité libanaise et canadienne, n'avons pas quitté notre appartement depuis trois jours - qui se trouve dans une des banlieux de Beyrouth, à 300 mètres d'altitude. Les bombardements israéliens par avion, bateau et sol-sol n'ont pas arrêté. L'aéroport national de Beyrouth fut durement touché à plus de deux reprises. Toutes ses activités sont suspendues depuis deux jours. L'armée israélienne a créé un embargo maritime: aucun navire ne peut entrer ou sortir du Liban; et a bombardé la route principale qui lie Beyrouth à Damas, donc aucune chance de fuir. D'autres aéroports au Nord du Liban et dans la plaine de la Bekaa furent également touchés. On dénombre jusqu'à maintenant plus de 50 morts civiles et des centaines de blessés dont des familles entières au Sud du Liban. Plusieurs ponts reliant les principales villes et villages du Sud, et reliant la capitale à l'aéroport national ont été bombardés. Un grand nombre de personnes ont fui à pied le Sud pour Beyrouth et la Montagne Libanaise, ne pouvant pas traverser les ponts détruits. Nous déplorons le silence de la communauté internationale, sinon son parti pris pour le gouvernement israélien, surtout que la riposte de ce dernier au kidnapping de deux soldats israéliens est tout à fait démesurée: invasion par sol, air et mer; embargo; destruction d'infrastructures publiques; meurtre de civils; etc. Sans compter l'énorme perte économique (estimée à plusieurs centaines millions de dollars). Pour le moment, il n'y a pas de pénurie d'essence, de pain et d'autres denrées alimentaires de base, mais la peur d'un retour à 1982 (lors de l'invasion israélienne de Beyrouth) et aux années de guerre conduit beaucoup de Libanais - incluant notre famille - à faire des réserves en nourriture, essence et autres matières premières. Nous attendons, nous ne bougeons pas de notre place, nous restons aux aguets et nous prions... Cette situation explosive au Proche-Orient ne peut avoir d’issue par un enlisement encore plus profond dans la violence.
Pamela Chrabieh (Liban)
ps: il est 11h15. L'aéroport de Beyrouth continue d'être bombardé!

6 comments:

Anonymous said...

Tout simplement ahurissant.

Mes pensées et prières vous accompagnent, chère Pamela.

Martin Chartrand

Françoise Bélanger said...

Chère Pamela,

Soirée de prières ce 20 juillet chez une amie Libanaise avec un groupe d'ami(e)s, sous l'égide de Notre-Dame de Fatima avec louanges à l'Esprit-Saint.

Je leur transmettrai une copie complète de votre envoi.

Nous vous sommes unis dans la souffrance et surtout avec notre bouclier la prière.

Cordialement et affectueusement en Lui,

Françoise Bélanger, étudiante
Université de Montréal

Anonymous said...

I say briefly: Best! Useful information. Good job guys.
»

Jean-Philippe Perreault said...

Courageuse Paméla,

Il m'est difficile d'imaginer ce que vous vivez et pour le peu que j'arrive à en saisir vraiment, j'en suis horrifié.

Mes pensées, mes prières et ma solidarité....
Merci de nous tenir informé.

Jean-Philippe Perreault
Québec, Qué.
(ancien collègue d'étude à l'UdeM)

Anonymous said...

I find some information here.

Alice Tshilanda said...

Bien chère Pamela,


Il est vrai que c’est difficile de comprendre une situation surtout quand on ne l’a pas expérimenté, mais cela n’empêche de le vivre autrement en lisant des journaux, en écoutant la radio ou en suivant les nouvelles télévisées.
Quant à toi Pamela, tu as fait un beau travail de nous informer par le biais de ce site ce qui se passe au Liban, ta situation et celle de ta famille.
De mon côté je vous accompagnerai dans mes prières, bon courage !

Toutes mes sympathies

Alice Tshilanda ton ex-étudiante de l’UdeM